C'est cet été que le Parlement européen devrait se prononcer sur l'accord commercial anti-contrefaçon (ACTA). Alors que la Commission cherche à retarder le vote, la mobilisation se poursuit dans la rue. Des manifestations sont programmées jusqu'au scrutin, au rythme d'une journée de mobilisation toutes les deux semaines.

L’accord commercial anti-contrefaçon, s’il a reçu quelques sévères coups ces derniers mois, est loin d’être mort. La Commission européenne cherche toujours à préserver l’ACTA d’un rejet au Parlement, en utilisant toutes les astuces institutionnelles à sa disposition pour éviter un vote immédiat. Bruxelles estime en effet qu’un report augmentera les chances de ratification du traité.

Tandis que le Parlement européen a refusé de saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier la conformité du texte vis-à-vis du droit communautaire, la mobilisation se poursuit dans la rue. Depuis le 11 février, des opposants à l’ACTA s’efforcent en effet d’organiser toutes les deux semaines des manifestations jusqu’à la date du vote, qui devrait avoir lieu cet été.

Bien que la protestation populaire se soit considérablement essoufflée ces dernières semaines, de nouveaux cortèges partiront de plusieurs villes françaises samedi prochain pour sensibiliser les passants sur les dérives de l’ACTA et demander aux eurodéputés de voter contre le traité international. Des actions sont ainsi prévues dans quinze villes françaises.

La toute première journée de mobilisation contre l’ACTA avait été un franc succès, puisqu’elle avait impliqué plusieurs dizaines de milliers de personnes dans toute l’Europe. Des actions dans plus de quarante villes françaises ont ainsi eu lieu. Après la manifestation du 14 avril, la prochaine journée aura lieu le 28 avril.

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