Agacé par la guerre des brevets, Google prend de la hauteur : l'entreprise américaine a lancé une initiative en faveur de l'open source. Elle s'engage à ne pas attaquer leurs acteurs, sauf si ceux-ci ouvrent le feu en premier. Google espère que sa démarche inspirera d'autres sociétés.

Contrairement à d'autres sociétés positionnées en première ligne dans la guerre des brevets qui sévit dans le secteur des hautes technologies, Google préfère se tenir en retrait. L'entreprise américaine considère en effet que la situation actuelle est un désastre pour toute l'industrie et, par conséquent, ne souhaite pas apparaître trop rigoriste en matière de propriété intellectuelle.

Cela n veut pas dire que la firme de Mountain View refuse de défendre ses intérêts. Lorsqu'il s'agit de riposter à une plainte, Google est prêt à aller devant les tribunaux armé de son portefeuille de brevets. Mais le groupe préfère adopter une posture défensive et prendre de la hauteur : Google plaide ainsi pour une réforme du droit des brevets et mettre fin à cette course aux armements.

S'il a songé par le passé à se montrer plus agressif, Google reste toutefois sur sa ligne de conduite : ses brevets ne serviront pas à attaquer en premier un concurrent, mais à riposter si un rival lui cherche des ennuis. Afin de ne pas apparaître comme une menace, Google vient de lancer une nouvelle initiative, baptisée Open Patent Non-Assertion Pledge (OPNAP).

Sur son blog, la société californienne explique qu'elle s'engage à ne jamais poursuivre tout utilisateur, distributeur ou développeur de logiciels open-source sur les brevets concernés par l'initiative, sauf si elle est attaquée en premier. Dans ce cas de figure, Google n'hésitera pas à mettre en branle son département juridique et contre-attaquer en justice.

À l'heure actuelle, le programme OPNAP couvre dix brevets relatifs à la technologie MapReduce, qui un processus simplifié portant sur le traitement de larges volumes de données. Au fil du temps, d'autres brevets viendront rejoindre l'initiative OPNAP, promet Google, qui espère que sa démarche inspirera d'autres entreprises et conduire les détenteurs de brevets à se montrer plus mesurés.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés