Il arrive parfois que la MPAA fasse autre chose que de combattre le piratage. Samedi dernier, Dan Glickman, le président de l’organisation défendant les intérêts des studios, proposait un modèle de contrat pour ces derniers avec leurs scénaristes. « Je ne dis pas aux parties quoi faire » assure le PDG. Il s’agit juste de proposer quelque chose qui puisse offrir un compromis, histoire de démêler le bourbier dans lequel sont enfoncés les studios avec la grève des scénaristes.

Depuis son lancement en novembre dernier, elle a provoqué de nombreux licenciements ainsi que l’interruption ou le report de pas mal de séries (voir notre bilan). Les discussions s’étaient arrêtées le 7 décembre, butant sur la question de la rémunération des scénaristes par rapport à la diffusion de leur production sur Internet.

Mais la semaine dernière, la DGA (Directors Guild of America), qui représente les réalisateurs, établissait un accord avec l’AMPTP (Alliance of Motion Picture and Television Producers), qui représente les boîtes de production. De nombreux observateurs pensent que ce deal pourrait relancer les discussions entre les studios et les scénaristes puisque généralement, réalisateurs, scénaristes et acteurs ont les mêmes contrats de travail.

Cet accord aborde le point qui fâche les scénaristes : la rétribution sur Internet. D’après la DGA, les réalisateurs toucheraient dans ce nouveau contrat le double de ce qu’ils avaient l’habitude d’avoir pour les nouveaux médias. Les deux parties se sont mis d’accord pour en revoir le termes dans trois ans. En attendant, il ouvre sûrement une porte à la reprise des négociations entre la WGA (Writers Guild of America) et boîtes de production.

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