Alors que les opérateurs et le gouvernement ont affiché une certaine circonspection suite à l'annonce de Free concernant la 4G, l'agence nationale des fréquences (ANFR) estime qu'il est tout à fait légitime pour un opérateur ayant acquis des fréquences et disposant de sites dédiés au très haut débit de communiquer auprès du public, même si sa couverture du territoire est limitée.

L'arrivée tonitruante de Free sur le marché du très haut débit mobile a déclenché une véritable tempête médiatique. Il faut dire que l'intégration de la 4G dans son offre à 19,99 euros par mois, sans surcoût et sans engagement, a vivement agacé la concurrence, qui va devoir précipiter sa réponse en "low cost". Même le gouvernement s'en est mêlé, en s'interrogeant sur le caractère prématuré de l'annonce.

Nonobstant le point de vue des consommateurs, ravis pour la plupart de bénéficier d'offres téléphoniques moins chères, Free a pratiquement fait l'unanimité contre lui. Seule voix discordante dans ce concert de protestations, celle de l'agence nationale des fréquences (ANFR) : pour elle, l'annonce de Free "est légitime" dans la mesure où l'opérateur possède des fréquences pour la 4G et des sites adaptés.

Free a dépensé 271 millions d'euros en 2011 pour obtenir un bloc de fréquences dans la bande des 2,6 GHz.. De son côté, l'ANFR a indiqué dans sa dernière évaluation que le quatrième opérateur compte aujourd'hui 700 sites prévus pour la 4G. Enfin, selon les indications de Maxime Lombardini, le PDG de la maison-mère de Free, des centaines de sites seront mis en place très prochainement.

Sur le plan strictement numérique, Free compte effectivement moins de sites que ses rivaux (c'est en tout cas flagrant avec Bouygues et Orange, moins avec SFR). L'opérateur travaille en tout cas à réduire cet écart (il a notamment 1445 autorisations). En outre, le groupe donne la priorité aux grandes agglomérations, ce qui doit aussi limiter les effets de son retard.

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