Amazon a annoncé avoir trouvé un terrain d'entente avec les quatre principaux labels de musique et une kyrielle de distributeurs, agrégateurs et éditeurs indépendants. Le cyber-marchand américain sécurise ainsi juridiquement ses services de stockage en ligne et d'écoute de musique, un an après leur lancement.

C'est officiel. Amazon a annoncé mardi avoir conclu des accords de licence avec les quatre principales maisons de disques (Universal, EMI, Warner et Sony) et plus de 150 distributeurs, agrégateurs et éditeurs indépendants. La signature de ce deal entre les majors et le géant américain du commerce électronique vient mettre un point final à de longues négociations, engagées depuis 2011.

Avec cet accord, Amazon offre de nouvelles perspectives de développement à ses services de stockage (Cloud Drive) et d'écoute de musique (Cloud Player). La plate-forme va pouvoir en particulier alimenter l'espace de stockage de chaque utilisateur, automatiquement. Celui-ci n'aura en effet plus besoin d'uploader lui-même son contenu, puisque Amazon scannera sa bibliothèque musicale et dupliquera les titres correspondants.

Pour cela, Amazon va comparer les titres dénichés sur l'ordinateur de l'utilisateur avec sa boutique de vente de musique en ligne, Amazon MP3, qui dispose d'un catalogue de plus de 16 millions de titres. A priori, la richesse de ce catalogue devrait satisfaire la majorité des cas de figure. Mais dans l'hypothèse où un titre en particulier ne figure pas au catalogue, l'utilisateur pourra toujours l'envoyer en ligne lui-même.

Jusqu'à cet accord, Amazon avait freiné des quatre fers en expliquant ne pas avoir besoin du moindre accord de licence. Le site de commerce en ligne estimait être un hébergeur et qu'à ce titre, il n'était qu'un simple intermédiaire technique. Les labels en revanche ont toujours considéré que le cyber-marchand est un éditeur de service et qu'il doit donc, comme tous les autres, payer une licence.

Désormais régularisé auprès des majors, ce qui lui apporte une sécurité juridique, Amazon va pouvoir se remettre en selle dans la compétition des services de musique en ligne, et notamment concurrencer plus férocement le couple iCloud et iTunes Match d'Apple.

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