L'association Axa Prévention et la gendarmerie nationale vont mener une opération de sensibilisation auprès des élèves de CM2, afin de les responsabiliser lorsqu'ils naviguent sur Internet. Une initiative qui mobilisera aussi le corps enseignant et qui s'achèvera par la délivrance d'un "permis Internet".

 

C'est un sujet récurrent. Avec l'avènement d'Internet, les initiatives se sont multipliées pour sensibiliser et responsabiliser les mineurs. Si la présence d'un parent reste incontestablement l'approche la plus efficace pour protéger un enfant lors de sa navigation, celui-ci finira tôt ou tard par arpenter le réseau des réseaux tout seul. L'apprentissage de bonnes pratiques est donc souhaitable.

En la matière, une action est justement en train d'être menée auprès des élèves de CM2. Le Point rapporte qu'un programme vise à délivrer un "permis Internet" aux enfants achevant le dernier cycle de l'école primaire. Financé par l'association Axa Prévention (liée à l'assureur) et impliquant la gendarmerie, il est lancé aujourd'hui dans 38 départements avant d'être généralisé sur tout le territoire en janvier 2014.

Les thématiques abordées vont de la pornographie au harcèlement (qui fait d'ailleurs l'objet d'un plan spécifique au niveau de l'éducation nationale, ndlr), en passant par l'usurpation d'identité et les "mauvaises rencontres". Il s'agit ici des principaux risques auxquels un mineur peut être confronté, même s'il en existe de nombreux autres (les logiciels malveillants, par exemple).

Après la présentation du permis Internet par un gendarme spécialisé dans ces sujets, les élèves recevront une formation sur quelques heures de cours par l'enseignant qui aura à sa disposition un DVD. À l'issue, le gendarme reviendra dans la classe et fera passer l'examen aux enfants. La remise du permis Internet sera ensuite effectuée pour "marquer son engagement solennel à être un internaute responsable".

Cette initiative est évidemment préférable à l'inaction, d'autant que les jeunes sont passifs lorsqu'ils sont confrontés à des contenus choquants. Auparavant, d'autres actions ont été menées, à l'image du partenariat entre la CNIL et le journal Mon Quotidien, du permis web lancé par l'AFA ou encore de l'opération Safer Internet Day au niveau européen.

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