Qui d'autre qu'un constructeur d'avion pour concevoir un métal léger comme l'air, ou presque ?

C’est un fait : les trajets en avion polluent et avant que les grandes compagnies aériennes s’équipent de modèles entièrement électriques, il se sera déroulé plusieurs dizaines de Salons du Bourget. En juillet de cette année, le petit monoplace électrique nommé E-Fan, présenté par le groupe AirBus, avait traversé la Manche, cet exploit symbolique à la Blériot. Solar Impulse, propulsé à l’énergie solaire, a dû arrêter son tour du monde à Hawaii à cause de batteries endommagées.

Dès lors, puisque nous allons devoir utiliser du fuel pour parcourir de longues distances pour encore quelques années, il faudrait penser à rendre les avions plus efficaces. C’est dans cette optique que Boeing a développé le Microlattice, un métal que l’industriel annonce comme « constitué à 99,99 % d’air ». Cela fait de lui le métal le plus léger de l’histoire de l’humanité. Rien que ça.

L’idée est donc de faire du Microlattice un métal alvéolé très résistant. 

Mais alors, comment ça fonctionne ? Eh bien les ingénieurs de Boeing ont étudié le corps humain et particulièrement les os : « La structure externe de vos os est rigide, mais si vous regardez à l’intérieur, vous verrez de petites alvéoles creuses. Cela rend un os humain très solide et en même temps, très léger  », affirme la chercheuse Sofia Yang des HRL Laboratories, joint-venture de Boeing dédiée à la recherche. L’idée est donc de faire du Microlattice un métal alvéolé très résistant.

L’application concrète n’est pas difficile à trouver : en changeant certaines parties d’un avion par ce métal, on gagne en poids sur la surface totale et on peut alors économiser du carburant. Et Boeing que l’on connait mieux dans les cieux ne s’arrête pourtant pas à l’aéronautique : quand il sera produit à grande échelle, les voitures qui ont bien besoin d’une cure d’écologie pourraient en profiter également.

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