Ouvert en 2008, le site NinjaVideo a été mis à terre par les douanes américaines lors de l'opération In Our Sites. Accusé de favoriser le piratage d'oeuvres protégées par le droit d'auteur, le nom de domaine avait été saisi l'an dernier. Désormais, les cinq responsables de NinjaVideo ont été mis en examen par les autorités.

Les efforts des États-Unis contre le piratage et la contrefaçon sur Internet se poursuivent. L’année dernière, les douanes américaines avaient obtenu, dans le cadre de l’opération « In Our Sites », la saisie des noms de domaine de neuf sites web accusés de proposer aux internautes des contenus protégés par le droit d’auteur. Parmi ces espaces se trouvait en particulier NinjaVideo.net.

Un an plus tard, les cinq responsables présumés de NinjaVideo ont finalement été mis en examen par les autorités. D’après les forces de l’ordre, quatre sont Américains et le dernier est Grec. Trois d’entre eux, tous Américains, sont considérés comme les administrateurs du site. Le dernier Américain supervisait l’upload des fichiers au niveau de l’Amérique du Nord, tandis que le Grec gérait les uploads du côté européen.

Selon l’acte d’accusation, rapporté par Ars Technica, les cinq personnes sont notamment accusées d’avoir généré d’importants profits grâce au site. Celui-ci affichait en effet des bannières publicitaires et proposait en plus un accès premium facturé 25 dollars. Au total, le site aurait rapporté plus d’un demi-million de dollars grâce au téléchargement illicite pendant ses trois années d’existence.

Ouvert en 2008, NinjaVideo avait rapidement gagné en notoriété auprès de nombreux internautes. À son apogée, en 2010, plusieurs millions de visiteurs se bousculaient pour accéder à NinjaVideo et à ses contenus. Désormais mis en examen, les cinq responsables du site s’exposent à une peine de prison ferme et à une amende de plusieurs centaines de milliers de dollars.

Démarrée l’an dernier, l’opération In Our Sites a permis la saisie de plus de 120 noms de domaine par les autorités américaines. Les sites web visés sont multiples, allant de la contrefaçon de biens manufacturés à des sites de liens BitTorrent, sans oublier le streaming et le téléchargement direct. L’administration Obama poursuit ainsi sa guerre contre le piratage et la contrefaçon.

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