Pour expliquer à CNN son entretien avec l'armée américaine, le milliardaire s'est fendu d'un tweet ironique parlant d'une armure de métal volante. Tony Stark, es-tu là ?

Elon Musk, le serial entrepreneur était l’invité du département de la défense des États-Unis cette semaine. Une rencontre entre l’inventeur fou et le Pentagone qui ne pouvait pas passer inaperçue, tant l’homme fascine et exaspère en même temps. C’est CNN qui a en premier révélé la rencontre en posant la brûlante question : « Que faisait Elon Musk au Pentagone ?  ».

Et en effet, dès lors qu’on connait l’homme et ses pensées aussi brillantes que farfelues, sa proximité réelle ou supposée avec l’armée américaine peut autant inquiéter qu’intéresser les technophiles du monde entier. En quelques mots, l’entrepreneur qui veut vous envoyer sur Mars conseillerait-il l’armée la plus puissante du monde ?

Afin de faire taire les polémiques et les suspicions, Musk et son humour ont répliqué de façon lapidaire sur Twitter, à CNN : « Quelque chose à propos d’une armure en métal volante… ». Filant ainsi la comparaison populaire qui rapproche la personnalité du fondateur de SpaceX à Tony Stark, plus connu sous son nom d’Avengers : Iron Man. 

Et en vrai ?

Nous ne voudrions pas gâcher vos espoirs ou vous enlever une raison d’être encore plus paranoïaque, mais il est tout de même peu probable que la réunion entre l’institution militaire et Elon Musk se soit vraiment concentrée sur l’élaboration d’une armure digne d’un Marvel. Pas moins prometteur, le rendez-vous que l’agenda officiel décrit la rencontre comme portant sur « l’innovation ».

Elle devait a fortiori porter sur les contrats entre l’armée et SpaceX mais aussi sur la participation de Musk au nouveau conseil consultatif formé par des entreprises privées et l’armée américaine, auquel Eric Schmidt d’Alphabet participe déjà.

En somme, malgré le statut fantasmagorique que lui a octroyé le monde de la tech, Elon Musk était surtout au Pentagone pour signer des contrats et faire bonne figure auprès du gouvernement américain. Déjà en avril, sa société SpaceX signait un contrat de 87,2 million de dollars avec l’armée américaine pour l’élaboration et le déploiement d’un satellite GPS. Business is business.

À lire sur Numerama : #GoodMorning  : L’industrie de la robotique a trop fantasmé sur Iron Man

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