Surveiller les gaz à effet de serre pour permettre aux industriels de les réduire : c'est ce que souhaite faire CLAIRE, le petit satellite québécois de GHGSat.

Ce n’est pas qu’au CNES ou à l’Agence spatiale européenne que l’on peut trouver de l’aérospatiale francophone. À Montreal, une jeune entreprise nommée GHGSat vient de terminer les tests au sol de son satellite qui promet une meilleure surveillance des gaz à effet de serre, le tout à moindre coût. Nommé CLAIRE, le satellite à visée écologique sera lancé en avril 2016 depuis le Satish Dhawan Space Center en Inde.

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Si les derniers essais au sol ont été achevés, en passant par des tests de vide thermique « pour simuler l’environnement en orbite basse de la Terre  » et des essais de vibrations pour tester la résistance de l’engin au lancement, l’équipe cherche tout de même à lever 100 000 dollars canadiens sur Kickstarter pour étendre son programme de surveillance des sites qui émettent des gaz à effet de serre.

Car ce satellite a pour principal avantage de cibler des sites spécifiques plutôt que de faire des mesures globales. Ainsi, au lieu de mesurer les émissions d’une région, il va mesurer une installation ou un chantier, comme celui des sables bitumeux de la région d’Alberta au Canada. En permettant une mesure ciblée, sur des exploitations particulières, GHGSat estime pouvoir fournir des données moins coûteuses et plus précises aux exploitants, ce qui leur permettra de planifier leurs travaux pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Un beau programme : nous leur souhaitons le meilleur !

 

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