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Le Cloud permet des copies privées qu'il faut taxer, tranche le CSPLA
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 24 Octobre 2012 à 10h36 -
posté dans Société 2.0
![]() Le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique a adopté mardi son avis sur les services en cloud qui permettent l'accès à des oeuvres stockées à distance, en estimant qu'ils devaient être soumis au paiement de la rémunération pour copie privée.
Mardi matin, le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA), qui sert de think-tank officiel à l'évolution du droit d'auteur en France, a adopté après un an de discussions son avis sur l'informatique dans les nuages (.pdf). Il soutient, comme l'avait souhaité le précédent gouvernement, et comme l'attendait l'industrie musicale, l'idée que les services en cloud doivent être soumis au paiement d'une rémunération pour copie privée, même si techniquement une seule copie est stockée sur un serveur pour permettre la consultation de l'oeuvre sur différents supports. "L’informatique dans les nuages offre notamment de nouvelles fonctionnalités de synchronisation sans fil des contenus entre un nombre croissant de terminaux personnels, fonctionnalités qui semblent, en l’état de la technique, de nature à favoriser une multiplication des reproductions de ces contenus", écrit le CSPLA, qui distingue trois catégories de services - parfois imbriqués - sur lesquels il s'est concentré :
Pour le CSPLA, pas de doute, "les concepts essentiels du droit d’auteur et des droits voisins sont aptes à appréhender ces offres d’informatique en nuages", quitte à faire dire à la loi ce qu'elle ne dit pas. Ainsi, "tout acte d’exploitation des oeuvres et objets protégés dans le cadre des services d’informatique dans les nuages donne par principe prise à l’obligation d’obtenir une autorisation des ayants droit", affirme le Conseil. Taxer le cloud au nom de l'équivalence au monde matériel Or, le droit d'auteur n'oblige pas pas à avoir l'autorisation des ayants droit pour toutes formes d'exploitation, mais uniquement pour celles listées par la loi : mise à disposition du public, reproduction, représentation... Par ailleurs, le droit d'auteur connaît un certain nombre d'exceptions (comme la copie privée qui ne peut pas être interdite par les ayants droit), et doit s'articuler avec d'autres droits, comme ceux des intermédiaires techniques (hébergeurs et FAI) dont l'immunité est en partie assurée par la loi pour la confiance dans l'économie numérique, issue d'une directive européenne de 2001. Le CSPLA le reconnaît d'ailleurs en disant que si le statut d'hébergeur est reconnu aux prestataires de Cloud (en particulier à la première catégorie de "casiers personnels" qui est la plus neutre de toutes), "l’exercice du droit exclusif d’autorisation préalable contre rémunération serait rendu légalement impossible". La lecture du rapport (.pdf) qui accompagne l'avis montre à cet égard un farouche débat, parfois surréaliste, avec des ayants droit qui n'hésitent pas à vouloir tordre le cou au statut d'hébergeur via des arguments juridiques totalement fallacieux. Mais le rapport précise que le Conseil n'a pas pu aboutir à un consensus, sur une question pourtant centrale. Faisant fi de cette difficulté, le CSPLA estime, en prenant soin de préciser qu'il s'agit d'un "point de vue qui n’est pas unanime", que les copies multiples obtenues par un même utilisateur pour ses différents appareils via les services en cloud relèvent de l'exception de copie privée, sous condition de licéité de la source. Il note en effet que les services en cloud qui permettent ces usages "offrent aux utilisateurs des fonctionnalités de synchronisation de contenus via le nuage dont les effets sont identiques à des méthodes de synchronisation préexistantes dans un environnement matériel personnel, lesquelles ont toujours été considérées comme relevant de l’exception de copie privée". Cette analyse ne plait pas aux représentants de l'industrie du cinéma, qui estiment que l'environnement de "l'informatique dans les nuages" permet justement de contrôler les copies qui n'étaient pas contrôlables dans l'environnement matériel. Pour eux, reconnaître l'exception copie privée dans le cloud revient à déposséder l'industrie audiovisuelle d'un pouvoir de négociation des conditions d'utilisations successives des oeuvres vendues sous licence aux utilisateurs. Ils veulent interdire toute copie, privée ou non, sauf si l'utilisateur ou la plateforme paye une licence étendue. Mais si le CSPLA reconnaît tout de même que les services en cloud permettent des copies privées, en développant cette théorie de l'équivalence audacieuse au regard de l'analyse juridique stricte des textes, c'est uniquement pour justifier de taxer le cloud, ce qui était l'objectif-même de la mission confiée au CSPLA. "Ces reproductions s’inséreraient dans le régime économique de la copie privée, dont les critères de rémunération seraient applicables et qui permettrait d’assurer une compensation financière pour les ayants droit", reconnaît en effet le Conseil. La conséquence logique est que les services en cloud devront payer une taxe, comme le font les importateurs de cartes mémoire, disques durs multimédia, DVD vierges et autres smartphones ou baladeurs MP3. Reste le plus compliqué, qui promet des bras de fer d'une ampleur inédite en Commission copie privée : déterminer l'assiette et les montants de la rémunération pour copie privée qui seront exigés à Amazon, Apple, Google, RapidShare, le nouveau MegaUpload, etc., etc. Et résister aux multiples recours judiciaires que ne manqueront pas d'exercer ces services, si besoin au niveau européen. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Le Cloud permet des copies privées qu'il faut taxer, tranche le CSPLA»
![]() Cool on taxe le cloud Français histoire qu'il soit moins compétitif que leurs équivalent étrangers,bonne idée !!!
![]() Au contraire, le cloud français paye déjà la taxe en achetant ses disques durs.
Je sais bien que c'est curieux, mais en fait, un cloud, c'est pas du vent, c'est matériel aussi. ça m'a bien fait rire ! Surtout "think". a la fin, je finis par me demander si ce n'est pas un sketch.
le seul secteur de l’économie qui a encore une chance de s'en sortir doit forcement couler avec les autres, ne serais-ce pas la ce qu'on appelle la solidarité nationale? sans déconner, faudrait vraiment arrêter les conneries, si y'a une connerie a faire, on peut être sur qu'ils vont foncer dedans! pathétique...... ![]() Arrêtez de vous plaindre, c'est normal de taxer tout ça, après tout, il faut bien payer ces gens qui décident des taxes, sinon, elles ne pourraient plus le faire ! ....
![]() Le pire, c'est que les AD (surtout ceux le la vidéo) exigent une taxe "copie privée" pour une copie impossible légalement (sans faire sauter les DRMs)... Ah, si, on vous autorise à copier le fichier, mais pas à relire la copie...
La taxe sur la copie privée est déjà contestée au niveau européen. Alors embringuer dedans amazon et google, ça promet d'être intéressant à regarder. popcorn.
Sinon, effectivement, le cloud français a déjà du mal a se lancer, alors si une taxe de plus lui tombe sur la tronche, sous prétexte qu'il faut payer des vacances à Pascal Negre... Ce qui me semble le plus logique, ce serait d'appréhender l'ensemble: puisque à peu près toute action risque de produire des copies privés relevant de cette redevance, soit on ne taxe qu'en amont mais plus fort (lors de l'acquisition, ou de la souscription à un service cloud) et donc on réduit (voir enlève) la redevance sur bon nombre de support de stockage autres; soit on considère que cette multitude de copie se justifie par des contraintes techniques et on les fait tomber dans la catégorie des copies transitoires techniques justifiée par le service (en gros les 3 copies synchronisés ne s’interprète que comme une copie) et la taxe trop dérisoire bien que justifiée ne doit pas être appliquée
Edit: et encore un Title Bullshit. tiré de l'avis.pdf: Ces reproductions s’insèreraient dès lors dans le régime économique de la copie privée, dont les critères de rémunération seraient applicables et qui permettrait d’assurer une compensation financière pour les ayants droit. Le CSPLA ne dit pas qu'il FAUT taxer, mais qu'il POURRAIT être posé une taxe. Le CSPLA ne décide pas des taxes: on lui demande si c'est de la copie privé, et il dit que s'en est. C'est logique. Après l'application abrupte de la redevance me semble inadapté comme je l'ai dit au dessus [message édité par Shin-55 le 24/10/2012 à 11:22
]
Dites: normalement un fichier copiable (sans DRM) a dut être copié à un endroit on l'on a déjà payé une taxe pour non ? Une SD, un disque, un téléphone, un player multimédia ? A part l'ordi qui n'est pas taxé, on paye déjà une taxe pour avoir droit la copie privée. Donc si je copie d'une SD au cloud en passant par mon téléphone, je risque de payer 3 fois la copie privée ?
J'adore. De toute façon qu'ils essayent d'appliquer la taxe à megaupload, rapidshare, etc.., qu'on rigole un peu. Par contre, je m'attend à une fermeture de dl.free.fr d'ici peut... Tu payes pour chaque copie dont tu dispose oui. Plus exactement tu payerais, si la taxe s'applique, pour chaque possibilité de copie privé que ces 3 supports permettent: le nombre de copie que tu fait ne joue plus après.
C'est comme quand tu achètes deux fois le DVD (dont un pour offrir) ou quand tu achète la version BR dun film que tu a déjà en DVD. Bizarrement, là les gens comprennent qu'ils payent: dès que c'est appliqué aux copies démat', ça les choques. Pour le Cloud, le problème c'est que tout support connecté avec capacité de stockage, donc tous, va recevoir automatiquement une copie, pour ainsi dire sans même le vouloir, et certains veulent le faire payer, alors que si c'est pas du cloud syncrhonisé mais de la simple consultation streaming de nos contenus en cloud, la copie transitoire n'est pas copie privé, donc le cumul de taxe n'est pas applicable (ex: streamer ses musiques stockées sur Dropbox plutot que d'en écouter une copie). Cette dualité pose problème ![]() arrete juste de te foutre de notre gueule 2 seconde , y a juste un support PHYSIQUE entre un DVD et un BR
logique que tu paye quelque chose , mais sur un fichier numerique IL N'Y aPAS DE SUPPORT PHYSIQUE , le support c'est toi qui l'a acheter , c'est donc de l'escrocrie , on te fait payer l'utilisation de ton propre material , si ça c'est pas du foutage de gueule dans les grande largeur ... Déjà mentionné ailleurs: le prix de ta galette DVD ou BR est dérisoire, tu payes surtout le droit d'utilisation de la copie, sur ce support en particulier.
Même sans support tu doit payer ce droit et si tu en fait une copie privé, tu doit la payer aussi: plus précisément, en achetant ton support tu paye pour avoir le droit d'y placer des copies privées. Pas d'escroquerie à ce niveau. Fais la comparaison: achat DVD du film XY / achat de la copie numérique en ligne + achat du DVD-R (sur lequel tu payes la taxe, au cas où tu ne le saurait pas) + prix de l'impression de la jaquette (allons jusqu'au bout) ==> la différence de prix est quasi-nulle et le plus cher c'est la licence, évidemment. Parce que si ton DVD-R tu le paye 12 € l'unité, c'est que là y a escroquerie ... on te fait payer l'utilisation de ton propre material Non on te fait payer l'utilisation de leur oeuvre sur ton matériel:nuance. ...et on te fait payer même si tu ne la mets pas du tout, l'oeuvre en question. Nuance de taille.
Soyons logiques une seconde. La rémunération copie privée n'a lieu d'être que pour les utilisations légales. Cas pratique : A fait une chanson, la met sur un support que B achète. B va éventuellement la copier sur CD, DVD, cassettes audio, clé USB et dans un nuage. Des études d'usage tout à fait sérieuses sont capables de dire que B va faire tel nombre de copies sur tel support. Alors A instaure un mécanisme tagada pour récupérer des sous, sur la vente de chacun des supports. Il existait une alternative qui permettait : - de ne pas léser ceux qui utilisent leur support pour utilisation autre que de la copie privée, - de ne pas léser les commerçants nationaux, en les mettant de fait en concurrence avec un marché gris, - d'éviter de passer par une usine à gaz, avec commission qui fixe des barèmes contestables. Cette alternative : A répercute le prix de la copie privée sur le prix de vente de son oeuvre. Tout le monde est content. Ah bin oui, ça serait pas con. C'est donc hors de question. La rémunération copie privée n'a lieu d'être que pour les utilisations légales
Bah ui, d'où le fait que les copie pirates n'entrent pas dans le calcul de l'assiette. A répercute le prix de la copie privée sur le prix de vente de son oeuvre Déjà dit aussi: si tu est prêt à payer ton CD 60 € et ta piste MP3 à 16€, je pense que les ayants droit préférerait. Mais pourquoi moi je payerais ce prix sur un CD que je ne compte pas copier, pour ton plaisir? Je préfère payer moins cher sur le support que j’achète pour faire la copie. Déjà qu'Apple ne reverse pas la copie privée des iPads... Bon courage pour récupérer quelque chose de Google, et encore plus de Rapidshare ou Megaupload....
je rappelle que la taxe pour copie privée a été prévue pour le "manque à gagner" .
Avant même qu'on parle de la taxe sur le cloud, j'ai toujours pas vu où était le manque à gagner lorsque j'écoutais ma musique sur mon baladeur plutôt que sur mon lecteur CD. 1° 2° Bref, avant même de partir sur le cloud, si ils pouvaient nettoyer correctement et arrêter de filer du fric à leur copains, ça nous arrangerais. On notera aussi que malgré les rapports de la cours des comptes demandant aux SACEM et autres de modifier en profondeur leur façon de travailler (frais et salaire mirobolants) les gouvernements, quels qu'ils soient n'ont rien fait. Salut Bria
J'imagine que le manque a gagner est dans le cas par exemple ou t'as 3 gosses qui aiment Lorie et qu'il aurait fallu leur acheter légalement trois cds. Comme on peut copier sur des cdr, les industriels se disent "bon le pere de famille va n'acheter qu'un seul cd au lieu de 3, on perd de l'argent" et voila ! [message édité par xwolfi le 24/10/2012 à 12:50
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je rappelle que la taxe pour copie privée a été prévue pour le "manque à gagner" .
partiellement faux: c'est pour éviter qu'à chaque copie tu demande l'autorisation à l'auteur, ou que tu lui payes le droit à chaque copie. le manque à gagner, c'est l'aspect que cet argument prend dans la bouche des communicants Ce droit je l'ai _déjà_ acheté pas besoin de le racheter Pas à ce stade, évidemment. Mais le droit que tu as payé, c'est l'écoute via le support en question, pas sur ton MP3. Mais l'auteur n'a pas le droit de te l'interdire: il récupère indirectement le droit par cette taxe. ![]() Faux !!!!
L'exception pour la copie est ce qui te permet de t'abstenir de demander l'autorisation ... la taxe pour copie privée est née du fait que nos "tres chers" escrocs n'ont pu obtenir la supression du droit a effectuer une copie privée de l'oeuvre originale !!! Quite a être de mauvaise foi autant reviser ses arguments Contre - Faux!!!
La rémunération pour copie privé (sous forme de taxe) est le pendant de cette licence légale qu'est "l’exception de copie privée". * C'est pas arrivé l'un après l'autre mais en même temps, car il fallait respecter le principe de droit d'auteur qui veut que l'auteur reçoive une rémunération proportionnelle. Quitte à poser des arguments, autant être de bonne foi. ![]() L’exception pour copie privée
L’exception pour copie privée a été instaurée par la loi n° 57-298 du 11 mars 1957 et codifiée à l’article L 122-5-2° du Code de la Propriété Intellectuelle pour le droit d’auteur et à l’article L 211-3-2° pour les droits voisins du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI). 11 Mars 1957 ... En France, la rémunération pour copie privée a été instaurée par la loi 85-660 du 3 juillet 1985 sur les droits voisins du droit d’auteur, dite « loi Lang» pour la copie privée sonore et audiovisuelle. Aujourd’hui codifiée dans le titre premier du livre 3 du Code de la Propriété Intellectuelle aux articles L.311-1 et suivants, elle a été réformée par la loi du 17 juin 2001 qui inclut désormais les auteurs et les éditeurs d’œuvres graphiques. 3 Juillet 1985 ... Hummmm , que dire ... DTC ? ou "du haut de cette tour d'Ivoire, 30 ans d'inculture vous contemplent ..." dur dur pour une Industrie "soit disant culturelle" ... Faudrait voir a reviser un peu les guignols des lobbys avant d'ecrire, en "toute arrogance" des mensonges encore plus gros que ceux que proferent vos escrocs de "patrons" ( ou "maqueraux"), j'avoue que j'hesite sur l'appelation exacte de ce genre de personnage répugnant ... [message édité par Silver974 le 24/10/2012 à 18:03
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Ok, je m'incline sur ce coup. Rien à redire (sauf que j'en ai ma de me faire taxer de lobbyiste à chaque fin de phrase, mais ça c'est autre chose. un problème de respect surement).
ça continue de me sembler dans la logique du principe de droit d'auteur qui veux qu'il soit rémunéré proportionnellement, mais je reconnais la non-concommitance. je rajouterais que jusqu'il y a une dizaine d'année, la copie privée était un "droit" pas une exception. Elle est devenue "exception" que récemment.
C'est cette "exception" qui te permet de te demander une taxe sur quelquechose que les ayants droit t'interdisent techniquement de faire (essaie de faire une copie privé du BD en respectant la loi).... quand ils ne t'interdisent pas techniquement de profitier de ton bien (cf vlc vs hadopi). De plus, je persiste et signe : il n'y a pas de manque à gagner si j'écoute le CD sur son support original, ou si je l'écoute sur son support de sauvegarde (numérique) par exemple. Je n'aurais pas acheté deux CD pour en mettre un en numérique, ni un cd et un mp3. (Le manque a gagner se caractérise parce que ce que j'aurais acheté si je n'avais pas cette possibilité de le faire). C'est du même niveau que de dire "un téléchargement un vol physique". Et enfin, pour terminer le petit coup de gueule, les ayants droits m'obligent techniquement à regarder du contenu que je ne veux pas voir (bande annonce (publicité Même si ce n'est pas légalement répréhensible (j'en ai aucune idée, ca pourrait rentrer dans le cadre du harcèlement et/ou du vice caché (ca plombe l'ambiance quand même Non là non. La copie privé n'a pas été un droit dans une vie antérieur. Ce n'est pas une construction jurisprudentielle issus de l'arrêt mulhollande drive. il y avait une incertitude, je le reconnais, en doctrine sur le fait de savoir s'il ne fallait pas en deviner un dans la formulation, mais la logique du droit d'auteur est et reste que l'auteur est propriétaire de son oeuvre, et qu'il est seul à pouvoir autoriser les copies (privées, publiques, ce que tu veux).
Je suis d'accord que quand toi, ou moi, on bascule l'oeuvre sur un autre support parce que c'est plus pratique, on ne cause pas un préjudice financier, mais je ne suis pas sur que ta réflexion Je n'aurais pas acheté deux CD pour en mettre un en numérique, ni un cd et un mp3 s'applique pour tous le monde, surtout si, comme aurait du le faire l'industrie, l'offre était CD:6€, et copie mP3:20cts. Prend cet exemple, place le dans le contexte d'avant la monté du téléchargement de masse, les début d'internet, 1997/98: les prix chutent pour les CD et des formats MP3 sont place à l'offre, avec une vrai communication sur ce qu'est cette copie, ce qu'on peut en faire, etc. Est ce que en toute honneteté, tu penses que le même phénomène aurait eu lieu concernant le piratage de masse? Si tu pense que oui (ça me parait quand même osé MAis à mon sens, les gens auraient certainement privilégié l'achat des deux (voir d'offre groupé comme on trouve pour certains film ou comics aujourd'hui) sans être tentés par l'illegal. Et c'est cette différence de comportement qui constitue le péjudice financier (même si l'évaluation dépend d'une situation où l'offre serait réelle et avantageuse). D'autant plus qu'il t'es impossible de savoir lors de l'achat les limitations qui te seront imposés lors de l'usufruit de ton bien). Ah mais si tu le vois comme un usufruit, je comprend que tu te sente autorisé. Mais ça n'en est pas un. C'est même pas une location. C'est une droit d'usus limité. Donc la pub tu n'y peut rien et c'est autorisé. ![]() La taxe pour copie privée n'est pas la source du droit de copie privée.
Le droit de copie privée est octroyé par la Loi. La taxe vient compenser un manque à gagner qui serait hypothétiquement créé par ce droit (ça reste à démontrer à ce jour). En aucun cas on ne peut dire que l'on paye la taxe pour éviter de demander l'autorisation à l'auteur. Sans la taxe on aurait toujours le droit à la copie privée. Le droit de copie privée est octroyé par la Loi.
Ce n'est PAS un Droit. C'est une exception!!! La taxe vient compenser un manque à gagner qui serait hypothétiquement créé par ce droit (ça reste à démontrer à ce jour). Pas de démonstration à faire: la licence légale posé par la loi impose à l'auteur de nous laisser copier privativement, mais ça ne le prive pas de la rémunération qui lui est dû! En aucun cas on ne peut dire que l'on paye la taxe pour éviter de demander l'autorisation à l'auteur. Sans la taxe on aurait toujours le droit à la copie privée. Vu les corrections apportées, cette phrase est on ne peut plus fausse. ![]() Je ne suis pas d'accord. Si j'achète un CD au Luxembourg, que je ne le déclare pas, et que je fais dessus une copie privée, je ne commet pas une contrefaçon.
En d'autres termes, le droit de faire des copies privées (ou l'exception qui donne ce droit si vous préférez) n'est pas conditionné au paiement de la taxe. Et merci à silver qui rappelle que le droit de copie privée a préexisté à la taxe.
Tu viens de dire deux choses contradictoires dont seule la premiere est juste. - La copie privee est effectivement une exception de droit et non un droit en soi. - La loi n'impose absolument pas a l'auteur de nous laisser copier. (Ce serait justement la definition d'un droit opposable, ce que n'est pas la copie privee. Voir le point precedent.) La loi n'impose en effet aucunement a l'auteur d'autoriser la copie privee. Elle permet simplement de faire valoir cet argument comme defense. En plus clair, elle n'impose pas l'autorisation mais interdit les poursuites sur ce fondement. D'ou le fait que la copie privee peut etre interdite techniquement, mais qu'il n'est pas possible de poursuivre quelqu'un qui y parvient malgre cela. (Et d'ou la pirouette juridique qui consiste a poursuivre l'utilisation et/ou la creation d'outils pour le faire. C'est d'une hypocrisie rare.) La loi n'impose absolument pas a l'auteur de nous laisser copier. (Ce serait justement la definition d'un droit opposable,
Et non!! Article L122-5: ... l'auteur ne peut interdire: 2° les copies ou reproduction strictement réservées à l'usage privé du copiste... Et la notion de droit opposable est une formule politique redondante et idiote : tout droit est opposable par définition... Si l'auteur ne peut interdire, comme le dit le loi c'est bien que la loi lui impose l'autorisation légale (on parle de licence légale) qui n'ouvre pas un droit à l'utilisateur mais ouvre la porte à une réponse par exception au principe de l’autorisation préalable de l'auteur. Mieux dit, la loi instaure une exception au principe de l'autorisation préalable, qui permet cette copie. Mais une exception à un principe n'est pas un droit, donc pas opposable à l'auteur, notamment pour faire sauter une DRM. J'ai merdé sur la concomitance exception/taxe, mais ça c'est pas discutable. Et dans la logique du DA, lui imposer cette exception au principe d'autorisation pré le prive de sa rémunération proportionnelle, d'où l'idée de la taxe. Mais je te rassure, je n'aime pas plus payer qu'un autre, et je suis entièrment pour une baisse voir disparition de la taxe, au profit d'un nouveau modèle économoque si ce dernier permet une meilleur rémunération de l'auteur. Hallucinant le cas 2:
Les services en cloud liés à une offre légale, qui permettent "une fois un exemplaire d’une oeuvre ou d’un objet protégé acquis auprès de la plateforme, d’en effectuer de multiples reproductions (...) sur une pluralité d'appareils, pour un usage privé" (iTunes Cloud, Google Play...); La "copie privée", c'est bien officiellement la compensation d'un manque à gagner pour une copie non contrôlée, dans le cadre du cercle privé ?? Or les plateformes légales payent déjà une licence d'exploitation aux ayant droit qui prévoit les différents usages offerts par la plateforme. Par exemple, un ayant droit publié sur iTunes est retribué pour le service iTunes, qui prévoit notamment l'accès à l'oeuvre sur l'ensemble des équipements que possède l'utilisateur (son iPod et son Mac book par exemple). Dès lors on voit mal pourquoi le cloud d'iTunes serait taxé au titre de la copie privée... Si un utilisateur sort du cadre d'iTunes, par exemple pour stocker un morceau de musique dans un espace dropbox, la question de soumettre éventuellement dropbox au regime de la copie privée pourrait à la limite se poser, mais vouloir l'appliquer au cas des plateformes légales est proprement stupéfiant et vient confirmer, une fois de plus, la logique de parasite qui se trouve derrière ces rentiers : Identifier des cibles juteuses (iTunes, Google play, etc.) , puis trouver n'importe quel pretexte pour se greffer sur leurs revenus. ![]() Cet empressement à parasiter toute économie naissante est vraiment remarquable. Ne nous étonnons pas s'il ne nous reste comme avenir qu'un peu d'artisanat et de culture potagère. L'action du gouvernement, qui devrait tempérer cette prédation d'une industrie par une autre, ne va pas dans l'intérêt du pays.
![]() Le cloud va m ' attendre longtemps ; le pigeon ne veut pas passer à la casserole.
![]() Faut voir... juste le fait d'installer Ubuntu te donne accès à UbuntuOne. Avoir une adresse courriel Gmail idem avec GoogleDrive, abonné Free avec dl.free et l’accès à distance au disque dur du V6, évidemment RuTube et cie, ne pas oublier Zalaa, FileBox, PutLocker...
Le Cloud fait partie intégrante du monde numérique actuel, même si tu ne t'en sers pas. Ce qui m’amène à poser la question: qui vont-ils taxer? P.S. tu remarqueras que les sociétés françaises sont plutôt absentes du Cloud. [message édité par Severe le 24/10/2012 à 21:38
]
![]() "Taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe taxe..."
Y sont cons, mais y sont cons.. irrécupérables. A croire, selon eux, que tout internet et tout ce qui s'y passe ne concerne que leur putain de musique. C'est une attitude parfaitement égo-centrique et leur comportement est parfaitement fascisant. Sauf que le cloud concerne aussi les film, ebook, images, ... et tout oeuvre dématérialisée, ce qui est assez conséquent!!!
Par contre le rapport avec le fascisme? ... Je vais commencer la distribution de point Godwin... ![]() Par contre le rapport avec le fascisme? ... Je vais commencer la distribution de point Godwin...
â€â€¹Pour la ditribution de point, t'es déjà gagnant, t'as un problème avec le Français, visiblement... Houla! Oui! Plein plein de faute très graves...
Sauf que le cloud concerne aussi les filmS, ebook, images, ... et toute oeuvre dématérialisée, ce qui est assez conséquent!!! Par contre, le rapport avec le fascisme? ... Je vais commencer la distribution de points Godwin... ça va mieux, papy? Non, parce que bon... je ne pense pas être celui qui en fait le plus. La preuve en image, dans ton post: "â€â€ï¿ ½Pour la diStribution de point," ou alors c'est parce que tu penses que j'ai mal lu le post de mosquito. Sauf qu'il dit bien que leur "comportement est parfaitement fascisant", et ça chez moi ça signifie "tendre vers le fascisme" d'où ma question. Tu as peut être la réponse... ![]() Pour faire tout ces contrôles, il faudra forcément, à un moment ou un autre faire de l'inspection profonde de paquets. Peut-être vois-tu maintenant le lien avec le fascisme ??
Sinon ton cas est désespéré. Sachant que le fascisme est une idéologie autoritariste, principalement centrée sur l'organisation d'un état
à la tête duquel un seul homme/duce règne, à la tête d'une milice restreignant toute forme de liberté (la contrefaçon n'est pas une liberté, l'accès à internet si: donc dans ce cadre, ça serait simplement une confiscation de l'outil informatique; mais de toute façon cette pratique n'est pas spécifique du fascisme, de s'y rattache pas, ne le définit pas), effectivement je reste assez hermétique à l'utilisation du mot et le lien avec l'idée qu'il y aurait hypothétiquement un "deep pack inspection" qui dans tous les cas serait encadré légalement, voté par un parlement dont les membres sont des élus représentant du peuple, choisit lors d'élections organisées de façon démocratique, dans un état ou toute milice d'état ou milice personnelle est proscrite... Mais mon cas de naiveté est certainement désesperé. Il me semble que le CTRL+C CTRL+V a le même effet, non? TAXONS LE COPIER COLLER!
![]() xwolfi, le 24/10/2012 - 12:44 Et si tu n ' achètes finalement qu' un CD, ils taxeront les oreilles de toute la famille; c 'est pour ça le recensement ![]() A mon sens (très peu aiguisé dans ce secteur) c'est des logiciels qui permet de synchroniser tes machines entre elles, où l'une est le serveur qui stock les données, et les autres viennent se servir. Ton propre réseau de cloud.
j'ai bon? ![]() Heu ... Oui, c'est à peu prêt ça. Mais ma question était plutôt : est-ce que les "auto-cloud" sont également concerné par cette taxe ?
ah merde. J'ai lu un peu vite.
Bah j'imagine que tant que tu passes par un HD externe tu paye déjà. Si tout se fait sur un réseau d'ordinateur (non taxé à ce titre), je ne vois pas en quoi on te taxerais. Les copies sont déjà appréhendés (ou plutot exclues de la question). edit: à moins que le logiciel ne soit payant, auquel cas on peut trouver une prise à ce niveau. Mais dans tous les cas ça me parait peu probable. C'est ton réseau privé, impossible de le contrôler en principe: ça doit être vu comme une seule grosse machine sur laquelle tu copies autant que tu veux [message édité par Shin-55 le 24/10/2012 à 15:56
]
Si je prends un abonnement
au stockage dans les nuages avec un prestataire physiquement hébergé à Singapour ou aux iles Caïman, comment suis-je taxé ? Je me demande si la notion de paradis fiscal va s'appliquer aussi dans ce domaine ? Et pourquoi ne pas supprimé cette taxe tout simplement ?
Elle ne repose sur rien à part de la présemption d'usage. J'achète des CD vierges pour sauvegarder mes photos. Pourquoi je participerai à la rémunération des auteurs ? Parce que matériellement les auteurs ne peuvent empêcher (sauf DRM) ces usages car la loi ne les y autorise pas.
En contrepartie de l'ensemble des copies privés susceptible d'avoir lieu (soyons honnêtes, il circule plus de copie que d'exemplaire acheté Mais ça fait longtemps, ça. Certains ne le découvrent que maintenant... En contrepartie de l'ensemble des copies privés susceptible d'avoir lieu (soyons honnêtes, il circule plus de copie que d'exemplaire acheté
==> Sauf que ce n'est qu'une présemption d'usage et tu ne peux que le supposer. Un peu comme la redevance télé. Sauf que la redevance télé il existe une procédure pour ne pas la payer. Là je peux pas le faire à moins d'être une entreprise ( et encore elles se font baisés aussi ). Je suis assez partisant de la chose suivante : Pas de copie autorisé alors DRM sur la source. Si pas de DRM alors copie autorisée mais sans contrepartie financière des acheteurs de support vierge. Ou alors payer une redevance non plus par copie mais sur la source. Cette redevance donnerait droit à un nombre illimité de copies. Alors certes c'est une autre façon de voir mais bien plus adapter aux nouvelles technologies et au copie multiple qui sont inévitables. [message édité par ben57 le 24/10/2012 à 16:37
]
Ou alors payer une redevance non plus par copie mais sur la source. Cette redevance donnerait droit à un nombre illimité de copies
C'est une solution. Mais ça veut dire augmenter les prix des dvd et autres en magasin. Tu penses que les gens vont le voir d'un bon oeil en période de crise? Pas de copie autorisé alors DRM sur la source. Si pas de DRM alors copie autorisée mais sans contrepartie financière Ok. mais si je suis coté ayant droit, je met des DRM partout dans ce cas... mort de la copie privé. Je sais qu'on en est pas loin, mais c'est pas la même chose quand même. C'est une solution. Mais ça veut dire augmenter les prix des dvd et autres en magasin. Tu penses que les gens vont le voir d'un bon oeil en période de crise?
===> C'est le problème des ayants droit si les ventes baissent Ok. mais si je suis coté ayant droit, je met des DRM partout dans ce cas... mort de la copie privé. Je sais qu'on en est pas loin, mais c'est pas la même chose quand même. ====> C'est vrai mais gare au déficit d'image. On paie un peu trop cher ce droit non ? Je pense qu'ils feraient mieux de réflechir. A trop voter de taxe ils vont vraiment se mettre les consommateurs à dos. Et c'est toujours eux qui décident .... ===> C'est le problème des ayants droit si les ventes baissent
Oui et non. Si la loi impose d'augmenter ses prix parce que la masse refuse de payer sur les supports de stockage et préfère que ça se répèrcute sur le prix initial, pour finalement tout pirater, on peut pas en vouloir aux ayant droit. Mais de toute façon, c'est sur que la rigidité de l'offre peine encore à rencontrer la demande. ====> C'est vrai mais gare au déficit d'image. Effectivement, mais pour le moment, ils ont l'air de bien s’accommoder de ce déficit. Alors si en plus ils peuvent se servir de l'argument "ouais, mais ça vous coute beaucoup moins cher puisque y a plus la taxe" ça réhausse leur côte, au moins auprès d'une part de la population. On paie un peu trop cher ce droit non ? C'est pas un droit....! Mais on le paye trop cher de toute façon. C'est pas dit que la taxe s'étendent pour le moment. Il faut déjà qu'ils trouvent comment l'appliquer, et ça c'est pas pour 2013. >Ou alors payer une redevance non plus par copie mais sur la source.
Mais tu l'as déjà ta redevance à la source. "Lorsque l’œuvre est diffusé, l'auteur ne peut interdire blablabla la copie a titre privée". Point barre. Pas besoin de rajouter une taxe, ils l'ont pris déjà en compte dans leur prix de vente. Simplement ils en profitent pour remettre le couvert comme l'état est gentil avec eux. Ils se font payer deux fois pour la même chose. Y'a un article de loi qui dis qu'il ne peut y avoir enrichissement sans cause, mais visiblement eux ils ont le droit ... Y'a un article de loi qui dis qu'il ne peut y avoir enrichissement sans cause, mais visiblement eux ils ont le droit ...
Je sais que c'est du troll juridique, mais bon.. ça pique les yeux. On n'est aps dans les mêmes domaines. La prévision dans le prix, on peut la soupçonner, mais c'est pas avéré. C'est juste vraisemblable. En contrepartie de l'ensemble des copies privés susceptible d'avoir lieu (soyons honnêtes, il circule plus de copie que d'exemplaire acheté
Soyons honnête, la plus part des copies qui circulent ne sont pas légales, donc taxer ces copies est 1) soit du recel 2) soit légalise le partage de copie. Cela ne peut pas être ni l'un ni l'autre. Le nombre de copie privée vraiment privée, au sens actuelle de la loi, est clairement bien moindre qu'ils veulent nous le faire croire. Ce n'est pas par hasard si leurs barèmes ont longtemps - et en toute impunité ! - inclus les copies illégales, seule façon d'avoir une taxe qui rapporte non seulement beaucoup mais automatiquement de plus en plus quand la copie illégale progresse (tendance qu'ils ont clairement identifié, au moins) Il y a une hypocrisie à vomir des ayants droits à ce sujet, qui captent désormais plusieurs centaines de millions chaque année grâce à un usage qu'ils ont convaincus les politiques de maintenir dans l'illégalité. Pire, ils captent un revenu d'usage qui en AUCUN CAS ne constitue un manque à gagner pour eux. A chaque carte SD 16 ou 32 Go que j'achète pour mon appareil photo reflex - appareil qui ne PEUT PAS lire ni de fichiers audio ni de fichiers video autres que ceux de son propre format proprio - ils me VOLENT à moi de l'argent qui ne leur revient nullement. Et après, ils voudraient que j'ai une oreille compréhensive à leurs droits ? Mais oui mais oui. Soyons honnête, la plus part des copies qui circulent ne sont pas légales, donc taxer ces copies est 1) soit du recel 2) soit légalise le partage de copie.
Il a été rappelé ^plusieurs fois que ces copies illégales ne sont pas prise ou pas à prendre en compte dans le calcul de l'assiette de la taxe, donc... Mais je comprends la position sur l'abus: ça n'implique qu'une seule chose, recalculer. mais pas nécessairement stopper. ![]() Effectivement, tout est malsain dans cette taxe :
- Le principe : il n'y a pas de manque à gagner pour cause de copie privée - L'assiette : la copie privée n'est pas proportionnelle au stockage. Il y a plein de stockage sans copie privée. - Le montant : il a augmenté dans des proportions faramineuses, la commission qui le détermine dysfonctionne plein tubes, les sociétés de répartition répartissent mal. Et je ne parle pas de la récente procédure de remboursement pour les entreprises. Cet histoire d'étendre au "cloud" est complètement foireuse et ajoute du non-sens à du débile. - Le principe : il n'y a pas de manque à gagner pour cause de copie privée
Le principe est que chaque copie de l’œuvre d'un auteur implique rémunération. l'exception de copie privé est par nature source d'un manque à gagner (même théorique). - L'assiette : la copie privée n'est pas proportionnelle au stockage. Il y a plein de stockage sans copie privée. Et il y a plein de copie privés sur support de stockage non taxé (ordinateur). Mais dans l'ensemble je ne comprend pas ton argument. - Le montant : il a augmenté dans des proportions faramineuses, la commission qui le détermine dysfonctionne plein tubes, les sociétés de répartition répartissent mal. Je veux bien te croire. C'est là dessus qu'il faut taper, pas sur le principe. Encore une fois, les dysfonctionnement de la pratique ne permet pas de condamner les principes... Sauf que la mise en oeuvre pratique est difficile. Il n'est pas possible de connaitre l'usage des supports physiques vierges. A priori une théorie inapplicable ne sert à rien.
Et il y a plein de copie privés sur support de stockage non taxé (ordinateur). Mais dans l'ensemble je ne comprend pas ton argument ==> L'argument est simple. Il est impossible de connaitre l'étendu de ce qu'il faut taxer. Dans ce modèle s'il est surrestimé ce sont les consommateurs qui l'ont dans le cul. S'il est sous-estimé se sont les ayants-droits. Ce qu'on essaie de te dire c'est qu'il n'existe aucun indicateur fiable sur cette taxe. Le principe est particulièrement con si, depuis quand un copier/coller implique rémunération ? Depuis quand un copier/coller fait perdre de l'argent ? Si je copie/colle par millions un MP3 ça fait des millions de perte depuis quand ?
[message édité par ashitaka18 le 24/10/2012 à 17:41
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Depuis que cette copie-collée peut être fournit, sans se déposséder, à n'importe quelle tierce personne qui ne payera pas pour l'avoir.
Sinon, toujours pareil: j'achète un film, je le rip, je copie colle 40 fois et c'est open bar dans tout mon immeuble, avec en tout est pour tout une rémunération de 20 balles pour l'auteur. Youhou. ça donne envie de continuer dans sa carrière, non? Ton simple "copié-collé" en droit, c'est une de reproduction de l’œuvre d'un tiers auteur, sans son autorisation : soit tu passes sous la qualif de copie privé, et tu es dans une exception légale, soit c'est de la contrefaçon (ex: diffusion du C-C sur internet hors de ta sphère familiale). la première, imposée à l'auteur par la loi (donc pas naturel), est compensée par la rémunération pour copie privée, la seconde, comme elle concerne des copies illicites, ne doit rien rapporter à l'auteur (c'est le cas) mais est sanctionnée pénalement par prison et amende (que seul l'état perçoit, pas l'auteur). C'est comme ça depuis un moment, ça ne date pas de l'ére informatique. "Depuis que cette copie-collée peut être fournit, sans se déposséder, à n'importe quelle tierce personne qui ne payera pas pour l'avoir."
Une taxe sur une action illégale est illégale, c'est du recel de contrefaçon, aucun rapport avec une copie >privée< d'un CD sur mon MP3, chose qui fait rien perdre a l'auteur, m'enfin tu démontre a la perfection le lobbyiste que c'est bien une taxe (ou vol) sur la piratage. "C'est comme ça depuis un moment, ça ne date pas de l'ére informatique." Oui on sait bien que c'est des principes débile du 20ème siècle. Si j'ai 3 lecteurs MP3 ça fait 3 pertes pour l'artiste Comment on peut croire plus de deux minutes a des principes aussi con ? [message édité par ashitaka18 le 24/10/2012 à 17:55
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La copie privé étant légalement permise la taxe sur cette copie ne relève pas du recel. Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, merci.
Relis le dernier paragraphe: ta copie sur ton MP3 c'est une reproduction de l'oeuvre autorisé par avance par la loi, et la taxe que tu payes est ce qui fait que ce n'est pas une contrefaçon. D'ailleurs cette redevance retombe dans l'escarcelle de l'auteur, pour que justement celui ci ne puisse pas crier à la contrefaçon. je ne suis pas lobbyiste, je touche rien à dire ça, je ne suis même pas dans le milieu, mais quand je vois ces approximations sur le droit d'auteur, pour soutenir un discours qui pourtant dans l'idée peut se tenir ça me saoule. Proposer une réforme du droit d'auteur, c'est aller un tout petit peu plus loin que dire "j'en ai marre de payer pour profiter des oeuvres". Et la logique de la protection du droit d'auteur remonte à un petit peu plus tôt que le début du 20ème siècle. Mais c'est une pratique classique que de dire qu'"avant les auteurs n'étaient pas bien protégé alors pourquoi il devrait l'être aujourd'hui?". Avant, l'esclavage était bien autorisé, je ne vois pas pourquoi aujourd'hui j'en aurait pas un, que je payerais au black, travaillant h24, sans couverture sociale, CDI, etc... edit: ohh le bel "édit" pas beau, et après coup pour que ma réponse ait l'air de cautionner une logique débile qui n'est pas la mienne. Humm ça c'est de la pratique de bonne foi. Bon je vais quand même répondre : Si j'ai 3 lecteurs MP3 ça fait 3 pertes pour l'artiste Comment on peut croire plus de deux minutes a des principes aussi con ? Vu que j'y crois pas, j'évite l'insulte de connerie de ces 3 baladeurs en est une. Tout simplement parce que si l'auteur ne te fait payer que tant sur le CD, ça ne couvre en principe que l'utilisation sur ce CD. Sinon, le prix serait initialement plus important. L'utilisation par mp3, qui implique l'acquisition d'une licence d'utilisation de l'oeuvre sous ce format, est nécessairement une perte pour l'auteur, quand bien même il ne proposerait pas à coté une offre équivalente. C'est son oeuvre, il décide ce qu'il en fait, et ce que les autres peuvent en faire. C'est sa propriété. Le problème de la quantification du préjudice est primordial, mais ça ne fait pas tomber le principe que c'est sa propriété, et qu'il ne peut y être porté atteinte. [message édité par Shin-55 le 24/10/2012 à 18:18
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"j'en ai marre de payer pour profiter des oeuvres"
Je paye pas pour profité des oeuvres, je paye en plus des oeuvres des gros porcs inculte et sans cervelle (cf l'iphone qu'on achète pour le lecteur mp3) sur la base de principe et loi débile vieille de 200 ans et donc moyenâgeuse, le tout sans aucune logique vu que les copies que je fait ne représente aucune perte, et en aucun cas j'ai a payé plus d'une fois pour lire mes musiques sur mes lecteurs MP3, rien ne le justifia jamais, et surtout pas des lois sur mesure. [message édité par ashitaka18 le 24/10/2012 à 18:18
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Faudrai savoir. Je croyais que c'était une nouveauté du 20ème siècle, injustement apporté par les gros cigares lobbyiste...
Pour le reste, la construction de la phrase m’empêche de bien la comprendre, mais on tombe au final sur l'argument de départ "je ne trouve pas le paiement justifié, je ne paye pas". J'espère qu'une fois que tu a payé ton loyer de janvier, tu ne repaye pas pour les mois suivants, c'est pas justifié, et ça doit être un truc imposé par le lobby des propriétaires... en aucun cas j'ai a payé plus d'une fois pour lire mes musiques Mais d'où c'est tes musiques? Tu les as créées? tu t'en est fait céder les droits? d'où? C'est pas tes musiques. J'espère qu'une fois que tu paye ta place au cinéma, tu y retourne gratos pour revoir le même film quand tu veux. "Mais d'où c'est tes musiques?"
C'est mes musiques du moment que je les achètes, tu sais le truc qui permet aux artistes de vivr avec autre chose que des taxes/vol/viol, droit a la propriété, l'artiste perd ses droits de vente a la première vente, après ils peut sortir tout les conneries vieille de 5 siècles pour pouvoir s'acheté son jet, rien a foutre qu'il crève. "J'espère qu'une fois que tu a payé ton loyer de janvier, tu ne repaye pas pour les mois suivants, c'est pas justifié, et ça doit être un truc imposé par le lobby des propriétaires..." Comparaison n'est pas raison, par principe un MP3 est déjà une copie, rien ne justifie de payé plusieurs fois une copie de copie de copie de copie, surtout que rien ne prouve que j'utilise mon HDD externe pour des copies, et encore moins un pourcentage de copie, de plus il y a aucune perte si je copie depuis mon CD sur mon MP3, car rien de justifie d'acheté un MP3 ET un CD en 2012, on est plus en 1879 le lobbyste. [message édité par ashitaka18 le 24/10/2012 à 18:51
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C'est mes musiques du moment que je les achètes
Faux!! tu achète la galette. la musique tu en payes un droit d'utilisation. Donc pas à toi Comparaison n'est pas raison je sais bien (surtout que là, je troll exprès, par perte de patience). rien ne justifie de payé plusieurs fois une copie de copie de copie de copie Si!! le fait que tu n'y ait pas été autorisé préalablement par l'auteur... car rien de justifie d'acheté un MP3 ET un CD en 2012 ça c'est ton point de vue à toi, tout seul, contra legem, et anticonstitutionnel (oui, le droit de propriété,c'est dans la constitution). Si l'auteur, ou son ayant droit ne t'autorise qu'a écouter sur CD (c'est con, mais il peut), le seul moyen qu'il te laisse pour l'écouter sur MP3, c'est de l'acheter sous ce format, ou alors de procéder à ta copie privé, possibilité pour laquelle tu paye cette taxe. Et vous n'etes ni le gouv, ni le parlement, donc je ne vois toujours pas en quoi mon argumentation à votre endroit fait de moi un lobbyiste... "Faux!! tu achète la galette. la musique tu en payes un droit d'utilisation. Donc pas à toi"
Non j'achète une musique vu que les galettes ça existe plus depuis 3 ans, a partir de là elle sont a moi. "Si!! le fait que tu n'y ait pas été autorisé préalablement par l'auteur..." L'auteur je l'emmerde. "ça c'est ton point de vue à toi" Non c'est l'avis général, ta petite constitution est devenu trop vieille pour être crédible et donc applicable, il me suffit d'acheté mes mémoires ailleurs qu'en France pour que ta petite taxe parte a la poubelle, tout comme il me suffit de DL mes musiques sur TPB pour que tes droits d'auteurs crève dans leur logique moyenâgeuse, bienvenu au 21 ème siècle le lobbyiste. ta petite constitution est devenu trop vieille pour être crédible
Mwahaha. Ah oui... Ok donc tu va jusqu'à chier sur la constitution... Je pense que ça clôt une partie de notre discussion. J'ai remarqué que les anarchistes présent sur ce fofo avaient du mal à argumenter plus loin que "la loi est nulle, je la respecte pas" Achète hors de france si tu veux, tu en a le ... droit (dsl c'est le mot qu'on utilise). Mais je constate que pour quelqu'un qui conchie la constitution tu as une certaine logique propriétaire : - elle sont a moi. - mes musiques La propriété n'est pas inné, c'est du droit, c'est issu de la loi, de la constitution plus précisement. Sans cette constitution que tu dis vielle, ton disque dur acheté en yougoslavie, il n'est pas plus à toi qu'à moi et je peut me permettre de venir le chercher chez toi quand je veux (tu me le garde en bon état stp)... L'auteur je l'emmerde. Mmmm, quelle poésie... quelle profondeur... Tu n'es pas du tout en train de décrédibiliser le mouvement du libre partage et sa philosophie (à laquelle je n'adhère pas mais que je respecte)... ![]() 1. Sur le principe : je dis que le droit de faire des copies privées ne réduit pas la rémunération des ayant droit. En d'autres termes si ce droit n'existait pas on n'achèterait pas plus de "cotenus culturels". Ce serait peut-être même l'inverse.
Je ne pense que vous m'ayiez compris en ce sens. De plus vous dites que chaque copie d'une oeuvre implique rémunération, c'est vrai pour certains modèles d'exploitation des droits patrimoniaux mais n'est pas une vérité générale. 2. Sur l'assiette : merci d'avoir complété mon argument. J'indique que ce ne sotn pas ceux qui exercent le droit de copie privée qui payent, et que ceux qui payent ne sont pas ceux qui exercent le droit de copie privée. Et étant donné le degré d'approximation de l'assiette, la taxe est complètement injuste. En fait vous semblez raisonner comme si les CD ne servaient qu'à distribuer des copies de CDs ayant signé chez des majors, mais ce n'est pas du tout en phase avec le code de la PI c'est vrai pour certains modèles d'exploitation des droits patrimoniaux mais n'est pas une vérité générale.
C'est pourtant la définition de la rémunération proportionnelle. Cette taxe n'est pas injuste, mais mal aisé à fixer. Je persiste sur cette nuance. J'indique que ce ne sotn pas ceux qui exercent le droit de copie privée qui payent, et que ceux qui payent ne sont pas ceux qui exercent le droit de copie privée la taxe nous est répércuté, et c'est bien nous qui faisont une copie privée donc ... comme si les CD ne servaient qu'à distribuer des copies de CDs La licence d'utilisation concerne le support. Tout ce qui n'est pas interdit n'implique pas une autorisation de le faire. cette protection commence au moment de la cession: l'auteur ne cède que ce qu'il dit céder expressement, pas plus. C'est l'esprit même du CPI Ah si
ce ne sont pas les bonnes personnes qui paient, la taxe est injuste. Après c'est juste peut être juste une question de vocabulaire. Mais enfin comment est-ce solutonnable ? Je ne vois qu'un paiement sur la source. Tu te bases beaucoup sur la loi pour répondre et tu n'as pas totalement tord. Mais ce que je remets personnellement en cause c'est l'esprit de cette loi. Ne peut on pas envisager que l'utilisateur qui n'en fait pas revente puisse faire autant de copie de sauvegarde qu'il le souhaite ? Ton exemple sur la distribution dans un immeuble de 40 habitants n'est pas bon. C'est à mon avis pas un acte de copie privé mais un acte de contre façon. Ce préjudice n'est pas sensé être recouvert par cette taxe. Là ou tu as raison c'est qu'il est impossible de garantir que quelqu'un ne fera pas de copie abusive de l'oeuvre. Mais en même temps il est impossible de savoir si les gens qui paient cette taxe sont les bons. Les artistes ont il vraiment besoin de cette rémunération si elle se fait au détriment d'autres secteurs potentiellement créateur d'emploi ? On en est quand même à se demander si on va pas taxer le cloud computing, un secteur qui ne demanderai qu'à être favorisé en France. Comment tu veux encore que quelqu'un soit motivé pour monter une boite et proposer son offre de cloud ? Je ne mets pas que la RCP en cause là dedans mais si tu regardes tout ça de manière globale on a trop de taxes. Supprimons celles qui servent le moins. Et puis perso j'ai pas constaté un apauvrissement de l'offre musical. Au contraire on est dans une situation ou l'offre est très supérieur à la demande. Il y'a qu'a se balader dans une fnac pour se rendre compte. Alors stop les perfusions d'euro. [message édité par ben57 le 24/10/2012 à 19:15
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Ne peut on pas envisager que l'utilisateur qui n'en fait pas revente puisse faire autant de copie de sauvegarde qu'il le souhaite ?
Si. dans le contrat de licence entre toi et l'auteur/ayant droit. Ce qui se fait aujourd'hui, un peu. C'est à mon avis pas un acte de copie privé mais un acte de contre façon. Je suis tout à fait d'accord. Sauf que le partage non marchand tel qu'il est soutenu actuellement, inclut ce comportement. Supprimons celles qui servent le moins. Pourquoi pas?! Je ne suis pas contre. C'est l'idée de supprimer toute rémunération pour copie privé, sous prétexte que c'est pas justifié (alors que ça l'est). Et surtout , je ne trouve pas l'application au cloud pertinente, le CSPLA ne le demande pas: il parle seulement de compatibilité, d'applicabilité. Et ce n'est même pas unanime. POur moi, ce sont principalement des copie techniques voué a être copié sur les support sur lesquels les taxes sont déja payés, donc pas sur taxables. MAis je comprend aussi le raisonnement de l'applicabilité: il se tient. C'est juste ça que je défend. Il se tient. Je comprend que tu dis quand elle est justifiée. Mais à mon avis c'est l'esprit de la loi qui n'est plus tout en adéquation avec les réalités.
Je suis tout à fait d'accord. Sauf que le partage non marchand tel qu'il est soutenu actuellement, inclut ce comportement. Pourquoi incut il ce comportement ? Par la loi ? Je pense pas car si c'est une contre façon alors la redevance ne devrait pas être possible( Sinon ce partae non marchant devient légal). Pour le cloud on est d'accord. Non seulement cloud ne veut pas dire grand chose mais en plus ça fait foutre en l'air toute initiative française. le projet de légalisation du partage non marchand, tel que la QdN le présente, le défend et veut le voir inclus dans la loi, inclut ce comportement.
Effectivement, il le sortirais de la contrefaçon par cette réforme, mais ce que je veux dire c'est qu'à mon sens ce comportement est clairement malhonnete, et que le légaliser n'est pas la solution. L'encadrer, améliorer l'exception de copie privé (en la définissant mieux, notamment pour ce qui est du champ d'application) ok. >Le principe est que chaque copie de l’œuvre d'un auteur implique rémunération. l'exception de copie privé est par nature source d'un manque à gagner (même théorique).
J'aimerais bien que tu m'indique ou une copie implique forcément rémunération ? Ce n'est jamais indiqué dans la loi. Ca c'est que veulent nous faire croire les majors (ils vont même plus loin, ils disent que chaque création mérite rémunération automatique. Alors que ce n'est que récemment (moins de 150 ans) que les artistes sont réellement payé pour ce qu'ils produisent et pas sous des mécénats etc...). Ce qui est indiqué dans la loi c'est que l'auteur/l'ayant droit/... a des droits concernant la diffusion de son œuvre. Il peut l'autoriser moyennant finance. Mais que si il diffuse son œuvre, il ne peut interdire (ne peut pas intenter un procès) dans un certain nombre de cas (copie privée, diffusion liée à l'actualité, pastiche, ...) Il est nullement dis que chacune des copies doit respecter la clause initiale de sa diffusion (ie contre monnaie), il est même dis exactement le contraire ! (il ne peut interdire! alors que sinon il interdit si il n'a pas recu les pépèttes). Alors ils ont introduits il y a quelques d'année la conception du "manque à gagner" (ne peut porter atteinte à l'exploitation normale ni causer un préjudice injustifié Manque à gagner qui n'a jamais été clairement indiqué, documenté, calculé ou même prouvé! Pour donner une idée, en 85, date à laquelle la "rémunération pour copie privée" est apparue, aucune mention de manque à gagner (porter atteinte à l'exploitation normale de l’œuvre, ni causer un préjudice injustifié existait. J'aimerais bien que tu m'indique ou une copie implique forcément rémunération ?
My bad. hier, dans l'empressement, j'ai pas été super clair à plein d'endroit (j'ai même merdé Ce que je veux dire est que la rémunération de l'auteur lors de la cession de droit, implique unue rémunération pour chaque copie. Effectivement l'auteur peut céder à titre gratuit, laisser en libre usage: c'est tout l'univers du libre. Mais quand il a cédé, et que les ayants droits décident des droits d'usage, il ne vont évidemment pas le faire gratos, et l'auteur croque dessus. C'est dans ce schéma que je dit que chaque copie non autorisée et donc une copie non payée: soit c'est de la contrefaçon et on s'en fout c'est du pénal; soit c'est de la copie privée, et ça justifie la taxe (à réévaluer car trop conséquente, je sais). Il est nullement dis que chacune des copies doit respecter la clause initiale de sa diffusion Toute copie est une reproduction dont le droit appartient à son auteur. donc toute reproduction doit être autorisée par son auteur. On n'est pas dans de la "diffusion" mais dans de l'exploitation d'oeuvre. Or si l'auteur à céder le droit exclusif à l'editeur, c'est ce dernier qui décide comment on peut l'utiliser, sans pouvoir interdir la copie privé, ce qui ne signifie pas une absence de rémunération. c'est ce qui s'appelle une licence légale/ et une licence, si elle n'est pas lbre, elle se paye.. je voudrais juste revenir sur un point
"sans pouvoir interdir la copie privé, ce qui ne signifie pas une absence de rémunération." mais n'oblige aucunement une rémunération. La rémunération/licence spécifique est pour la diffusion , SAUF les diffusions (copies, ...) déjà autorisée par la loi. Je fais une photo d'une manif Je fait payer la diffusion publique de la photo à 10 000€. Un journal décide de la prendre car ça illustre un fait d'actualité et décide de ne pas me payer. (Exception autorisé par la loi). Et ben je t'assure que je toucherais RIEN dessus. C'est un cas qui c'est déjà produit (pas pour mes photos vu qu'elles ne sont pas publiques Mais quand c'est un mp3 d'un coup l'exception ouvrirait obligatoirement à respecter les licences de diffusion initiales, même pour les méthodes de diffusion (copie privée, ...) autorisé par la loi ? le juge avait considéré que l'exception d'actualité étai recevable, et donc aucune rémunération au photographe malgré le fait qu'un journal l'avait utilisé pour illustré un article
Pas de rémunération? ça me semble étonnant, et je suis preneur si tu as la décision (ou le lien vers) pour lire le raisonnement du juge. Parce que si c'est évident qu'il y a exception applicable, ça ne prive pas de rémunération son auteur/photographe... de la même façon que le journal doit le créditer, ect... Je ne dit pas que ta tort mais ça me choque autant que de lire "le juge considère que l'exception s'applique, donc le journal n'avait pas à mentionner le nom de l'auteur"... Donc si tu as la référence, date, etc .. je prend. Et le pire c'est que c'est avec l'argent de la taxe copy privé qu'il font du lobbying pour avoir plus d'argent pour la taxe copy privé -> fallait rien leur donner -> moralité ne jamais concéder le moindre geste quand on sait qu'il n'est pas correct.
Dans quelques années les profs d'école devront faire attention aux punitions qu'ils donnent, parceque copier 500 fois la page d'un manuel en volume c'est une ou deux copie privée! Quand d'ici 2-3 ans une part de plus en plus importante des internautes vont préférer s'acheter un petit serveur NAS à 150 euros et mettre leurs données en ligne via un ch'tit OwnCloud plutôt que de lâcher 2-3 euros par mois pour avoir le droit de stocker ce qu'ils veulent sur un espace de stockage en ligne loué, ils vont faire quoi les ayants-droits ?
Quand d'ici 2-3 ans les gens préféreront se ballader avec un ch'tit routeur wifi sur batterie intégrant son propre espace de stockage histoire d'avoir leur mini NAS mobile, ils vont faire quoi les ayants-droits ? Quand d'ici 2-3 ans les gens se serviront de leur smartphone comme de leur ch'tit serveur NAS wifi sur batterie avec des cartes microSD de 128Go, ils vont faire quoi les ayants-droits ? Plus ils taxent *abusivement*, plus cela rend ses taxes une dîme abusive, une rente imposée au public, un racket, et donc légitime la copie illégale. C'est comme cela que l'interprète de plus en plus de gens ce type de taxe. Et cela semble logique : payer plus pour avoir plus semblera toujours plus logique que payer toujours plus pour avoir toujours moins. Plus ils taxent *abusivement*, plus cela rend ses taxes une dîme abusive, une rente imposée au public, un racket, et donc légitime la copie illégale.
ça ne la légitime pas, ça l'explique. Par contre les gens de ton exemple, c'est qui? non, parce que entre la partie jeune de la génération Y (les moins de 15) qui bitent rien à l’informatique et qui comprennent pas comment magiquement la R4 lit des copie pirate de Inazuma eleven7 sur leur 3DS, et la génération X (les plus de 35) qui n'ont pas tous embrassé l'évolution informatique et qui demandent encore à leur petit frère ou leur enfant comment on télécharge google, je vois mal ce petit monde comprendre ce qu'est un serveur NAS, même dans 2-3 ans... De toute façon la taxe sur le cloud elle est pas là donc ... Shin-55, le 25/10/2012 - 18:27 "ne peut interdire" est different de "est oblige d'autoriser". Je crois que tu as l'idee correcte, mais tu persistes a la formuler d'une maniere erronnee. Donc, encore une fois, une exception de droit n'est pas un droit (laissons tomber "opposable" que je n'avais inclus que pour accentuer la difference avec "exception de droit"), et l'auteur n'a aucune obligation de te laisser copier, meme pour "copie privee". Il ne peut simplement pas t'attaquer en justice sur ce fondement, mais peut mettre bien d'autres moyens en oeuvre pour t'en empecher. Quant a la licence legale, c'est encore un autre sujet qui n'a rien a voir: il s'agit d'une licence de diffusion aux tarifs pre-fixes par le gouvernement (et non negocies au cas par cas avec les editeurs) permettant a des diffuseurs (typiquement les radios hertziennes) de diffuser des contenus tout en pouvant en planifier le cout. (A l'inverse des sites web, etrangements exclus du mecanisme, qui doivent se laisser asphixier par des contrats individuels avec les majors.) Shin-55, le 25/10/2012 - 18:27 Comme toi, je n'aime pas cette redevance (et non "taxe" puisque l'argent ne va pas a l'Etat). Je peux toutefois en reconnaitre le bien-fonde a condition que son usage ne soit pas abusif. Helas, toute l'histoire de cette redevance prouve l'abus que les ayants-droits en ont fait. Et le pire est le soutien aveugle du gouvernement envers ces petits tyrants du copyright. Les decisions de la commission ont beau etre rejettees sur divers fondements, l'urgence des legislateurs n'est pas de corriger les problemes mais de les enterriner sous pretexte de "proteger un revenu" (alors qu'il est cense s'agir d'une indemnisation, non d'un revenu a planifier). Cela dit, ca se comprend quand on voit comment ce "revenu" est utilise a des fins... "de pedagogie et de solidarite" selon leurs termes. (Je ne mentionnerai pas les termes qui me viennent a l'esprit, ils sont beaucoup moins politiquement corrects.) [message édité par wormlore le 25/10/2012 à 19:03
]
"ne peut interdire" est different de "est oblige d'autoriser".
Dit tout seul oui. Mais si on considère qu'on est dans l'exploitation de l'oeuvre de l'auteur que seul ce dernier peut autoriser, qu'il doit le faire expressement, et que tout ce qu'il n'a pas cédée sur son oeuvre reste sous son authorisation, alors si, la loi lui impose l'autorisation préalablesur les copies privées. POur le terme de licence légale, vraisemblablement un autre emportement sur le terme à employer : je sais pourtant que les deux notions cohabitent dans le code. Je connais bien le mécanisme pour la radio Il ne peut simplement pas t'attaquer en justice sur ce fondement, mais peut mettre bien d'autres moyens en oeuvre pour t'en empecher. Et non. l'exception ne signifie pas ne pas pouvoir poursuivre, mais sert d'excuse, de moyen de défense contre lui quand la copie est privée. [parallèle osé de ma part] comme la légitime défense. tu ne peut pas taper, mais si tu l'as fait en réponse proportionné à une attaque ou menaces réelle, tu est excusé. Bon ok là c'est du pénal, et les mécanisme d'absence de responsabilité et d'exception ne sont pas identiques, mais je pense que ça se comprend). Shin-55, le 25/10/2012 - 18:33 Je crois qu'il voulait justement pointer le fait que les ayants-droits ignorent magistralement cette interdiction. C'est un des nombreux abus de la Commission CP. Voir le fait qu'ils ont vote des tarifs identiques au centime pres apres le rappel de cette interdiction ET sans la moindre etude d'usage. (Et ca aussi, ils l'ont superbement ignore apres rappel.) Les deux problemes LEGAUX que nous avons avec cette commission (en excluant donc meme les questions de principe sur la legitimite de cette redevance) sont: - le fait qu'ils passent des tarifs arbitraires (ils ont de fait une majorite absolue permanente) dont une bonne partie sont illegaux avec l'idee que ces tarifs, meme illegaux, persisteront jusqu'a leur annulation en justice. - le fait que le gouvernement (quelque soit la majorite au pouvoir) soutient leurs pratiques abusives et va jusqu'a consacrer des decisions illegales par le vote d'une loi. (interdiction de reclamer retroactivement les fonds preleves illegalement des annees durant, persistance de decisions illegales sur une annee supplementaire par rapport a la decision de justice, et j'en passe.) Il ne s'agit meme plus ici de questions de legimite, mais de legalite. Sans meme se demander si la loi est a redefinir, celle qui existe actuellement n'est meme pas appliquee convenablement. Les ayants-droits ne peuvent donc meme pas se prevaloir de "la loi" puisqu'ils sont les premiers a l'ignorer. [message édité par wormlore le 25/10/2012 à 19:15
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![]() Merci Shin-55 d'avoir reconnu différents points et d'en avoir éclairci d'autres.
Pour ma part je reste convaincu que le principe même d'une redevance (et non pas taxe, merci wormlore je me coucherai moins con) pour copie privée est un non-sens puisque la copie privée ne représente pas un manque à gagner. Je considère tout à fait normal, dans le modèle économique vieillissant où l'on vend des copies d'une oeuvre, que chaque foyer ne doive acheter qu'une seule copie quels que soient ses usages. Dans mon esprit le phénomène de copie privée ne devrait donc en aucune manière donner droit à compensation. De rien. Je sais que je m'emporte parfois (et que les trolls locaux arrivent souvent dans ces moments pour attiser les braises), et que je perd alors en pertinence et en bonne foi.
Pourquoi pas un kill de la redevance pour copie privée. c'est pas là dessus qu'ils touchent le plus je pense. Mais tant que ça reste bien dans cette limite du privé/famillial. Pas la bascule vers l'exception de copie non marchande. Oh, un autre detail de fond sur la legitimite de la RCP.
C'est une contradiction que j'adore dans le systeme meme de la vente de musique. - On nous vend une licence, mais on nous demande de dedommager le manque a gagner sur des ventes (de copies) supplementaires. - A l'inverse, on nous empeche de copier (ou on pretend qu'il y a la un "manque a gagner" du a la tolerance juridique de la pratique de "copie privee") alors que nous avons, selon les memes personnes, plus paye une licence d'ecoute qu'une copie. La copie etant un processus necessaire a l'ecoute pour une grande partie des appareils modernes, l'interdiction (technique sinon juridique) et la demande de compensation pour la copie revient a demander un controle et un paiement supplementaire pour la simple pratique d'ecoute. C'est en effet la grande farce du monde numerique: pratiquement toute pratique autrefois "naturelle" dans le monde analogique implique une copie dans le monde numerique. Stockage? Pret? Ecoute sur differents appareils? (Voire ecoute depuis une radio/webradio?) Pret ou revente? Souvenez-vous de ces pratiques a l'ere des K7 ou CD, puis representez-vous leur fonctionnement avec un simple fichier. Le monde d'aujourd'hui ne peut plus considerer la copie comme dans le monde d'il y a 15 ans. Et pourtant les regulations ne suivent pas. Pire, les legislateurs suivent en grande partie les conseils de lobbies qui tentent d'imposer leur modele "medieval" dans un monde ou la signification meme d'une copie ne couvre absolument plus les memes pratiques. pratiquement toute pratique autrefois "naturelle" dans le monde analogique implique une copie dans le monde numerique
Entièrement d'accord. D'où le fait qu'à mon sens le cloud ne doit pas entrer dans la conception des copies privées. EN revanche, tout ce que tu faisait avec tes K7 et CD vierge était taxé de la même façon qu'aujourd'hui pour la copie sur HD. On n'avais pas plus de droit sur l'oeuvre. C'est juste que l'ampleur était bien moindre, les capacité de chacun à copier aussi, et que le contrôle était moins envisageable. La copie etant un processus necessaire a l'ecoute pour une grande partie des appareils modernes Mais bien sur. Tu est OBLIGE de copier ton cd pour l'écouter? Vraiment? Tu ne pourrait pas faire passer la copie sous DRM de l'ordi au MP3 et du MP3 au disque dur? Je ne parle pas des copies techniques qui sont faites lors de ces transitions et non concernée par la taxe. On est plus dans la copie cache, ou autre. paiement supplementaire pour la simple pratique d'ecoute pour la simple pratique d'écoute à laquelle tu n'a pas été autorisée. Tu ne payes pas la licence correspondante = tu ne paye pas ta place de concert ==> tu n'as pas le droit d'écouter Le monde d'aujourd'hui ne peut plus considerer la copie comme dans le monde d'il y a 15 ans. Et pourtant les regulations ne suivent pas.. Mille merci. Tu n'as pas dit réforme de fonds, mise à mort du DA actuel, ou autre terme extrème!!! Tu as dit régulation, et c'est ce que je veux lire quand qqun critique le système actuel: une adaptation de la régulation; pas une légalisation du piratage par l'entrée de l'exception de partage non marchand, pas une destruction d'une industrie qui, au passage, crée ou au moins maintien des emplois (non, pas Johnny, l'ensemble de ses techniciens de plateau, régisseurs, intermittent du spectacle, ...). On gueule pour les fermetures d'usines et on demande les fermetures de Majors... ![]() Vont-ils aussi taxer le Creative Commons et l'Art Libre ? Taxer les bénévoles ? Taxer les personnes qui ne veulent pas que leurs activités soient monétisées ? Taxer les personnes qui veulent pratiquer le libre partage et le libre accès, qui mettent leurs oeuvres sous des licences Creative Commons ou Art Libre ? Taxer les personnes qui n'ont pas de dessein lucratif lié à leurs activités sur le web ?
Vive le pire-tout-pire : sur le web, avec des torrents, avec des logiciels libres faits pour cela (Vuze entre autres), via des disques durs et via des clés USB ! Partageons nos oeuvres Creative Commons, didactiques ou artistiques, scientifiques ou ludiques, etc. Par contre, taxer du cloud qui héberge du Creative Commons, ç'a pas d'bon sens, surtout quand les créateurs d'oeuvres comme les utilisateurs d'oeuvres comme les hébergeurs d'oeuvres voulaient rendre possible et pratiquer le libre partage sans DRM et non monétisé. La taxe, quel hors-d'oeuvre difficile à avaler, surtout quand on n'a pas faim. ![]() Ah ah c'est génial, vous taxez la source du support et l'utilisation du cloud lui même. Si on fait le calcul, vous avez payé votre redevance sur vos DD et tablettes avec en prime le service qui vous permer de synchroniser tout ce beau monde ? C'est du foutage de gueule en règle.
Shin, tu continues de melanger les notions sans rapport.
Quand je parle de l'ancienne pratique avec support, tu me parles de K7 et CD soumis a RCP comme aujourd'hui. Je te parle des supports originaux achetes non-vierges, mais avec de la musique enregistree. Donc non soumis a RCP. - Dans l'exemple de la musique, ces oeuvres pouvaient etre ecouter sur la chaine hifi, le discman, l'autoradio, pouvaient etre pretes ou revendus, pouvaient etre stockes dans un coin. C'etait l'utilisation normale, et le cadre legal etait raisonnablement acceptable. Mais cela venait de ce que le support et l'oeuvre etaient relativement lies. La copie etait possible, mais a part le cas de la sauvegarde de secours (bah oui, un cd se raye par exemple), les cas "d'utilisation normale" ne necessitaient generalement pas de copie. - De nos jours, si tu achetes un fichier numerique (DRM ou non, je ne fais meme pas la distinction vu qu'on parle surtout du cadre legal, pas technique), l'ecouter sur ta chaine, ton baladeur, smartphone ou autre dispositif portable, sur ton autoradio, ou sur ton PC (et parmi eux, le premier support sur lequel le fichier est recupere... est juridiquement le seul "autorise"), tu es oblige d'en faire une copie. Je ne parle pas plus que toi de copie-cache, mais d'une copie assez durable pour une utilisation eventuellement repetee sur une duree quelconque. Ensuite, tu peux oublier le pret ou la revente (encore qu'une faille se dessine ici dans la "dictature du copyright" suite a un jugement europeen) car le detenteur des droits pretendra que tu procedes la a un usage non autorise. Et pourtant, personne n'est suppose pouvoir s'opposer au don ou a la revente d'un bien ou pouvoir pretendre a une part de chaque revente successive. C'est une notion tres ancienne de la propriete materielle, mais curieusement ceux qui sont prompts a faire des paralleles entre les deux types de "proprietes" (materielle et "intellectuelle") preferent passer ce passage sous silence. (Ils tracent des comparaisons comme ca les arrange, et les arretent pile quand ca les ennuie.) Quant au stockage, si tu veux liberer de la place sur ton disque dur interne, tu es, encore une fois, oblige d'en faire une copie sur un support externe (disque dur externe, CD/DVD vierge, etc.) Pratiquement tous les usages autrefois "normaux" impliquent une copie d'une maniere ou d'une autre (copie-cache temporaire ou copie durable)... et deviennent magiquement des manques a gagner. On peut noter entre parantheses que certains vendeurs en ligne jouent la carte de la centralisation. Tu "achetes" une licence te permettant de copier plusieurs fois le meme fichier depuis leur serveur vers differents supports. (Ordinateur, baladeur, smartphone, etc.) Cela a cependant plusieurs limites, en premier lieu le fait que tous les supports que tu comptes utiliser ne sont pas forcement "connectes". Ou tu peux vouloir ta propre copie de sauvegarde locale.
Pas pour le CD, justement. Enfin pas a l'epoque ou tu pouvais utiliser ton CD sur la plupart des supports du moment sans le copier. Mais transpose le cas a un fichier numerique (c'est le point que je soulevais). Aujourd'hui, tu achetes un fichier, tu le telecharges sur ton PC... ou Mac ou iPad ou ce que tu veux. Alors oui, tu dois le copier pour l'ecouter sur ton iPod, smartphone ou autre truc pratique a mettre dans ta poche. Mieux encore, achetes ton CD et essaie de le lire sur ton iBidule. XD Oui, maintenant meme le CD doit etre copie pour pouvoir etre lu sur les appareils employes quotidiennement. Ensuite, tu continues de melanger en me parlant de "pratique d'ecoute a laquelle je n'ai pas ete autorise". Sachant que je parle du cas ou j'ai "achete" (avec tous les guillemets qui s'imposent vu que la magie du numerique fait que je ne possede pas ce que j'achete) un morceau de musique (je continue avec cet exemple simple, mais il vaut pour tout autre media: film, jeu, livre...) comme j'aurais achete un CD quelques annees plus tot, je trouve etonnant que tu pretendes maintenant que je n'ai pas de droit d'ecoute. C'est pourtant bien le seul droit que je suis cense officiellement avoir. (Le "droit" de copie privee n'en etant pas un.) Difficile de discuter si tu sautes d'un cas a l'autre. Pour conclure, je te presente mes excuses a mon tour: je faisais effectivement un raccourci en disant qu'un ayant-droit ne pouvait attaquer en justice sur le fondement d'un acte de copie privee. Techniquement une exception de droit n'empeche pas une action en justice, mais est une ligne de defense recevable dans un proces. Donc si on veut etre precis, l'ayant-droit peur attaquer, mais il perdra. (Du moins, si les faits sont reconnus comme une copie privee. C'est pas toujours gagne, ca.) [message édité par wormlore le 26/10/2012 à 11:20
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Et pourtant, personne n'est suppose pouvoir s'opposer au don ou a la revente d'un bien ou pouvoir pretendre a une part de chaque revente successive
Pour ça il y a l'épuisement des droits (justement l'arrêt européen pour les logiciels, dont tu sembles faire mention vient poser que c'est aussi applicable au logiciel, mais que ça l'était donc aussi avant ça pour les autres oeuvres) l'ecouter sur ta chaine, ton baladeur, smartphone ou autre dispositif portable, sur ton autoradio, ou sur ton PC (et parmi eux, le premier support sur lequel le fichier est recupere... est juridiquement le seul "autorise"), tu es oblige d'en faire une copie Je comprend mieux ta comparaison avant/après, mais je redemande: est tu vraiment obligé de copier pour écouter ton cd sur le pc, ton MP3 sous DRM sur ton baladeur, ...? Certains usages nouveaux implique des copies réellement supplémentaire, mais qui dit usage nouveau, dit pas inclut dans la licence d'utilisation. Alors oui, tu dois le copier pour l'ecouter sur ton iPod, smartphone ou autre truc pratique a mettre dans ta poche. Mieux encore, achetes ton CD et essaie de le lire sur ton iBidule. XD Oui, maintenant meme le CD doit etre copie pour pouvoir etre lu sur les appareils employes quotidiennement. Pour les derniers exemples, usages nouveaux (surtout le CD vers MP3: c'est incontestablement l'usage nouveau le plus source de perte, vu que la vente de MP3 légaux existe en parallèle, et que donc l'autorisation de l'auteur concerne ces fichiers), donc oui la pratique doit être autorisée par l'auteur. et c'est le cas, le plus souvent: l'"achat" du MP3 se fait sous licence qui t’autorise la copie du PC au baladeur et vice versa (parfois autorise la copie sur CD). Pour le premier exemple, ces copies PC to MP3/smartphone, sont aussi des usages soit prévus, soit rendu nécessaire, mais dans ce cas implique (je sais c'est vache) la suppression de la copie étant resté sur le PC, afin de coller à l'autorisation. C'est comme pour un logiciel que tu DL sur le net. En principe, dès lors que tu ne rentres plus dans le cadre de la licence, tu est sensé supprimer la copie (tu t'y est engagé lors de l’installation et cliquant j'accepte). c'est effectivement un problème, puisqu'on cherche à faire correspondre une pratique numérique à la pratique physique (copie puis delete de l'original sur le premier support, pour ressembler à un déplacement physique), mais c'est le cadre de la licence, pour laquelle tu est engagée contractuellement. c'est pourtant bien le seul droit que je suis cense officiellement avoir. Ce que je dit, ou veut dire pour les fois où j'ai manqué de clarété, c'est que le droit d'écoute n'est pas un droit d'écoute absolue, c'est un droit d'écouter dans les conditions contractuelles. Avant, tu ne pouvait écouter un CD sur baladeur K7 (sauf copie, mais c'est pas le sujet) : tu était physiquement empêché, mais aussi contractuellement (l'impossibilité physique correspondait à ce que l'auteur autorisait) Aujourd'hui, tu ne dispose du droit d'écoute sur le MP3 que pour ce que l'auteur autorise, mais la réalité de l'informatique fait que hors cet engagement contractuelle, physiquement tu peut en faire plein de chose. C'est cette dématérialisation qui a fait prendre conscience (ou devrait) au gens qu'il y avais une différence entre ce que tu peut physiquement faire et ce que tu à le droit de faire. Tu peut rouler à 200 à l'heure, mais tu n'a pas le droit. Tu peut sortir d'un magasin sans payer, mais tu n'a pas le droit, tu peux congeler ton gosse, mais tu n'a pas le droit (dommage). tu peux faire des copies en pagaye d'une musique sur tout support, les distribuer à qui mieux mieux, les modifier, mais, sans autorisation préalable (contrat ou loi) tu n'as pas le droit. Cette dernière phrase fait très vieux con (à 25 ans c'est la loose), mais c'est un fait: après, comme dit mophéus, some rules are meant to be broken. Je suis pour la transgression, mais la transgression consciente. ![]() "c'est effectivement un problème, puisqu'on cherche à faire correspondre une pratique numérique à la pratique physique"
En gros, ils refusent (sont dans le déni de) la réalité du numérique, du web. Ils s'aliènent. Tu peux utiliser librement un travail qui a été mis sous licence CC-BY. Empêcher le libre usage de cet oeuvre devrait être interdit. Shin-55, le 26/10/2012 - 12:03 Nous sommes d'accord, sauf qu'il a fallu aller en justice (ce que n'importe qui ne peut pas se permettre) pour faire valoir un point de droit... connu et reconnu depuis des siecles. C'est l'un des problemes de la loi actuelle: elle est complexe et favorise globalement celui dont l'adversaire ne peut se permettre un proces, meme gagnant. Shin-55, le 26/10/2012 - 12:03 Et c'est la que le paradoxe devient amusant. Comme tu le soulignes, ce paradoxe est devenu plus evident a cause des pratiques numeriques, mais il existait deja bien avant. L'aspect "materiel" donnait simplement une apparence d'evidence au raisonnement "1 copie = 1 licence", donc "1 copie privee = 1 manque a gagner". C'etait particulierement confondant quand les supports etaient materiellement incompatibles (baladeur CD et support K7, par exemple.) Cependant, a ecouter ceux qui veulent justifier tout le modele directement importe du siecle dernier, tu es suppose "acheter" une licence d'utilisation (dans le cas de la musique, principalement une licence d'ecoute), non une simple copie. Sauf qu'on te tient (et tu acceptes) le discours selon lequel ces copies d'utilisation entrainent une manque a gagner sur des ventes supplementaires. Or il y a deux possibilites quand tu achetes un bien dematerialise. - Soit tu achetes une simple copie. Dans ce cas, le fait que le prix devient ridiculement eleve pour une simple serie d'octets facilement duplicable a un cout tendant vers 0. (Mieux encore, plus tu vends, plus le cout a l'unite se reduit.) Mais tu n'as alors effectivement pas le droit de copier, sauf a creer un manque a gagner qui justifie la redevance "copie privee". - Soit tu achetes une licence d'utilisation. Dans ce cas, il reste des usages de copie occasionnant un manque a gagner (par exemple quand une famille partage le morceau entre plusieurs appareils pour ecoute simultannee), mais le fait de copier le morceau pour ecoute ou stockage n'en occasionne typiquement pas. Personne de cense n'irait acheter 4 licences pour la meme oeuvre a seules fins d'utilisation personnelle, surtout maintenant que le support physique n'est plus une limite. L'immense majorite de la redevance (je n'ai pas dit "toute la redevance") est ici injustifiee. J'aime pas cette dernière distinction. Je comprend que la dématérialisation a créé de nouveaux comportements et modifié certains anciens, mais dans l'ensemble, la partie modification n'est pas si énorme que ça: que tu achète un DVD (achat + licence) ou une film en numérique sans support, c'est la même chose. La liberté est plus grande dans le second, mais c'est pas parce qu'on pourrait faire plus avec qu'on peut faire plus avec.
C'est comme dire "ouais mais les problème d'excès de vitesse et les infractions afférente, c'est parce que les auto de l'époque était pas sécure. Aujourd'hui, c'est bon, il faut arrêter d'empécher les gens de rouler à 200€. allo!! on est en 2012 quoi!" Il faut que les contrats de licence soient mieux adaptés au pratiques, à la demande. Mais le besoin de toucher la loi pour ça... pas pertinent à mon sens. Shin-55, le 26/10/2012 - 13:33 Pas une raison pour rester inactif. C'est le gros probleme du droit d'auteur (et ses variantes) ses dernieres decennies. Limite meme depuis le debut du XXe siecle: quelques importants lobbies sont tres agressifs dans leur politique de reforme et obtiennent de nombreux amenagement par l'usure. En face, ils n'ont affaire qu'a des positions defensives qui ne font qu'attenuer les reformes individuelles demandees, ne faisant au final que ralentir un changement regulier qui mene a ce que j'ai pris l'habitude d'appeler la dictature du copyright. (Des ayants-droits ayant des pouvoirs enormes, capables d'abuser du systeme legislatif et judiciaire sans payer le prix de leurs abus.) Ils font valoir le progres comme source de maux a brider, et obtiennent gain de cause car la peur du changement est profondement ancree dans la tete de nos "(ir)responsables politiques". Il serait temps que nous demandions aussi a ce que nos droits evoluent en fonction du progres technique. Il est temps de faire valoir que le progres ne represente pas une menace a contrer, mais une chance a saisir. Il me semble que c'est en partie pour ça que le droit de la consommation se dévellope énormément ces dernières années (il n'y a pas que dans le divertissement que les abus commencent à saouler).
Il me semble qu'un loi sur le droit des consommateurs en la matière me semble, dans ce cas, plus adéquat qu'une réduction de ce que pose le CPI: un peu comme une barrière protectrice du consommateur, qui ne baisserait pas la protection de l'auteur (donc qui s'opposerait à l'omnipotence des gros cigares Si je prends un VPS ou une dédibox , et que j'y met http://owncloud.org/ , je crée mon propre "cloud" pour y coller mes propres musiques , en streaming comme en download.
Idem bien sur avec Jinzora , red5, subsonic, .... En toute logique, il faudrait donc assujettir les serveurs dédiés ou VPS à cette taxe. ![]() ashitaka18, le 28/10/2012 - 09:26 +1 Il suffit en effet d'acheter des supports à l'étranger pour éviter le racket de cette mafia d'un autre temps. Déjà pour des supports physiques (DVD ou CD vierges, clés USB, disques durs externes, etc...) c'est extrêmement facile via des sites de vente en ligne, alors pour le cloud, ne ne vois même pas comment ils envisagent de taxer cela, puisqu'il n'y aura jamais d'hébergeurs de nuages de France, ils fuiront tous à l'étranger. Je suis d'accord.
J'espère juste que vous ne faites pas partie de ceux qui l'ouvrent quand une entreprise délocalise à l'étranger pour payer moins cher, voir même que vous applaudissez. Non, parce qu'acheter à l'étranger ça change un peu plus de paramètre que simplement éviter de payer cette taxe. Moi je suis pour, mais j'espère juste les gens le font en connaissance de cause et avec honnêteté: si c'est pour les retrouver en train de manifester comme des blaireaux pour une délocalisation planifiée et orchestrée depuis 10ans ... Shin-55, le 29/10/2012 - 11:26 A mon sens, la loi n'est légitime que lorsqu'elle est décidée par ceux qui la subissent. Sinon, on peux lui faire dire ce qu'on veux, à la loi: Ceux qui la font vont la faire à leur avantage, et c'est tout (C'est ce qui me gêne le plus dans une démocratie représentative d'ailleurs). On le voit très bien en France.
Je te rassure, tous les promoteurs de ce mouvement n'adhèrent pas à cette phrase. Par contre, pour moi, si l'auteur garde sa parternité sur une oeuvre (et un interprète sur sa représentation), ça n'implique *pas* pour autant que ces auteurs (et autres artistes afférents) ont un "droit de propriété" dessus, et en particulier, ont le droit de décider quand, comment et qui en profitera. Un auteur ne devrais PAS avoir le droit d'autoriser l'utilisation de ses créations par Greenpeace et la refuser à Total, par exemple. Ou de permettre l'écoute sur un CD mais pas sur un MP3: Dès lors que l'auteur décide de la mettre à disposition du public, il abandonne la possibilité de *choisir* les modes et les destinataires de la diffusion. Par contre, la diffusion au public (quelqu'en soit le moyen) ouvre droit à rémunération, selon des modalités qui demandent à être étudiées, mais qui doivent être techniquement réaliste: Par exemple, pas au nombre de ventes (il n'y a pas forcément "vente", cf. P2P) , ni au nombre de diffusions (on ne sais pas qui écoute effectivement, ouvrant la porte aux abus dans les radios par exemple), ni au nombre d'écoutes effectives par les gens (impossible sans jeter tous les lecteurs de la planète). Il y a eu plusieurs propositions dans ce sens (par P.Aigrain en particulier), que je ne trouve pas toute raisonnables: Il FAUT qu'il y ait une réflexion approfondi et multipartie sur le sujet. Mais ce qui est sur c'est que l'attitude actuelle qui consiste à ne rien faire tout en maximisant un volet répressif bancal n'est pas la bonne voie. Sauf....... si le but est complètement différent, en fait: Imposer l'infrastructure de surveillance sous ce prétexte pour s'en servir ensuite à autre chose, ce qui pourrait être le but de personnes complètement différentes des artistes & du monde de la "culture industrielle" en général A mon sens, la loi n'est légitime que lorsqu'elle est décidée par ceux qui la subissent. Sinon, on peux lui faire dire ce qu'on veux, à la loi: Ceux qui la font vont la faire à leur avantage, et c'est tout (C'est ce qui me gêne le plus dans une démocratie représentative d'ailleurs).
c'est pourtant un modèle plus fonctionnelle que l'organisation de référendum sur chaque point d'une loi. Légiférer, c'est avoir une vision assez transversale des problèmes (c'est pas toujours gagné, mais bon), ce que sont sensé avoir les parlementaires pour qui on vote (sinon, c’est qu'on vote mal). Ils ne demandent pas à petrir eux même leur pain, ou installer eux même leur électricité, alors qu'on ne leur demande pas de laisser un plombier ou un ingénieur écrire et voter les lois... Je te rassure, tous les promoteurs de ce mouvement n'adhèrent pas à cette phrase. Je sais. C'est pour ça que je disais ça. pas au nombre de ventes (il n'y a pas forcément "vente", cf. P2P) , ni au nombre de diffusions (on ne sais pas qui écoute effectivement, ouvrant la porte aux abus dans les radios par exemple), ni au nombre d'écoutes effectives par les gens (impossible sans jeter tous les lecteurs de la planète) Ok, ça ne laisse pas grand chose concernant la rémunération pour une oeuvre musicale (dans l'exemple): on prend quoi alors? Moi je veux bien qu'on dise ça marche pas comme ça faisons autrement: mais soit on considère que la rémunération doit disparaitre et c'est bye bye la création (besoin matériel tout ça), soit on cherche à rémunéré mais pas sur les ventes, ni les licences, ni le partage, ni la diffusion, ni l'enregistrement, ni ... ni.... ni... et donc en fait y a pas de rémunération envisageable (retour à l'hypothèse précédente, pas de création à venir). Ou alors la base de rémunération est bonne ("ventes") et on réfléchit à un cadre pour les pratiques des industriels. si l'auteur garde sa parternité sur une oeuvre (et un interprète sur sa représentation), ça n'implique *pas* pour autant que ces auteurs (et autres artistes afférents) ont un "droit de propriété" dessus Pas de droit de propriété? ok. Mais compte tenu du fait que c'est par ce droit de propriété que le droit moral, dont la paternité, est accordé à l'auteur, tu le justifies comment le maintien? S'il n'est pas proprio, on change de conception et l'oeuvre n'est donc sortie de ça main que parce qu'il est le traducteur d'un courant culturel convergent marqué par notre époque, et l'oeuvre est autant à lui qu'à moi (on le paye pour sa simple charge de travail et basta) car pas jamais vraiment originale, et donc le dernier Woody allen, c'est mon film... Je pense que l'auteur, si aucun droit patrimonial ne s'attache à sa paternité sur l'oeuvre, se fout de la reconnaissance: effectivement, il donne pour donner, il exprime pour le simple plaisir et besoin d'exprimer, et rien ne justifie alors que l'oeuvre soit protégé d'une éventuelle reprise. L'oeuvre n'est pas vraiment que de lui, elle est donc un peu à tout le monde. On a fait de ce respect de la paternité un droit patrimonial en le rattachant à sa personne, mais dans une logique propriétaire: je met mon nom sur l'oeuvre car elle est de moi, elle est à moi. Ne pas suivre avec des droits patrimoniaux sur ce que devient l'oeuvre, c'est oter tout ce qui fait l'essence du droit de propriété
Plus fonctionnel, mais plus corruptible. Et c'est exactement ce qui se passe. Moi j'y vous plusieurs choses: * Faire moins de lois (voire "nettoyer" les lois anciennes, ou synthétiser les lois qui sont devenues incompréhensibles): « Il est parfois nécessaire de changer certaines lois, mais le cas est rare, et lorsqu'il arrive, il ne faut y toucher que d'une main tremblante » (Montesquieu) * Pour les modifications (ou les ajouts) des lois, il devrait y avoir un consensus bien plus grand, donc des discussions en amont. Actuellement, c'est le chef qui décide , les membres du parti (au sénat comme au parlement) qui votent en lisant leur journal, avec quelques voix discordantes & bruyantes mais inefficaces. Au final, ces lois font un peu "fait du prince", donc un pouvoir très important et des impacts sur des millions de gens, sans réel responsabilité en face. (Et ça , que ce soit à droite ou a gauche, même combat). C'est en ce sens que JE considère que la légitimité du gouvernement (et donc de ses lois, en particulier les récentes) en est fortement amoindrie.
Bah si. Parceque si ton boulanger te plait pas, t'en change. Si la loi te plaît pas t'en change ?... ah bah non, en fait, non. Tu t'y soumets et tu la boucles. (Ou tu peux ne pas la boucler, mais au final, tlm s'en branle). Donc oui, ceux qui FONT les lois (que ce soit les parlementaires/sénateurs, mais aussi les "réacteurs de l'ombre" qui écrivent les textes) ont un pouvoir très important. On l'a vu il y a un moment avec l'histoire du "loophole législatif" pour la scientologie - celui-là avait été découvert avant le vote, mais il y en a eu d'autres, qui se sont accumulé & complexifiés, et qui finissent *toujours* par des choses comme la copie privée et le CNC, avec une concentration du pouvoir & des revenus dans les mains de ceux qui ont oeuvrés pour en arriver là, au détriment du reste des gens.
Ca c'est l'aspect répressif (ce "cadre" , c'est quoi, d'après toi ? Je parle pas des industriels, mais plutôt du public, en fait) D'autant que si les ventes s'effondre, ce système ne marche plus car n'est plus représentatif de quoique ce soit.
Non. C'est pas ce que j'ai dis, cf. message précédent.
Pas d'accord. Des méthodes de rémunération ont été envisagées, qui peuvent et doivent être mixés: * Popularité des titres, par exemple dans les représentations & spectacles (boites, concerts,...) * Portails P2P avec statistiques (Bouton "like" par exemple) * Sondages/statistiques - j'aime pas tellement mais on le fait bien pour d'autres média * Comptage des téléchargements sur les portails gratuits , à défaut des écoutes * Popularité en radio ou autre média de masse, y compris webradio. Et il reste, bien sur, bien d'autres choses à inventer ou à prendre en compte. C'est *clair* qu'à l'heure actuelle il y a un profond déséquilibre en terme de revenus entre un auteur de musique de film ou de publicité qui va être rémunéré au cachet pour ça, même si la musique est banale, et un groupe de musique indépendant qui, bien que très apprécié (notamment sur la toile) ne va pas pouvoir monétiser ça (sauf via concerts) , ou encore l'interprète au piano d'oeuvres classiques, qui est extraordinaire mais dont la distribution est confidentielle (ou bien passe sur France culture à 3h30 du mat). Il ne faut pas se leurrer non plus: Il y a aussi moins d'argent qu'à une époque dans ce milieu: Les dépenses de loisirs ont migrés vers des éléments technologiques (Internet, JV ...). Toute la question est dans la répartition: Est-ce qu'on veux rester dans le système actuelle, qui consiste à taxer partout où c'est possible, faire un système pyramidal à multiples intermédiaires largement rémunérés, donner le reliquat à quelques block-busters vite oubliés et ignorer les milliers d'autres artistes qui ont pourtant du succès (plus ou moins grand) en terme d'audience mais qui ont préféré ne pas entrer dans le système politico-commercial qui les condamnera à moyen terme après une carrière brillante mais éphémère ? Ou bien tenter de rémunérer (un peu) des artistes - en sachant que NON, tout le monde ne pourra pas s'incsrire en tant qu'intermitent du spectacle pour toucher un RSA ?
Ca c'est du FUD: Le droit moral & le droit de "propriété" ont toujours été distincts, en France. Tu sais aussi bien que moi que le droit moral ne peux en aucun cas être cédé, contrairement justement aux USA. (Ce qui est encore un autre problème de cette discussion: L'internationalité des usages via Internet vs. la territorialité des droits. Mais c'est déjà un problème actuellement de toute façon).
Pas forcément: Un interprète n'est pas l'auteur, mais c'est pas pour autant que tu peux considérer que ce qu'il fait est à toi.Si tu veux , on peux considérer qu'un auteur "est l'interprète d'un courant culturel convergent marqué par notre époque", il garde donc tous les droits d'un interprète (qui reste un artiste) dans ce domaine. (En plus un musicos qui crée la musique d'un film est effectivement "juste payé pour sa charge de travail et basta")
Pour moi les 2 ne sont pas incompatibles. L'oeuvre est effectivement un peu à tout le monde, et tout le monde peux la reprendre, la mixer, ... Cependant, en tant que "père" de l'oeuvre, *personne* ne peux en revendiquer la paternité à sa place. T'a pas le droit de dire, en grattant 3 notes de Stairway to Heaven, que c'est toi qui l'a crée: T'est obligé de citer Led Zepplin, au moins si on te le demande. Après il y a la question de la rémunération, qui est transversale (Effectivement, le droit moral ça nourris pas son artiste). Au final , moi quand j'entends un artiste dire "oh ! Mais non , je veux garder mes droits patrimoniaux", j'entends surtout un artiste qui veux toucher de la thune. Sinon, le droit moral suffirait. C'est pas négatif, mais il faut appeler un chat un chat. Et donc c'est ce droit-là que je conteste, ce " monopole d’exploitation économique sur l'œuvre" dixit https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_d'auteur . En particulier parcequ'il a évolué en pratique en retirant le qualificatif "économique" dans cette phrase, sinon l'échange de fichier ne serait pas réprimé. Et c'est là où, à mon avis, il faudra bien trouver d'autres modes de rémunération de ces artistes, donc faire évoluer ce droit patrimonial.
On a fait ça car à l'époque le droit de propriété (de la terre) était le plus "fort", et le plus facile à comprendre. Quand la musique mécanique n'existait pas, le problème n'existait pas non plus: Comment empêcher les gens de siffloter,ou d'apprendre une chanson à leur enfant ou amis ? Ensuite, quand la reproduction mécanique est arrivée, on a cherché à entrer dans un cadre connu, d'ailleurs, souvient-toi de l'opposition farouche à l'époque de la K7, puis de la K7 vidéo.... de toute ces industries du "disque". Au final, ils sont plus fort que jamais... bien que la qualité de la production ait largement plongé. (En fait, je pense pas que la qualité de la production ait baissé : Ce qui a baissé c'est la qualité de ce qui est diffusé en boucle sur les média. Ce qu'on a perdu c'est cette capacité à dénicher les vrais talents et les faire émerger de la masse, car ça n'est plus l'intérêt de ceux qui contrôlent les média). Pour revenir au sujet, le droit moral sur une oeuvre n'est pas un droit de propriété - pourtant lui , la vrai récompense de l'artiste, sa vrai création. La preuve, il ne peux pas la céder, alors que le droit patrimonial, oui. La production musicale est une activité de service, pas de production. Même la vente de licence est obsolète, car à mon sens le coût du flicage pour le respect de ces licences surpasse largement les revenus potentiels (C'est pour ça que l'industrie musicale essaie de faire porter, au moins en partie, le coût sur l'état avec Hadopi, avec le succès que l'on connais). Pour moi de toute façon, cette discussion n'est que ça: Des mots. Car tous ces argumentaires ne tiennent pas devant les fait: Sur Internet, les gens (comme moi le 1er) prennent ce qu'ils veulent, quand ils veulent, sous la forme qu'ils veulent. C'était déjà le cas à l'époque de la K7, et on avait rien résolu à l'époque. Bah là c'est pareil, et on est façe au mur. C'est pas en le poussant très fort qu'il disparaitra..... La seule façon c'est la remise en question. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Moi c'est qu'ils décident l'inverse qui m'aurait surpris... On voit bien que ce sont eux qui ne payent rien, cette sale bande de crevures.