Le plantage du site canadien « Immigration et citoyenneté » en pleine soirée électorale américaine, a été particulièrement remarqué sur les réseaux sociaux. Sans qu'on sache encore s'il est bien lié à l'avancée prise au fil des heures par Donald Trump.

« Si Trump devient président, j’émigre au Canada ». L’affirmation, répétée par de nombreux Américains pendant la campagne présidentielle américaine, souvent sur le ton de la plaisanterie, a peut-être été prise au mot pendant la soirée électorale. Alors que l’avance de Trump se confirmait dans plusieurs États, le site « Immigration et citoyenneté » canadien est soudainement devenu inaccessible. « 500 – erreur interne du serveur. Il y a un problème avec le contenu auquel vous souhaitez accéder, il ne peut être affiché. »

En mars, les mots-clé « comment émigrer au Canada » avaient augmenté de 1 150 % après l’importante victoire de Donald Trump lors du Super Tuesday

Pour les utilisateurs de réseaux sociaux, l’origine de ce crash ne fait aucun doute : le site n’a pas résisté face à l’afflux de connexions réalisées par des Américains soucieux de quitter le pays pour s’installer chez son voisin nordiste. Mais aucun lien n’a encore été formellement établi entre ce plantage et la tournure politique de la soirée électorale : l’agence Reuters a tenté de contacter le gouvernement canadien à ce sujet, sans obtenir de réponse.

Les recherches Google américaines pour l’expression « comment émigrer au Canada » se sont quant à elles multipliées. En mars, quand Donald Trump avait remporté 7 États lors du Super Tuesday, ces mots-clé avaient déjà augmenté de 1 150 %. Les Américains prêts à faire leurs bagages risquent d’être désagréablement surpris en découvrant que les procédures d’émigration au Canada ont été considérablement durcies ces dernières années.

Depuis le 1er novembre, le site de la Nouvelle-Zélande dédié à l’immigration a quant à lui connu un pic d’intérêt confirmé officiellement : 1 593 demandes américaines de résidence permanente ont été reçues, soit plus de 50 % de son taux mensuel en seulement sept jours.

Pour Rod Drury, directeur de Xero, une entreprise néo-zélandaise de logiciels comptables, ces statistiques sont directement liées à la crainte d’une victoire de Trump : « Je reçois beaucoup de messages concernant une recherche d’emploi en Nouvelle-Zélande. […] Il va être particulièrement intéressant d’observer si ça se traduit concrètement. »

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