L'opérateur britannique BT a décidé de poursuivre Google en violation de brevets, pour obtenir une redevance sur chaque téléphone vendu avec Android.

Il est peut-être temps pour Google de réaliser l’idée folle que nous avions suggérée l’été dernier après l’annonce de l’acquisition de Motorola Mobilty. Nous avions en effet émis l’hypothèse que Google réalise avec ses 17 000 brevets ce qu’il a fait avec WebM, en mettant les technologies brevetées sous une licence libre dont ne pourraient profiter que ceux qui n’attaquent pas Android sur le terrain judiciaire. Le système représentant près de la moitié du marché des smartphones, aucun gros industriel ne pourrait se permettre d’hypothéquer son avenir en poursuivant Google ou ses partenaires, surtout si des brevets de Motorola s’appliquent à d’autres systèmes.

Cependant pour le moment, l’acquisition de Motorola Mobility n’étant pas encore finalisée, Google ne peut mettre en place cette stratégie, même s’il souhaitait la suivre. Ce qui laisse le champ libre aux industriels.

British Telecom, qui avait attaqué le FAI Prodigy en 2000 pour la violation supposée d’un brevet sur les hyperliens (sic), a décidé de déposer plainte aux Etats-Unis contre Google pour la violation de six brevets utilisés notamment dans Android. Ils couvrent plus largement Google Maps, Google Music, Google Books, Google+ ou encore la publicité géolocalisée, et des produits disponibles sur Android Market. « Les brevets en question ont été délivrés entre 2000 et 2004, donc il est un peu étrange que BT n’ait pas remarqué jusqu’à présent que Google les violait« , commente BusinessInsider, qui voit dans cette procédure une « preuve de plus que le système des brevets est totalement hors de contrôle« .

L’opérateur britannique demande à la justice de prononcer une pénalité d’un montant « au moins équivalent à une redevance raisonnable« , ce qui pourrait se monter à plusieurs milliards de dollars.

BT est le cinquième géant mondial à poursuivre Google sur des fondements de propriété intellectuelle après Apple, Oracle, Microsoft, eBay et Gemalto.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés