Dans un communiqué, MegaUpload a vilipendé la tentative de la RIAA et de la MPAA de s'attaquer à son activité. Les associations en charge de défendre les intérêts des ayants droit essaient de convaincre les services financiers de limiter leurs relations commerciales avec les sites d'hébergement en ligne.

Les sous-entendus de la MPAA et de la RIAA sur le rôle des services d’hébergement et de téléchargement direct dans le piratage sur Internet n’ont franchement pas plu à MegaUpload. L’entreprise basée à Hong Kong s’est en effet fendue d’un communiqué dans lequel elle rejette les accusations voilées des deux organismes. Et de se demander si les systèmes de paiement sont devenus le législateur de la nouvelle décennie.

« Les systèmes de paiement sont-ils en train de devenir le législateur de la nouvelle décennie ? Est-ce eux, plutôt que les gouvernements élus, qui vont décider de ce qui est bien ou non ? Les bulletins de vote vont-ils être remplacés par des valises, les individus vont-ils exprimer leur vote en choisissant une carte de crédit libérale ou conservatrice ? » s’est agacé MegaUpload.

« D’abord Wikileaks, puis les sites d’hébergement en ligne – qui sera le prochain, et y aura-t-il une fin à tout cela ? Est-ce que vous serez encore en mesure de régler la facture de votre FAI par MasterCard, alors que le fournisseur d’accès de votre choix a pu profiter d’une infraction à la propriété intellectuelle ? » s’interroge encore le service d’hébergement en ligne.

Ces derniers jours, les deux plus médiatiques associations américaines chargées de défendre les intérêts de l’industrie du divertissement ont en effet déployé des trésors de diplomatie pour obtenir le soutien d’un maximum d’entreprises américaines dans la lutte contre le piratage. Dans l’affaire Wikileaks, elles ont annulé ou restreint leurs services suite aux pressions américaines alors même qu’aucun recours légal n’est enclenché.

MegaUpload note d’ailleurs que si l’une ou l’autre association avait eu des griefs juridiques, cela fait longtemps qu’une action en justice aurait été menée. Et surtout, le site web estime que s’en prendre à son activité est une mauvaise réponse au défi du téléchargement sur Internet. Car si MegaUpload est parfois confronté à des contenus illicites, le service héberge aussi des fichiers tout à fait légaux.

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