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RadioBlogClub : pourvoi en cassation rejeté, sanction confirmée
Julien L. -
publié le Jeudi 11 Octobre 2012 à 10h08 -
posté dans Musique Numérique
Au détour d'un communiqué, la SPPF fait savoir que le pourvoi en cassation exercé par les auteurs de RadioBlogClub a été rejeté fin septembre par la Cour de cassation. Les peines déterminées en cour d'appel (un million d'euros de dommages et intérêts à verser aux ayants droit, 10 000 euros d'amende et 9 mois de prison avec sursis) sont de fait confirmées.
En première instance devant le tribunal correctionnel de Paris, les responsables du site ont été condamnés à une amende de plus d'un million d'euros de dommages et intérêts. En deuxième instance, la peine a été confirmée par la cour d'appel de Paris. Par ailleurs, les magistrats ont ramené la peine de prison avec sursis à neuf mois (contre douze en première instance) et prononcé le versement d'une amende de 10 000 euros. Désireux de casser les précédentes décisions, les auteurs de RadioBlogClub ont alors formé un pourvoi en cassation. Sans succès. Dans un communiqué en date du 10 octobre, la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF) signale que la requête des responsables de la plate-forme a été rejetée le 25 septembre dernier par la plus haute instance de l'ordre judiciaire français. La SPPF note en particulier qu'il s'agit de la première décision de la Cour de Cassation portant sur l’application de l’article L. 335-2-1 du Code de la propriété intellectuelle (CPI). Celui-ci sanctionne pénalement le fait d'éditer et / ou de mettre à la disposition du public un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'œuvres protégées, sciemment et sous quelque forme que ce soit. "Cet arrêt confirme que le législateur n’a pas limité l’application de l’article L. 335-2-1 du CPI aux seuls logiciels P2P permettant de procéder à des téléchargements illicites de phonogrammes, et que c’est la finalité des logiciels, soit la mise à disposition non autorisée au public de phonogrammes protégés, qui est réprimée", commente la SPPF. Par ailleurs, la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France note que le rejet du pourvoi "confirme que Radioblog, en sa qualité d’hébergeur, ne peut bénéficier de l’exonération de responsabilité prévue l’article 6-1-2 de la LCEN, dès l’instant où ayant eu connaissance de contenus protégés illicites, il n’a pas agi promptement pour les retirer". à lire aussi
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Commentaires à propos de «RadioBlogClub : pourvoi en cassation rejeté, sanction confirmée»
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http://www.dogmazic....ex.php?op=edito
http://www.jamendo.com/fr/?p=music
http://musopen.org/
http://www.easyzic.com/mp3-gratuits/
etc...
De la même façon que "logiciel libre" ne signifie pas libre de droits, "musique libre" ne signifie pas libre de droits...
Mais j'imagine que l'illusion va durer encore un certain temps.
Quand une maison de disque va se faire céder les droits sur une de ces musique libres et reprendre une exploitation commerciale classique, ça va encore gueuler sans savoir de quoi il retourne façon bug Fb: "ah bon, il y avait quand même des droits dessus? je le savais pas. la preuve que c'est la faute à la méchante major..."
A checker, si j'ai le temps.
- Un visiteur télécharge la musique sous licence CC
- Cet acte vaut acceptation de la licence, donc constitution d'un contrat entre le visiteur et l'auteur. Les droits cédés ainsi le sont définitivement (la licence le dit). L'auteur ne peut pas les reprendre de manière unilatérale, pas plus qu'il ne peut les reprendre à Universal après avoir signé.
Si plus tard l'auteur signe chez une major, et vend à la major ses droits patrimoniaux en exclusivité, c'est l'auteur qui est en tort : il ne peut pas garantir une exclusivité d'un droit déjà négocié (par le biais de la licence CC).
Un juriste pourra me reprendre car mon vocabulaire n'est pas d'une grande précision mais ce que je dis est vrai.
Tu évoques le droit pour le premier téléchargeur de re-partager le contenu sous licence CC avec ses amis. Ce droit là a été acquis lorsqu'il a accepté la licence CC, lors du téléchargement initial. Il n'est pas non plus révocable, donc quoi que fasse l'auteur après avoir accord une licence CC, ce droit reste (hors droit de repentir mais là on est dans un cas exceptionnel et quasi inapplicable)
Mais elle peut se faire céder un droit exclusif sur l'exploitation en vante de CD, streaming, ou tout autre mode d'exploitation non couvert par la CC.
A partir de là, le téléchargement de l’œuvre, plus exactement la mise à disposition de l'oeuvre pour téléchargement, ne relève plus de la contrefaçon, mais pourrait être attaqué sur le fondement de la concurrence déloyale ou même du parasitisme: c'est tendu, un peu risqué mais ça se tente (je me met dans l'esprit du service jur de la major).
Je m'explique : l'artiste propose sur son blog son premier disque sous CC en DDL: la CC si elle n'est pas assez précise ne couvre que le DDL ou aussi le P2P. Un gars de la major X kiff ça chez lui et contacte l'artiste. Paf, contrat de cession, non exclu pour l'exploitation par internet, mais exclu pour l'exploitation en dur. Le petit fan de l'artiste qui redistribue l’œuvre acquise sous CC en ligne voit d'un seul coup un flux de ouf sur sa page et sa maigre rémunération par la pub sur sa page devenir un peu moins maigre: ça c'est le résultat de la promo faite sur l'album sorti dans les bacs, la renommé qui s'est faite autour de l'artiste. Le parasitisme serait donc constitué par le bénéfice (flux plus important) tiré (même involontairement ) des efforts de la major.
Sinon, niveau concurrence déloyale: il propose gratuitement (alors même qu'il y est autorisé, voir que ça lui est imposé
Après on n'est pas sur le même marché (vente en ligne, vente en magasin) d'où le fait que je dise que c'est tendax. Mais ça peut suffire à dire au petit blogueur d'arreter sa distribution, et d'enjoyer dans son coin...
Tout ça pour dire que t'a intéret à avoir une licence CC bien précise, et à pas te faire bouffer lors de ta cession à une boite de prod... sinon la situation est la même que pour tout groupe non CC.
M'est avis...
Pour le reste ça me parait plus que super-super-tendu mais bon on entre dans les détails
Le principe de wrap-up licence, acceptation par clic, ou case "j’accepte" cochée, c'est devenu une pratique indispensable en ligne, et ce n'est que la manisfestation de ce qui arrive dans la vie physique sans qu'on s'en rende compte.
Quand tu achète ta baguettes de pain, tu passes un contrat de vente, et bah quand tu acquières un logiciel sur internet, tu passes un contrat de licence.
Et dans notre exemple, quant tu acquiert une musique sous CC, tu passes un contrat de licence d'utilisation dite libre, ce qui n'est qu'un type de licence parmi d'autre.
La différence tient en ce que l'acceptation se fait au téléchargement : juste une question de date de conclusion du contrat et de manifestation de l'acceptation.
De toute façon, elle autorise suffisamment de chose pour ne pas risquer de la dépasser, et sans dépassement on ne risque pas de te la renvoyer en pleine poire, donc bon...
Ceci étant dit, c'est quand même à l'utilisateur d'un logiciel ou d'un contenu de vérifier la licence, et donc de la lire !