Sur Twitter, les internautes livrent moult détails sur leur quotidien même lorsqu'ils sont malades. Or, ces témoignages peuvent être très utiles pour suivre la propagation d'une infection virale sur un territoire. C'est l'opinion de l'agence des normes alimentaires britannique.

Les réseaux sociaux peuvent-ils constituer des indicateurs pertinents pour surveiller la propagation d'une maladie sur un territoire ? Oui, répond l'agence des normes alimentaires britannique (Food Standards Agency). D'ailleurs, celle-ci utilise Twitter pour suivre l'évolution d'une infection virale bien connue : la gastro-entérite. Comment ? En observant tout simplement les mots-clés utilisés par les internautes !

Dans son article, repéré par Le Figaro, l'agence britannique explique que lors de la précédente épidémie, une corrélation s'est établie entre l'augmentation de messages sur Twitter contenant des termes spécifiques à la gastro-entérite et le constat fait sur le terrain par les médecins. Pour l'agence britannique, les témoignages que livrent volontiers les internautes sur leur état de santé permettraient d'agir plus rapidement.

En effet, l'agence a remarqué que les premiers messages de santé sur Twitter ont précédé d'un mois l'alerte de l'agence gouvernementale PHE (Public Health England) lorsque l'épidémie de gastro-entérite a été confirmée. Cependant, l'usage des réseaux sociaux comme outil de veille a aussi certaines limites : tous les messages ne sont pas pertinents et il n'est pas rare que les internautes en fassent des caisses sur leur maladie.

L'usage de Twitter pourrait toutefois participer à la surveillance d'une infection virale au sein d'une population, sans remettre en cause l'utilité des autres dispositifs d'alerte. En France, il existe par exemple le réseau Sentinelles, développé par l'INSERM et l'université Pierre et Marie Curie, qui permet de faire une veille sanitaire de plusieurs maladies (grippe, oreillons, gastro-entérite…).

Avant Twitter, un autre service en ligne peut servir à constater la propagation d'une maladie : Google. Premier moteur de recherche en Occident, avec une part de marché supérieure à 90 % dans plusieurs grands pays européens, il peut servir à suivre la situation sanitaire d'un pays en fonction des mots-clés que tapent les internautes. C'est d'ailleurs ce qu'il fait pour la grippe.

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