Voilà qui est sans doute lié à la probable intégration de Tor dans Firefox, dont nous parlions en septembre dernier en expliquant qu'elle ne se ferait qu'à la condition que le réseau d'anonymisation soit en capacité d'accueillir de nouveaux utilisateurs en grand nombre, ce qui n'est pas le cas actuellement. Mozilla a annoncé lundi la création d'une nouvelle initiative baptisée Polaris, montée en partenariat avec le Tor Project le Center for Democraty & Technology (CDT), pour favoriser les collaborations dans le domaine de la protection de la vie privée des utilisateurs.

Or la première de ces collaborations visera à optimiser le code source de Firefox pour améliorer l'utilisation (ou l'intégration ?) de Tor, et à héberger de nouveaux relais Tor sur des serveurs de haute capacité.

En pratique s'agira de "middle relays", c'est-à-dire de serveurs qui reçoivent et relaient des communications chiffrées au sein du réseau Tor, pour brouiller les cartes sur l'origine et la destination des paquets. Mais Mozilla ne proposera pas de nouveaux "exit nodes", qui manquent cruellement au réseau. Ces serveurs beaucoup plus sensibles et en très petit nombre sont ceux qui sont utilisés en dernière étape pour accéder aux sites web — c'est donc leur adresse IP qui est visible.

C'est pour éviter l'utilisation de ces exit nodes que Facebook a décidé il y a quelques jours de proposer un accès à Facebook directement sur Tor.

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