Patrick Bloche a réagi au discours de Nicolas Sarkozy prononcé ce matin suite à l'installation du Conseil national du numérique. Le député socialiste épingle le président de la République sur son opportunisme politique, celui-ci adaptant son discours selon son auditoire. Il invite Nicolas Sarkozy à supprimer les lois Hadopi 1 et 2 avant de se pencher sur une Hadopi 3.

Les réactions politiques suite au discours de Nicolas Sarkozy prononcé lors de l’installation du Conseil national du numérique commencent à se faire connaître. Farouche opposant à la loi Hadopi, le député socialiste Patrick Bloche s’est fendu d’un communiqué dans lequel il pointe du doigt l’opportunisme du président de la République, ce dernier se disant préoccupé par le sort des acteurs économiques de l’Internet.

« Nicolas Sarkozy n’a pas pu s’empêcher de s’adonner à son sport favori : adapter ses discours aux auditoires auxquels il s’adresse afin d’obtenir leur approbation. Dans cet exercice ô combien périlleux, qui l’a amené, plus d’une fois, à se prendre les pieds dans le tapis, le chef de l’Etat contribue lui-même à illustrer toute l’incohérence de ses choix politiques depuis quatre ans » a commenté le parlementaire.

« Nicolas Sarkozy se veut aujourd’hui préoccupé par le sort des acteurs économiques de l’Internet par pur opportunisme » a-t-il poursuivi, rappelant que le président de la République avait pourtant « pris fait et cause pour les titulaires du droit d’auteur et des droits voisins il y a trois ans, sans néanmoins créer de rémunération nouvelle« . Sans parler du risque planant au-dessus des internautes.

« Quand se souciera-t-il enfin des internautes eux-mêmes sur lesquels pèse toujours la double menace du délit de négligence caractérisée et de la procédure expéditive des ordonnances pénales ?« . « Le chef de l’Etat ferait mieux de commencer par abroger lui-même les dispositions répressives d’Hadopi 1 et 2 comme le Parti socialiste s’est engagé à le faire s’il revenait aux responsabilités en 2012 » a terminé Patrick Bloche.

Le document de synthèse du projet 2012 du Parti socialiste évoque en effet l’abrogation des lois pénales liées à la culture numérique. Si l’opposition arrive au pouvoir l’an prochain, la riposte graduée instaurée par la loi Hadopi pourrait être supprimée. Le député de la Nièvre Christian Paul s’était montré favorable à la suppression de la Hadopi, au cours d’une émission télévisée.

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