Mozilla a activé ses premiers relais pour le réseau Tor. Douze nœuds sont pour le moment actifs. D'autres devraient suivre prochainement, à mesure que l'initiative lancée par la fondation l'an dernier prendra de l'ampleur.

En novembre, la fondation Mozilla a annoncé le lancement d'une nouvelle initiative centrée sur la protection de la vie privée des internautes. Avec le concours du Projet Tor et du Centre pour la Démocratie et la Technologie, il a été décidé d'une part d'optimiser le code source de Firefox pour améliorer l'utilisation du réseau Tor et d'autre part d'héberger de nouveaux relais Tor sur des serveurs de haute capacité.

Deux mois plus tard, où en est ce projet ? Dans un billet de blog publié ce mercredi, la fondation Mozilla a fait savoir que le déploiement des premiers relais vient d'être achevé. Au total, douze nœuds sont actifs (on suspecte qu'ils sont au moins quatorze en réalité, puisqu'ils sont identifiés de Mozilla1 à Mozilla14 et qu'il manque Mozilla7 et Mozilla8).

Dans son article, Mozilla estime qu'il faudra jusqu'à deux mois pour que la totalité de la bande passante mise à disposition par la fondation soit utilisée. Concernant sa résilience, le réseau est décrit comme très solide grâce à une "redondance complète". Un nœud défaillant ou une maintenance n'affectera pas la totalité du trafic. Dans le pire des cas, Mozilla estime que la capacité de son réseau peut chuter de moitié.

Situés aux États-Unis, ces relais sont des points de passage ("middle relays") qui servent à retransmettre les communications chiffrées au sein du réseau Tor pour empêcher de connaître l'origine et la destination des échanges. Ils ne serviront pas de nœuds de sortie ("exit nodes"), qui sont utilisés en dernière étape pour accéder aux sites web (et dont l'adresse IP sera visible).

S'il ne prétend pas fournir une protection parfaite, le réseau Tor permet à un internaute de renforcer significativement son anonymat sur le net, puisque ses communications sont chiffrées et transitent par plusieurs relais.

Ce réseau informatique décentralisé est particulièrement utile pour ceux dont la confidentialité est absolument nécessaire (militants, journalistes, blogueurs…), principalement dans des pays dirigés par un régime autoritaire. Recommandé par la fondation Wikimédia, le réseau Tor a d'ailleurs été récompensé en 2011 par la Free Software Foundation pour son rôle d'intérêt social.

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