Sur les rives de la côte est, dans le campus de l'Université d'Howard, Google étend les mailles de son programme éducatif destiné à favoriser la diversité dans la tech en ciblant les populations les plus éloignées des sciences informatiques à cause, bien souvent, d'une inégalité sociale, territoriale et ethnique.

Google a officialisé son partenariat avec l’Université d’Howard (Washington) visant à compléter l’offre éducative du géant du web. Déjà présent sur de nombreux territoires, notamment grâce à ses centres de formations situés dans des agglomérations marquées par de fortes inégalités entre communautés, Mountain View continue d’investir lourdement dans la formation avec, comme objectif de former une génération nouvelles d’ingénieurs issus de la diversité. Alors que la Silicon Valley est encore marquée par une sous-représentation des hispaniques et afro-américains aux postes clefs des grandes entreprises, Google poursuit son effort éducatif.

Briser l’assignation sociale grâce à l’éducation

Sur le campus d’Howard — université historiquement marquée par une forte communauté d’étudiants noirs — Google offrira une formation complémentaire pour tous les étudiants en sciences de l’informatique volontaires.

Dans les nouveaux bâtiments du campus, appelés Howard West, les jeunes ingénieurs en formation pourront assister à des cours et enseignements distillés par des Googlers notamment. L’objectif est de favoriser dans cette université l’émergence d’une génération d’ingénieurs informatiques afro-américains.

CC Niharb

La formation parallèle offerte par Google durera un trimestre et sera financée par la société, l’université et des donateurs privés, donc gratuite pour l’étudiant. La première session de formation débutera cet été et accueillera entre 25 et 30 élèves. L’Université a déjà fixé avec Google un objectif d’accueil : au moins 740 bénéficiaires durant les cinq prochaines années.

Pour Bonita Stewart, vice-présidente de Google déléguée aux partenariats, Howard West « est désormais la pièce maîtresse des efforts de Google pour recruter de plus nombreux ingénieurs afro-américains dans des collèges et université historiquement noires. » Mme Stewart savoure d’autant plus ce très symbolique partenariat étant elle-même issue des formations d’Howard, comme elle le confie.

Aujourd’hui seuls 2 % des employés de Mountain View sont noirs. Et malgré cette sous-représentation des afro-américains dans les rangs de Google qui interroge nécessairement, la firme ne fait même pas partie des mauvais élèves de la Sillicon Valley où les ingénieurs noirs et hispaniques sont très rares. Le problème apparaît donc comme global et complexe : par ailleurs, si nous nous concentrons sur les seuls ingénieurs de Google, il n’y a alors plus qu’un 1 % d’employés afro-américains.

En plus de ces investissements dans l’éducation, Google a également doublé ses dons à des associations militant pour la diversité et la reconnaissance des stigmatisations sociales, économiques et politiques vécues par les afro-américains.

Partager sur les réseaux sociaux