C'est aujourd'hui que commence le premier Mois Européen de la Cyber Sécurité, auxquels participent huit états membres de l'Union Européenne. La France, malgré une loi Hadopi qui sanctionne pénalement la mauvaise sécurisation, n'est pas partie prenante à l'opération de sensibilisation.

La Commission Européenne a lancé ce lundi 1er octobre le premier Mois Européen de la Cyber Sécurité, destiné à multiplier les initiatives publiques et privées dans toute l'Union Européenne, visant à alerter les usagers sur les risques liés à Internet et les bonnes pratiques de sécurisation. Le projet est piloté en partenariat avec l'ENISA, l'Agence européenne de sécurité des réseaux et des informations.

"Ce projet répond à l’activité de sensibilisation du groupe de travail conjoint UE-États-Unis sur la cybersécurité et la cybercriminalité établi dans le cadre du sommet UE-États-Unis tenu le 20 novembre 2010 à Lisbonne", rappelle l'ENISA. 

Huit pays participent activement à l'opération, avec des programmes pilotes organisés en République Tchèque, au Luxembourg, au Portugal, en Roumanie, en Slovénie, en Espagne, en Grande-Bretagne et en Norvège. Il s'agit essentiellement d'organiser des tables rondes ou des ateliers pratiques sur les bonnes pratiques en matière de sécurisation de l'accès à internet.

On peut remarquer que la France est absente, alors qu'il s'agit du seul pays de l'Union Européenne où existe une infraction pénale de mauvaise sécurisation de l'accès à internet, que la Hadopi a charge de faire respecter au titre de la protection des droits d'auteur. Cette dernière, depuis bientôt trois ans, n'a toujours pas fait le travail d'élaboration des normes de sécurisation que lui a demandé le législateur, mais a publié des fiches pratiques qui auraient trouvé leur place dans le Mois Européen de la Cyber Sécurité.

De son côté, l'ENISA a produit des vidéos de sensibilisation, une série d'affiches (.pdf) rappelant les bons conseils à suivre dans les entreprises, une autre série destinée aux parents, et même des économiseurs d'écran.

Il s'agit à chaque fois de conseils de bon sens, comme le fait de protéger ses données avec un mot de passe introuvable, de verrouiller l'ordinateur lorsque l'on prend une pause déjeuner, d'utiliser un pseudonyme pour les enfants, ou de leur faire comprendre que tout ce qu'ils publient pourra être retrouvé un jour, lorsqu'ils seront adultes. 

Outre les conseils comportementaux, l'ENISA publie aussi des mesures de précaution techniques à prendre, comme l'installation de pare-feux, anti-virus, anti-spyware, l'utilisation du protocole SSL (https) pour naviguer sur des pages web confidentielles, ou encore l'utilisation prudente des réseaux WiFi publics.

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