Avec SteamOS, Valve pourrait contribuer à accélérer la popularité et le support de Linux. C'est le sentiment de Linus Torvalds, qui considère que si le système d'exploitation libre plaît aux joueurs, les studios de jeux vidéo et les fabricants de matériel devront nécessairement suivre le mouvement.

À la fin du mois de septembre, Valve a présenté SteamOS, un système d'exploitation basé sur Linux. Le studio américain a de grandes ambitions avec lui, et compte les concrétiser via les machines Steam. L'objectif de l'éditeur ? Réussir à déplacer sa clientèle – des joueurs sur PC – vers le salon, pièce qui accueillera ces consoles de jeux vidéo d'un nouveau genre.

La tâche promet d'être ardue, mais Linus Torvalds pense que le jeu en vaut la chandelle. Le concepteur du noyau Linux considère en effet que SteamOS va être un excellent avocat pour les intérêts du logiciel libre. Si Valve remporte son pari, c'est-à-dire constituer une forte communauté autour de son O.S. libre, les fabricants de matériel et les studios de jeux vidéo ne pourront plus faire l'impasse sur Linux.

"J'adore les annonces de Steam. Je pense que c'est une vraie opportunité pour aider [Linux sur ordinateur]", a-t-il déclaré lors d'une convention à Édimbourg. Si les joueurs sont au rendez-vous, ce qui n'est pas encore gagné, les industriels et les développeurs seront bien obligés d'aller au-delà de Windows pour les atteindre. Or, la prise en compte de SteamOS se répercutera favorablement sur Linux.

Jusqu'à présent, force est de constater que l'écosystème Linux est loin de représenter une priorité pour l'industrie du jeu vidéo et pour nombre d'entreprises spécialisées dans les composants électroniques. On se souvient par exemple des critiques très virulentes de Linus Torvalds à l'égard de Nvidia, qu'il attaquait pour son manque d'implication dans le support de son matériel utilisé avec Linux.

Dans la mesure où les machines Steam impliquées dans la phase beta vont s'appuyer sur des composants Nvidia (Titan, GTX780, GTX760 et GTX660), le constructeur américain pourrait être amené à changer d'attitude.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés