Google a déployé ce lundi les modifications annoncées pour son lecteur RSS, Google Reader. Ses utilisateurs les plus actifs déplorent la disparition des fonctionnalités de partage, remplacées par une intégration à Google +, le réseau social de la firme. La forte contestation ne suffira probablement pas à lui faire changer d'avis tant le social est devenu stratégique pour elle.

Les modifications de Google Reader promises par le géant américain ont été officiellement déployées ce lundi. Elles lient davantage le lecteur RSS avec Google +, le réseau social de la firme. Les fonctionnalités sociales de Google Reader ont été remplacées par des ponts avec le réseau.

Ce n’est pas du goût des utilisateurs actifs de Google Reader qui déplorent notamment la suppression de la fonction de partage qui permettait de diffuser les articles que l’on jugeait intéressants à un groupe d’abonnés. Un étudiant américain a même lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 10 000 signatures. La contestation est également très vive sur Twitter où les utilisateurs se rassemblent derrière des hashtags, ces mots clés précédés d’un #, tels que #OccupyGoogleReader en référence aux actions de protestation à Wall Street baptisées #OccupyWallStreet.

« Beaucoup d’entre nous avons été des utilisateurs fidèles de Google Reader depuis des années. C’est une source d’information quotidienne centrale. Supprimer Google Reader ou certaines de ses fonctionnalités est une vision à court terme puisque vous allez vous couper de certains de vos utilisateurs les plus loyaux » prévient la pétition.

Mashable rappelle également que le partage était utilisé dans certains pays où les réseaux sociaux sont souvent bloqués, Iran en tête. Il permettait donc de relayer des articles de blogs iraniens au plus grand nombre et offrait une diffusion rapide d’informations étrangères, souvent inaccessibles ailleurs.

Nous l’avons déjà dit, Google tente par tous les moyens d’imposer son réseau social. En l’intégrant profondément avec ses autres produits, comme Android Ice Cream Sandwich par exemple, la firme cherche à le rendre indispensable. Cette volonté s’est également manifestée par la vive recommandation au éditeurs de sites Internet d’installer le bouton +1, coeur du réseau. Google n’a pas hésité à affirmer clairement que cela aurait une incidence sur le référencement. Cette protestation ne suffira donc probablement pas à lui faire faire machine arrière tant le social est devenu stratégique pour Google qui préférera sans doute sacrifier ces quelques milliers d’utilisateurs.

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