Les discussions entre les éditeurs de presse français et Google peinent à aboutir. Alors qu'un accord a été trouvé avec les médias belges, les négociations en France se poursuivent. Mais les échanges porteraient essentiellement sur le montant de l'accord financier plutôt que son principe, qui serait d'ores et déjà acquis.

Les discussions entre Google et les éditeurs de presse se poursuivent toujours ce vendredi matin, alors que  François Hollande avait annoncé son intention de faire adopter une Lex Google par le parlement dès le mois de janvier 2013, créant un droit supérieur aux droits d'auteur sur les contenus de la presse, si aucun accord n'était trouvé d'ici la fin de l'année.

Depuis, les négociations se poursuivent. La médiation a d'abord été prolongée une première fois d'un mois fin décembre, afin d'encourager l'entreprise américaine et les médias français à s'entendre, ce qui éviterait ainsi au gouvernement de présenter un projet de loi qui aboutirait à un nouveau droit voisin pour la presse, afin de la rémunérer sur la base des contenus indexés par le moteur de recherche.

L'AFP précise aujourd'hui que le mois supplémentaire accordé aux négociations n'a pas suffi. Les discussions se poursuivent encore ce vendredi, signe qu'un nouveau a été accordé. Selon les derniers éléments apparus dans la presse, l'accord prévoirait un arrangement à l'amiable à l'image de ce qui a été conclu en Belgique.

Google a en effet proposé aux éditeurs de journaux belges une série d'accords commerciaux qui remplacent le paiement de droits d'auteur. En France, ce scénario tient la corde. Les discussions porteraient essentiellement sur le montant de cet accord financier. Le Monde a évoqué la somme de 50 millions d'euros, depuis démentie par Google.

Cependant, il apparaît que le cœur de l'accord devrait être un partenariat commercial au travers duquel Google paiera la presse française pour y placer ses services plutôt que de le payer en droits d'auteur. De cette façon, le moteur de recherche écartera les autres sites, et notamment les blogueurs référencés dans Google News, qui seraient alors concernés dans le cas contraire.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés