L'audit voulu par le gouvernement sur la panne nationale du réseau mobile Orange a confirmé les précédentes investigations de l'opérateur historique. Il s'agit bien d'une défaillance logicielle sur un équipement clé de l'infrastructure. D'après Orange, un tel incident durerait moins d'une heure aujourd'hui.

Début juillet, le réseau mobile d'Orange a été victime d'une panne nationale de grande ampleur. Pendant plusieurs heures, des millions de clients se sont retrouvés dans l'incapacité de de téléphoner ou de naviguer sur le web. Ce n'est que tard dans la nuit que le rétablissement des communications a été constaté. D'abord les appels téléphoniques et les SMS, puis l'accès mobile à Internet.

Heureusement, aucun incident grave n'a été signalé à cause de cette défaillance technique. De lourdes conséquences auraient pourtant pu se produire, dans la mesure où le réseau téléphonique d'Orange joue un rôle capital dans le bon fonctionnement de nombre de services : distribution d'eau, santé, transports, secours, électricité, gaz, informatique, sécurité…

Au regard de l'importance d'Orange, qui est la marque commerciale de l'opérateur historique France Télécom, les politiques se sont immédiatement mêlés à l'affaire – même si leur intervention n'a eu aucune incidence sur la résolution de l'arrêt accidentel. Peu après l'annonce de la panne, Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin ont souhaité s'investir – d'aucuns diront qu'ils ont voulu se montrer – et ont visité le poste de crise d'Orange.

Suite à cet évènement, la ministre déléguée en charge de l'innovation et de l'économie numérique a réclamé un audit des réseaux de télécommunications. Celui-ci a été mené (.pdf) et "les conclusions du rapport confirment les causes de cette panne […], à savoir une panne logicielle sur un équipement central du réseau mobile". Cela va dans le sens des explications fournies par Orange une semaine après la chute du réseau.

"Cet événement a démontré l’importance pour l’économie et pour nos concitoyens de la résilience réelle des réseaux de télécommunications mobiles et de la capacité des opérateurs à assurer la permanence des services", ajoute le communiqué des deux ministres. La question étant : si un tel évènement se reproduit, Orange pourra-t-il l'éviter ou, à défaut, en réduire la portée ?

L'anticipation d'un évènement dont la fréquence d'occurrence est rare rend l'exercice évidemment difficile, pour ne pas dire impossible. Orange peut prendre des mesures pour qu'une panne similaire ne se reproduise plus, mais il ne peut pas prévoir toutes les causes possibles. Ce qui n'empêche pas cependant de chercher à tendre justement vers la permanence des services et de procéder à des améliorations.

Selon le PDG d'Orange, Stéphane Richard, la réitération d'un tel incident dans les mêmes conditions durerait moins d'une heure aujourd'hui, grâce au déploiement de sondes sur le matériel de l'opérateur, afin de détecter au plus tôt une saturation du réseau.

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