SFR a dévoilé le montant des investissements qu'il compte mobiliser dans le cadre de son accord avec Orange sur la fibre optique dans les zones faiblement peuplées. Sur dix ans, l'opérateur compte investir 1,3 milliard d'euros. Cela représente environ 130 millions d'euros par an.

Orange et SFR ont annoncé mardi un accord sur le déploiement de la fibre optique en dehors des zones densément peuplées. Pour les deux opérateurs, l’objectif de ce partenariat est d’éviter que les projets ne se recoupent, permettant ainsi d’alléger le coût important de l’investissement dans le très haut débit. Près de 10 millions de logements seront concernés par ces travaux, qui prendront fin au plus tard en 2020.

Lors de la présentation des résultats trimestriels de Vivendi, la maison-mère de SFR, le directeur financier du groupe, Philippe Capron, a détaillé le montant que l’opérateur compte mobiliser dans le cadre de l’accord conclu avec Orange. Au total, le fournisseur d’accès à Internet va investir à hauteur de 1,3 milliard d’euros dans la fibre optique sur une période de dix ans.

« Le programme de coopération avec France Télécom pour le déploiement de la fibre dans les zones moyennement denses devrait représenter 1,3 milliard sur 10 ans en capex net (investissements corporels et incorporels) » a-t-il expliqué, cité par l’AFP. Cela représente « grosso modo 130 millions d’euros par an« , en plus des investissements déjà programmés dans les zones très denses.

Les zones très denses profiteront d’un investissement « qui s’élevera en moyenne de 70 à 100 millions d’euros par an. Pour le total de ces deux zones vous pouvez donc compter sur une moyenne de 200 millions d’euros (d’investissement) net par an » a-t-il ajouté. Cela devrait représenter, en tout, pas moins de 2 milliards d’euros sur une période de dix ans.

L’année dernière, l’étude du FTTH Council Europe et de l’institut IDATE publiée en octobre avait montré les piètres performances françaises en matière de déploiement de la fibre optique. Parmi les différents pays européens analysés, la France était en queue de peloton. Sur dix-sept nations, l’Hexagone était en effet classée quinzième.

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