Après avoir causé un peu de confusion avec ses propos sur la neutralité du net, Netflix se remobilise en faveur de ce principe. Le service de SVOD participera par ailleurs à la journée d'action qui aura lieu le 12 juillet aux USA pour le défendre.

Netflix ajuste son discours sur la neutralité du net. Deux semaines après le discours remarqué de son patron faisant comprendre que ce principe-clé d’Internet n’avait plus la même importance qu’autrefois pour la réussite de ses activités, le service de vidéo à la demande sur abonnement a corrigé le tir jeudi 15 juin en se mobilisant aux côtés des défenseurs de la neutralité du net.

Considérant que « tout le monde mérite un Internet ouvert », la plateforme a profité de son intervention pour partager un lien menant vers le site Battle for the Net et plus exactement vers la rubrique du 12 juillet, date à laquelle aura lieu une journée d’action aux États-Unis en faveur de la neutralité du net, grandement menacée à la suite du vote de la commission fédérale des communications survenu le 18 mai.

D’ailleurs, le service de SVOD figure maintenant parmi les firmes et les organisations qui entendent participer à cette bataille pour le net le 12 juillet. Outre Netflix, on retrouve des sociétés comme Amazon, Reddit, KickStarter et Vimeo, ainsi que des ONG comme Greenpeace, l’EFF ou encore l’Union américaine pour les libertés civiles. Même PornHub est impliqué, alors qu’il ne figure pas dans la liste.

De toute évidence, la neutralité est redevenue une problématique pour Netflix. Fin mai, son patron déclarait pourtant que « ce n’est pas notre premier enjeu à l’heure actuelle. Nous pensons que la neutralité du net est incroyablement importante mais qu’elle n’est aussi capitale pour nous parce que nous sommes assez gros pour obtenir les accords que nous voulons ».

Reed Hastings, CEO de Netflix

Il est vrai que la plateforme de vidéo est devenue aujourd’hui suffisamment massive pour être en mesure de décrocher plus facilement des contrats qui l’arrangent avec les fournisseurs d’accès à Internet. La situation est très différente de 2014 où Netflix était une jeune pousse dans la SVOD. À l’époque, la firme avait dû passer des accords avec des opérateurs américains qui étaient en fait des sortes de péages.

Les propos récents tenus par le patron de Netflix comportent toutefois une subtilité : il ne s’agit pas pour lui de dire que la neutralité du net n’a plus aucun intérêt pour ses activités — il déclarait encore il y a deux semaines qu’elle est «  incroyablement importante » — ni qu’il s’agit de s’y opposer mais de souligner que son nouveau statut de poids lourd lui permet de se débrouiller seul en cas de besoin.

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