Grand ami et soutien de Nicolas Sarkozy, le chanteur et auteur-compositeur Didier Barbelivien est un défenseur farouche de l’idée que le droit d’auteur doit être utilisé à l’encontre du public sans qui ses œuvres ne vaudraient rien. Dans une interview à Corse Matin, l’artiste estime que « Hadopi est un raté, mais une licence globale serait encore pire« .

« S’acquitter d’un forfait pour consommer sans limite ? Débile !« , affirme Didier Barbelivien. Si l’idée est « débile », que penser de la métaphore de la baguette qu’il ré-emploie pour affirmer que « c’est un peu comme s’il suffisait de déposer 50 euros dans une corbeille pour avoir droit à du pain toute l’année, partout en France, à toute heure du jour et de la nuit« . Nous avons déjà eu l’occasion de dire maintes fois, non seulement que la comparaison ne tenait pas pour des raisons matérielles évidentes, mais surtout que s’il était possible de cloner de la nourriture sans frais, il faut espérer que le gouvernement n’écouterait pas les lobbys des boulangers pour l’interdire. Ce serait un formidable remède contre la faim qu’il faudrait au contraire encourager, mais qui entraînerait une nécessaire réinvention de l’économie culinaire.

« C’est l’un des dangers de nos démocraties que de n’avoir pas préservé les œuvres de l’esprit, quelles qu’elles soient. Ce qui se passe aujourd’hui pour la chanson s’étendra demain au cinéma, puis à la littérature et ainsi de suite« , prophétise Barbelivien.

« J’ai perdu, en huit ans, 70 % de mes revenus. Ils étaient très élevés, c’est donc supportable« .

Cons de pauvres qui préfèrent s’acheter des baguettes non clonables plutôt que des fichiers sur iTunes.

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