Selon un sondage respondi pour Numerama, 42 % des internautes français ne souhaitent pas que François Hollande mette fin à l'envoi des avertissements de l'Hadopi dès son arrivée au pouvoir. Par ailleurs, une grande majorité s'oppose à ce que le CSA puisse réguler les contenus sur Internet.

François Hollande étant désormais élu, l’avenir de la loi Hadopi se dessine en pointillé. Le nouveau chef de l’Etat, qui prendra officiellement ses fonctions le 15 mai prochain, avait annoncé pendant la campagne son intention d’abroger la riposte graduée, uniquement après un processus de consultation devant aboutir à l’élaboration d’une nouvelle loi contre le piratage. Aussi comme nous le rappelions ce matin en évoquant le chantier numérique de François Hollande, l’Hadopi devrait continuer à fonctionner pendant au moins plusieurs mois.

Or à notre grande surprise, les Français ne semblent pas pressés de voir l’Hadopi cesser toute activité.

Dans un sondage respondi-Numerama réalisé grâce à la plateforme d’opinion de respondi mingle, sur la base d’un échantillon représentatif de 1021 personnes âgées de 15 à 69 ans, 42 % des internautes français interrogés disent ne pas être favorables à un arrêt immédiat de l’envoi des e-mails d’avertissements par l’Hadopi, après la victoire de François Hollande.

Dans le détail, les hommes sont beaucoup plus nombreux (64 %) que les femmes (53 %) à vouloir que les messages d’avertissements cessent dès l’entrée en fonction du nouveau président de la République. La proportion est aussi plus élevée chez les 30-39 ans (66 %).

Par ailleurs, nous avons souhaité connaître l’opinion des internautes sur le rôle que pourrait avoir le CSA dans la régulation du net. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a travaillé au corps le gouvernement sortant pour obtenir des pouvoirs de régulation sur Internet, et mise sur l’abrogation de l’Hadopi par le futur gouvernement de François Hollande pour hériter de nouvelles prérogatives.

Or sur ce point, 71 % des sondés estiment que le CSA ne devrait pas avoir la possibilité de réguler la diffusion des contenus sur Internet, comme il le fait pour la télévision ou la radio. L’opposition est là aussi la plus forte chez les hommes (80 % contre 63 % des femmes), et chez les 20-29 ans (77 %) :

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