Après une première acquisition de 1030 brevets en juillet, Google poursuit ses achats chez IBM. Le géant de Mountain View vient de mettre la main sur 1023 brevets supplémentaires pour un montant non divulgué. Google poursuit ses efforts afin de constituer un porte-feuille de brevets suffisamment crédible pour éloigner les procès et amener d'éventuels plaignants à négocier.

Depuis qu’il est arrivé sur le marché des systèmes d’exploitation mobiles avec Android, Google s’efforce de rattraper son retard en matière de propriété intellectuelle afin de pouvoir tenir en respect ses concurrents. La firme, qui cherche avant tout à se protéger de toute action en justice, croit fermement qu’un porte-feuille de brevets bien garni sera sans aucun doute sa meilleure ligne de défense face à des rivaux un peu trop entreprenants.

Ces derniers mois, le géant de Mountain View a donc cherché à consolider sa propriété intellectuelle en rachetant de nombreux brevets auprès d’autres groupes. L’achat le plus spectaculaire est survenu cet été, lors de la prise de contrôle de la branche mobile du groupe Motorola. Plus de 17 000 brevets sont tombés dans l’escarcelle de Google, tandis que 7500 autres sont en attente d’obtention.

Dernièrement, c’est vers IBM que Google s’est tourné. Le moteur de recherche vient de racheter 1023 brevets supplémentaires, pour un montant non communiqué. Ce n’est pas la première fois que Google se tourne vers le géant de l’informatique pour prendre possession de centaines de brevets. En juillet dernier, Google avait déjà récupéré 1 030 brevets, toujours pour un montant secret.

En augmentant son arsenal de brevets, Google espère éloigner les menaces judiciaires. « Les litiges nuisibles sur les brevets de logiciels représentent une guerre que personne ne va gagner. […] L’une des meilleures défenses de l’entreprise contre ce genre de litiges est (ironiquement) de posséder un formidable éventail de brevets, afin de conserver sa liberté de mettre au point de nouveaux produits et services » avait expliqué la firme.

L’autre avantage est de faire venir d’éventuels plaignants à négocier un échange de brevets. Les plaintes, déjà très nombreuses dans le secteur de la téléphonie mobile, sont ainsi limitées autant que possible par des concessions croisées ou des licences d’exploitation accordées mutuellement. Google, qui était jusqu’à présent assez désormais, s’active donc pour avoir des brevets intéressants à échanger.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés