Un nouveau constructeur de smartphones sous Android vient de signer un accord avec Microsoft. Cet accord, très contraignant, promet la tranquillité juridique à ZTE en échange du versement de royalties pourtant sur l'utilisation de technologies brevetées par le géant américain. Une situation devant laquelle Google ne pourra pas rester immobile encore très longtemps.

En moins de dix jours, Microsoft aura réussi à convaincre deux des plus importants constructeurs de smartphones de lui verser des royalties pour chaque smartphone utilisant Android qu’ils produisent. Après LG le 12 janvier dernier, c’est désormais au tour du Chinois ZTE de passer à la caisse.

L’accord est encore plus contraignant pour ZTE que pour les autres fabricants. En effet, il devra s’acquiter de 27 dollars par téléphone (environ 20 euros), soit deux fois la somme estimée que doit verser Samsung (10 euros) ou HTC (8 euros). Pire, il faudra que ces 20 euros soient versés à la fabrication du téléphone, et non lorsqu’il sera vendu.

Un coup dur pour ZTE dont le positionnement low cost commençait à lui offrir de belles perspectives en dehors de son marché natal. Mais, puisque l’on sait que Microsoft réclame ces sommes en échange de l’assurance pour le constructeur de ne pas subir un procès en violation de brevets, on se doute que l’accord est tout de même plus intéressant pour lui qu’une bataille juridique.

Avant cet accord, Microsoft touchait des royalties sur 70 % du marché des téléphones Android. C’est une source de revenus considérables pour l’éditeur qui ne réussit pas, de son côté à imposer Windows Phone. Le succès du système d’exploitation open-source est donc une aubaine pour lui, ce que Google estime être une extorsion.

Seulement, Google ne pourra pas laisser ces pratiques durer éternellement. En effet, c’est la gratuité d’Android qui est remise en cause à chaque fois qu’un tel accord est signé, ce qui va à l’encontre de la stratégie du géant américain. La probabilité que le scénario que nous avions imaginé lors du rachat de Motorola Mobility par la firme de Mountain View se réalise est donc de plus en plus grande. En effet, 17 000 brevets ont été acquis par Google lors de ce rachat et la firme pourrait décider de les mettre gratuitement à disposition de tous les constructeurs, pourvu qu’ils cessent toute action judiciaire en contrefaçon de brevets contre Android.

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