Comme Apple, Samsung est l'objet de vives critiques concernant les conditions de travail dans lesquelles sont produits ses terminaux. Au Brésil, la firme sud-coréenne est ainsi accusée d'exploiter la main d'œuvre locale en faisant fi de la législation du travail.

Omniprésents dans notre quotidien, les smartphones sont capables aujourd'hui d'assurer une ribambelle de fonctions. Cependant, les conditions dans lesquelles ces terminaux sont fabriqués ont été à l'origine de polémiques innombrables. De graves manquements ont ainsi été constatés sur les chaînes d'assemblage de sous-traitants chinois engagés par Apple pour concevoir les diverses générations d'iPhone.

Il serait toutefois inexact de penser que la firme de Cupertino est un cas isolé, tout comme il serait faux de croire que l'état déplorable des conditions de travail est cantonné à l'Empire du Milieu. D'autres firmes se retrouvent parfois en difficulté pour avoir poussé des prestataires à améliorer encore et toujours la productivité, au risque de se mettre en porte-à-faux avec la législation locale.

C'est la situation qu'est en train de vivre Samsung au Brésil. Certes, ce n'est pas la première fois que la firme sud-coréenne se retrouve confrontée à une controverse. L'an dernier, un rapport avait accusé le groupe d'avoir fait travailler des enfants en Chine pour un salaire de misère. Depuis, les critiques ont baissé d'un cran. Mais les récents constats effectués en Amérique Latine ont ravivé les braises de la dispute.

Selon le Guardian, le ministère brésilien du travail dispose d'éléments prouvant des violations graves en matière du droit du travail, incluant un nombre d'heures quotidiennes trop élevé (quinze heures par jour) et un nombre insuffisant de pauses autorisées dans l'usine d'assemblage de Samsung, situé à Manaus (nord-ouest du pays).

D'après le quotidien britannique, le groupe risque de devoir verser un peu plus de 81 millions d'euros (108 millions de dollars) en guise de dommages et intérêts. Par ailleurs, il est rappelé que l'entreprise sud-coréenne a déjà eu affaire avec la justice brésilienne. En 2011, le groupe a ainsi été condamné à une amende de 200 000 dollars (environ 150 000 euros), là encore pour des conditions de travail insatisfaisantes.

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