Des services sur Internet proposent aux éditeurs de site web d'acheter des clics sur leur bouton +1, stratégiques pour le référencement, d'une manière quasiment indétectables par Google.

Au mois de mai dernier, nous avions prévenu de la manière dont Google veut imposer son bouton +1 aux sites web, pour les obliger à participer à la constitution du réseau social Google+ qu’il n’a pas su imposer plus naturellement contre Facebook. La firme de Mountain View exploite l’extrême dépendance des éditeurs à la qualité de leur référencement pour leur dire qu’en mettant en place un bouton « +1 », leurs pages pourront être mieux mises en avant sur les résultats du moteur de recherche.

De nombreux sites internet, dont Numerama, ont donc mis en place le bouton de Google, non pas seulement par choix, mais aussi voire surtout par nécessité. Autant l’ajout des boutons Twitter et Facebook est venu d’une demande des utilisateurs eux-mêmes, autant le +1 de Google s’est imposé pour partie par la crainte de perdre en qualité de référencement. Désormais, plus les visiteurs cliqueront sur le « +1 », plus la page aura de chances d’être vues sur le moteur de recherche.

Sans surprise, certains tentent d’exploiter le mécanisme en trichant. Le site Abondance, spécialisé dans les techniques de référencement, rapporte ainsi le lancement de Plussem (déjà copié par GooglePlus1Supply, BuyGooglePlus1, …), qui propose aux éditeurs de sites internet d’acheter des clics sur leur bouton +1. « 19,99 $ les 50 clics, 69,99 $ les 250 et 359,99 $ les 2 000., etc.« . Pour ne pas être repéré par Google, Plussem n’utilise pas de robots cliqueurs, qui seront facilement détectés par les algorithmes anti-spam. « Le système est basé sur des utilisateurs réels disposant d’un compte Google, ce qui supprime l’utilisation de robots et le problème d’une adresse IP unique effectuant tous les clics. De plus, les clics sont effectués sur la durée (quelques jours), ce qui rend quasiment indétectable le système, puisqu’aucun « pic de clic » n’est effectué« , explique Abondance.

Ca ne semble pas être encore le cas, mais l’on imagine que pour rendre la chose plus invisible encore, une véritable place de marché pourrait naître entre ceux qui veulent acheter des clics, et les utilisateurs lambdas qui sont prêts à les vendre. A 10 centimes le clic, combien d’internautes seront prêts à passer quelques heures à cliquer sur les sites d’un maximum de « clients » ? Certainement beaucoup.

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