Le tribunal correctionnel de Meaux a rendu son verdict dans l'affaire du canular sur Periscope. Les trois prévenus écopent d'une peine d'emprisonnement avec sursis, dont deux mois ferme pour l'un d'entre eux.

Les blagues les plus courtes sont les meilleures, surtout lorsqu’elles ne provoquent pas inutilement l’intervention des secours. Telle pourrait être la conclusion de ce fait divers un peu idiot, qui s’est heureusement avéré n’être qu’un canular qui a dérapé. Appréhendés en début de semaine pour une farce sur Periscope qui a déclenché le déploiement d’importants moyens d’intervention pour rien, trois hommes ont été condamnés mercredi par la justice.

Le tribunal correctionnel de Meaux a en effet rendu son jugement dans « l’affaire » de ce canular qui a simulé la torture et le meurtre d’un faux pédophile, le tout filmé via Periscope, une application pour smartphone qui permet à chacun de retransmettre en direct ce qu’il voit. Les conclusions des juges, rapportées par Le Parisien, incluent de la prison ferme et de la prison avec sursis.

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Le personnage central de cette affaire a été condamné à dix mois de prison, dont deux qu’il devra effectivement passer derrière les barreaux. Il s’agit de la peine la plus lourde, puisque les deux comparses s’en tirent avec six mois de prison avec sursis. Le fait qu’il ait déjà un casier judiciaire bien garni, avec 12 condamnations incluant des fausses alertes à la bombe, a peut-être pesé dans la balance. D’autant qu’il doit encore être jugé pour une autre affaire, ajoutent nos confrères.

Le jugement a également permis d’évaluer le coût total de l’opération : 32 000 euros. Il faut dire que les moyens déployés alors étaient conséquents : des dizaines d’hommes mobilisés (policiers, plongeurs, pompiers), des véhicules (dont un hélicoptère équipé d’une caméra thermique et deux bateaux dotés de sonars)

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