Ancien numéro 2 du Parti Socialiste, bras droit de François Hollande, le sénateur François Rebsamen devrait devenir le patron du groupe socialiste au Sénat. L'homme est un soutien intéressé des lobbys culturels, et s'oppose à l'abrogation de l'Hadopi.

Mise à jour 2 : C’est finalement l’écologiste Marie-Christine Blandin qui prend la tête de la Commission Culture du Sénat. Contrairement aux sénateurs socialistes, Mme Blandin s’était opposée par une vote négatif aux deux lois Hadopi, ainsi qu’à la DADVSI. Elle avait d’ailleurs figuré parmi les sept sénateurs de la Commission Mixte Paritaire sur ce dernier texte, ce qui montre un certain intérêt pour le sujet.

Mise à jour : C’est confirmé. François Rebsamen a bien été élu président du groupe socialiste au Sénat.

Article du lundi 3 octobre 2011 – Sauf retournement de situation, François Rebsamen devrait être le prochain président du groupe socialiste au Sénat. « Mardi, en réunion de groupe, deux candidats étaient sur les rangs : le maire de Dijon et Didier Guillaume (Drôme). Ce dernier s’est retiré laissant François Rebsamen seul en lice« , raconte GazetteInfo.fr, un site d’information de la ville de Dijon dont M. Rebsamen est le maire. « Les qualités du sénateur de la Côte-d’Or pour ce poste ont déjà été éprouvées quand il était numéro 2 du PS : consensuel, négociateur, et animateur de réseaux« , assure le site qui ne se fâchera pas avec son maire.

Mais M. Rebsamen, c’est aussi l’homme du soutien très opportuniste à l’industrie cinématographique, au détriment des internautes et de leurs libertés. Sa ville de Dijon accueille désormais chaque année les Rencontres Cinématographiques, qui étaient organisées par l’Association des Réalisateurs Producteurs (ARP) dans la ville voisine de Beaune, jusqu’aux débats parlementaires sur la loi DADVSI. Le maire concurrent Alain Suguenot (UMP) ayant dénoncé les pressions exercées sur lui pour renoncer à la licence globale, l’ARP avait décidé de déménager son évènement annuel à Dijon, où François Rebsamen ne s’est pas offusqué des manœuvres.

« Avec cette première à Dijon, c’est un changement d’échelle qui permettra de faire pénétrer un peu plus le cinéma dans notre univers et d’en irriguer le monde étudiant« , s’était-il félicité en 2006.

Deux ans plus tard, à l’émergence des débats sur Hadopi, il dénonçait lors de ces Rencontres les « Ayatollah du libre échange absolue, de la pseudo défense de l’internaute libre« . Pas question pour lui de subir le même sort que Suguenot. Les pressions, il y cède. « Il faut protéger le cinéma comme la musique et ne pas laisser penser qu’il suffit de cliquer pour avoir accès librement et sans payer à la création« , affirme le bras droit de François Hollande… ceci expliquant peut-être cela.

L’an dernier, Rebsamen avait dénoncé « le jeunisme et l’électoralisme » que constitue selon lui la promesse d’abroger Hadopi. Une promesse qui figure bien, désormais, au projet socialiste.

Selon nos informations, le sénateur David Assouline pourrait par ailleurs briguer la présidence de la Commission Culture du Sénat. Sans être jamais décisif ni véritablement influent, l’homme avait mené la bataille contre la loi DADVSI au Sénat, et s’était montré critique contre le projet Hadopi.

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