Quelques jours après avoir annoncé un contrat avec le département américain de la Défense, OpenAI évoque désormais un possible accord avec l’OTAN. L’entreprise avance en terrain miné, profitant d’une ouverture inédite de l’Alliance politico-militaire aux technologies grand public.

Après le Pentagone, OpenAI ne compte visiblement pas s’arrêter en si bon chemin : l’entreprise envisage désormais un accord avec l’OTAN. Lors d’une réunion interne le 3 mars 2026 sur le contrat signé 4 jours plus tôt avec le Department of War (DoW), Sam Altman a laissé entendre qu’il visait un déploiement de son intelligence artificielle dans les réseaux classifiés de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, révèle le Wall Street Journal.

OpenAI face au backlash

Les propos du PDG s’inscrivent dans un contexte de tensions au sein d’OpenAI, les salariés de l’entreprise ayant multiplié les critiques à l’encontre du dirigeant depuis la signature d’un contrat avec le ministère américain de la Défense le 27 février. Annoncée dans la foulée de la mise sur liste noire d’Anthropic, entreprise rivale, pour avoir refusé de donner un accès sans restrictions au DoW, cette paraphe s’est accompagnée d’une vague de désinstallations de ChatGPT, le robot conversationnel de la firme, aux États-Unis.

Pour calmer la grogne, le patron d’OpenAI a annoncé sur le réseau social X une série de modifications dans l’accord avec le Pentagone, la principale étant une restriction à l’utilisation de l’IA à des fins de surveillance.

L’OTAN s’ouvre aux intérêts privés

Depuis, Sam Altman a expliqué qu’il ne regrettait pas le deal avec le ministère de la Défense, mais qu’il déplorait la vitesse à laquelle il s’est empressé de l’annoncer. En réunion, devant ses équipes, il a reconnu que la décision pouvait sembler « opportuniste » et « déconnectée de l’opinion générale ».

Loin de se morfondre sur la situation, la société vise donc désormais l’OTAN, piste évoquée devant ses salariés. Si Sam Altman a dit cibler les réseaux classifiés de l’organisation, un porte-parole a toutefois expliqué au Wall Street Journal que l’entreprise visait en réalité des réseaux non classifiés, sans donner plus de précisions. Cette piste est loin d’être anecdotique puisque l’Alliance militaire a validé le 26 février l’usage d’iPhone et d’iPad dans ses réseaux classifiés. 

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+
Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !