Mais quelle mouche a piqué Free ?! Le FAI a décidé sans prévenir personne de bloquer les publicités affichées sur les sites internet visités par ses abonnés, en activant par défaut un bloqueur de pubs géré depuis sa Freebox. Un service qui a l'air sympathique mais qui coûtera des millions et des millions d'euros à des milliers d'entreprises, et qui menace leur survie.

Free est totalement irresponsable et menace de porter un coup violent à tout un pan de l'économie numérique ! Sans parler des risques juridiques qu'il prend pour lui-même. Le fournisseur d'accès à internet a mis à jour son boîtier Free Server de la Freebox Revolution, qui active par défaut une option de blocage de la publicité. L'option a pour effet, désastreux, de bloquer "l'ensemble des publicités sur l’ensemble des périphériques connectés à la box en wifi ou ethernet", indique FreeNews, qui conseille à ses lecteurs de désactiver l'option.

Le blocage semble opéré en fonction de l'adresse du serveur qui délivre la publicité. Selon que le serveur est reconnu ou non comme serveur publicitaire, la publicité s'affiche ou ne s'affiche pas. Google Adsense, NetAvenir, AdTech et d'autres distributeurs de publicités en ligne sont concernés. La liste ne fera que s'étendre.

"Bien que l’option soit plaisante à première vue, nous pensons que le choix de Free est dangereux et irresponsable", indiquent nos confrères, dont nous rejoignons évidemment le jugement. Sans la publicité, Numerama n'existerait pas. C'est ainsi. On peut le regretter, mais c'est ainsi. Et c'est le cas d'énormément de sites internet qui ne vivent que par la publicité, ou en grande partie.

Imaginerait-t-on Free inventer un système qui coupe la publicité sur les flux TV qu'il diffuse ? C'est pourtant exactement ce qu'il vient de faire contre les sites internet, dont il menace la survie financière.

L'option est activée par défaut, et l'utilisateur ne peut pas faire d'exception. Même si vous aimez et voulez soutenir Numerama, vous ne pouvez pas choisir d'épargner votre site préféré. Il n'y a pas de whitelist.

Du jamais vu. Même en Chine.

 

Lire également : Free et la publicité bloquée : un problème démocratique

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