Suite à la recommandation Hadopi reçue par sa mère, Paul Da Silva a apporté quelques précisions sur les raisons qui l'ont poussé à choisir une clé WEP pour sécuriser son réseau WiFi. Le président du Parti Pirate en profite également pour annoncer que des suites seront données à cette affaire, notamment à travers une action en justice.

« On avait dit pas la famille !« . C’est ainsi que Paul Da Silva, l’actuel président du Parti Pirate français, a intitulé son dernier billet évoquant la recommandation Hadopi reçue par sa mère. Cette dernière est en effet suspectée d’avoir télécharger illégalement un film américain, Le Mytho, depuis le client P2P Emule. La constatation du délit remonte au 31 mars dernier, selon les informations données par la Haute Autorité.

Sa mère, puisque c’est elle qui est visée dans cette affaire, se dit prête à engager une action en justice. « L’envoi des mails avant que la Hadopi ne fournisse des solutions labellisées pour sécuriser sa connexion sera au moins un point d’attaque » prévient-il. Et le président du Parti Pirate espère bien en soulever d’autres afin d’ébranler la riposte graduée française.

L’action en justice ciblera le principe-même de l’envoi du courrier électronique, qui est envoyé aux internautes sans attendre la labellisation des moyens de sécurisation de la connexion Internet. Nous avions alors analysé ce choix comme un passage en force de la Haute Autorité par rapport à l’esprit de la loi, refusant d’attendre la publication des fonctionnalités pertinentes que devront revêtir lesdits moyens.

Nonobstant le fait que l’installation d’un moyen de sécurisation pourrait ne pas être suffisante pour prouver sa bonne foi en cas d’infraction répétée, ce n’est pas de savoir ici s’il y a erreur ou non dans la collecte de l’adresse IP. Ce qui importe c’est qu’un avertissement soit envoyé alors que les conditions fixées par la loi n’ont pas été scrupuleusement respectées par la Haute Autorité.

L’utilisation d’une clé WEP pour sécuriser le réseau WiFi ayant entraîné un certain nombre de réactions, Paul Da Silva confirme que « le réseau WiFi est bien encrypté en WEP uniquement. Je sais que ce n’est pas idéal, mais il n’y a aucune raison pour que cela change sous la pression de la Hadopi« , d’autant que carte WiFi et l’ordinateur familial sont assez âgés.

« Les pilotes existants (surtout sous Ubuntu installé pour ne pas avoir à faire trop de support sur un Windows boiteux) ne prennent pas en charge le WPA (alors le WPA-AES n’en parlons pas) » poursuit-il. Une polémique qui est de toute façon stérile puisque, « une fois les renseignements pris auprès de Free, il s’agit de l’IP d’un FreeWiFi connecté dans la même ville que ma mère, utilisant les identifiants de celle-ci qui a été flashée« .

« La sécurisation de la connexion n’a strictement rien à voir là-dedans puisque le forfait supposément commis l’a été depuis ailleurs, par quelqu’un d’autre » remarque Paul Da Silva. Depuis, le président du Parti Pirate a désactivé cette fonctionnalité.

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