Alors que le superordinateur Watson a offert une grande visibilité à IBM ces quatre dernières années, Hewlett-Packard souhaite lui donner le change avec sa propre gamme, baptisée Apollo. Mais celle-ci ne devrait pas disposer des mêmes capacités que celles, très particulières, de Watson.

Présenté au public en 2010, Watson est un superordinateur construit par IBM qui s'est distingué un an plus tard lorsqu'il est a remporté le jeu télévisé Jeopardy, le "Questions pour un champion" américain, face à des candidats humains. Aujourd'hui utilisé à des fins médicales, Watson est une machine tout à fait exceptionnelle, dans ses performances comme dans son fonctionnement.

Or, c'est justement Watson que Hewlett-Packard entend défier. Selon le blog Digits, HP est lui aussi en train de bâtir une gamme de superordinateurs baptisée Apollo. Au moins deux modèles existeront : Apollo 6000, qui doit permettre aux entreprises d'accéder à de très hautes performances tout en étant deux fois plus économe en consommation énergétique, et Apollo 8000, pensé pour le haut de gamme.

À la lecture des informations rapportées par nos confrères, il ne semble pas que la gamme Apollo effectuera des tâches similaires à celles qui ont été accomplies par Watson. En effet, aucune mention n'est faite sur sa capacité à comprendre et traiter des questions formulées en langue naturelle, alors que ce point était justement l'une des particularités du superordinateur construit par IBM.

"Durant les parties de Jeopardy, Watson analysait les questions qui lui étaient posées afin d’en saisir le sens et d’identifier ce qui lui était demandé. Il se plongeait ensuite dans les 200 millions de pages de langage naturel que contient sa mémoire dans le but de trouver la réponse exacte à la question. Il effectuait tout cela en moins de trois secondes et apportait également des arguments quant à la justesse de la réponse".

Mais si les machines de Hewlett-Packard ne sont visiblement pas en mesure de faire la même chose, elles se rattraperont sur d'autres tableaux, et en particulier sur celui de l'empreinte écologique. Outre les particularités d'Apollo 6000, Apollo 8000 utilise l'eau pour se refroidir (watercooling) et celle-ci, une fois réchauffée, peut ensuite servir pour chauffer d'autres pièces.

( photo : CC BY-SA Clockready )

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