Remis ce jeudi au Gouvernement, le rapport du député Thomas Thévenoud sur l'avenir des taxis propose d'interdire aux VTC de géolocaliser les voitures et les clients. Une prohibition technologique qui signerait la mort des VTC.

Le député socialiste Thomas Thévenoux remet ce jeudi au premier ministre Manuel Valls un rapport intitulé "Un taxi pour l'avenir, des emplois pour la France", qui propose de conforter les taxis du passé et de détruire des emplois de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), qui leur font concurrence. Alors que le Conseil d'Etat a annulé l'interdiction qui avait été faite aux VTC de prendre des clients moins de 15 minutes après la commande, (ce qui cherchait à garantir la possibilité de ne haler que les taxis pour les courses urgentes), le rapport Thévenoux a trouvé une autre méthode.

Selon Le Parisien, qui a pu consulter le rapport, le député propose au Gouvernement une série de mesures en tous genres, dont certaines seront réellement perçues comme un progrès, telles que l'obligation faite aux taxis d'accepter les paiements par cartes bancaires, ou la création de tarifs forfaitaires fixes pour des trajets déterminés, qui éviteraient les mauvaises surprises.

Mais surtout, Thomas Thévenoux carresse les taxis dans le sens du poil et creuse la tombe des VTC en proposant de réserver aux seuls compagnies de taxis la possibilité de proposer aux clients la géolocalisation en temps réel des voitures disponibles. Or c'est là un axe fondamental des applications des services de véhicules de tourisme avec chauffeur comme SnapCar, ClubChauffeur ou LeCab, qui permettent aux clients et aux chauffeurs de se mettre en relation très simplement, par proximité géographique.

Les applications permettent aussi aux clients qui ont besoin d'un chauffeur de signaler leur position par géolocalisation, ce qui permet aux entreprises de VTC d'envoyer la demande de course au chauffeur le plus proche. Une technologie que les compagnies de taxis utilisent depuis très longtemps, et dont elles réclament l'exclusivité.

Mais en proposant de retirer aux VTC la possibilité de géolocaliser les chauffeurs disponibles, le rapport Thévenoux supprime un atout technologique indispensable à la profession. Sans la géolocalisation, les services de VTC devraient revoir entièrement leur modèle économique et technologique, et beaucoup seraient condamnés à mort à très court terme.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés