Victimes de la guerre civile qui sévit dans leur pays, les enfants syriens sont en grande détresse. Une application baptisée Share The Meal cherche à leur venir en aide à travers un système de dons pour financer leurs repas.

Comment sensibiliser davantage l’opinion publique internationale sur le sort des enfants souffrant de sous-nutrition dans le monde, et l’inciter à agir davantage afin qu’ils puissent manger à leur faim ? C’est à cette question bien compliquée que s’est attaquée une startup allemande, en mettant au point l’application Share The Meal (« partagez le repas »), qui est disponible sur iOS et Android.

Share The Meal DonsSoutenue par les Nations Unies dans le cadre de son programme alimentaire mondial, l’application est très simple d’utilisation : il s’agit juste d’une interface à travers laquelle les utilisateurs sont invités à faire un petit don qui permettra ensuite à la mission de l’ONU de nourrir un enfant. Et Share The Meal l’assure : même les plus petits montants versés par les usagers peuvent faire la différence.

« Grâce au programme alimentaire mondial des Nations Unies, nourrir un enfant pour un jour coûte 0,40 € », expliquent les responsables du projet au lancement de l’application, avant de s’enthousiasmer sur le potentiel de l’initiative si tout le monde joue le jeu. « Il y a 20 fois plus d’utilisateurs de smartphones que d’enfants affamés. Imaginez l’impact que nous pouvons avoir ensemble ».

Sur l’application, différentes contributions sont possibles : la plus basse est un versement de 40 centimes d’euro et permet de nourrir un enfant pendant une journée. L’aide la plus élevée qu’il est possible de faire est un paiement de 146 euros et couvre les besoins alimentaires d’un enfant pendant un an. Entre ces deux extrêmes, des formules d’aide sur une semaine, un mois, trois mois et six mois sont proposées.

L’application dispose d’une dimension sociale avec la possibilité d’informer ses proches sur les réseaux sociaux (comme Facebook) du don que l’on vient de faire. L’objectif est assez évident : il s’agit de créer une logique virale autour de Share The Meal afin qu’un nombre croissant d’utilisateurs utilise l’application pour venir en aide à un enfant souffrant de la faim.

Cap sur les enfants syriens

Share The Meal« Nous voulons avoir le plus grand impact possible. C’est la raison pour laquelle nous nous concentrons là où il y en a le plus besoin », poursuit Share The Meal. Récemment, une action était menée au Lesotho. « Grâce à la communauté Share The Meal et d’autres donateurs, le programme alimentaire mondial nourrira tous les enfants des écoles publiques jusqu’à mi-2016 », est-il annoncé.

Aujourd’hui, l’accent est mis sur la Syrie. Il s’agit plus particulièrement de collecter des fonds pour nourrir les enfants qui ont fui le conflit dans leur pays et qui sont actuellement réfugiés en Jordanie. L’objectif est de fournir 20 000 repas aux écoliers syriens réfugiés en Jordanie pendant un an.

Selon les données d’Amnesty International pour le mois de septembre 2015, la Jordanie accueille près de 650 000 réfugiés venant de Syrie, chiffre qui représente environ 10 % de la population. Et sur ce total, plus de 80 % des réfugiés vivent en dessous du seuil de pauvreté local. Cela va bientôt faire cinq ans que la guerre civile syrienne a éclaté et aucune réelle perspective de sortie de crise n’existe pour l’instant dans le pays.

Dans le cas de la Syrie, le programme mis en place par Share The Meal a démarré très récemment. Selon la jauge de progression affichée dans l’application, l’objectif n’est pour l’instant complété qu’à 2 %. Concernant les statistiques générales, 126 518 personnes utilisent déjà Share The Meal et ont permis de financer plus de 1,88 million de repas.

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