Lancé en novembre, le Kinect s'est rapidement au centre de l'intérêt de nombreux bidouilleurs. Un temps réticent aux hacks, Microsoft est désormais disposé à laisser une certaine marge de manoeuvre aux hackers pour que ces derniers développent de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux programmes..

Lancé le 4 novembre en Amérique du Nord, puis le 10 novembre en Europe, le Kinect de Microsoft a connu un début de carrière tout à fait honorable. Dix jours après le lancement de son périphérique, la firme de Redmond a annoncé avoir écoulé plus d’un million d’exemplaires de son kit de reconnaissance des mouvements. Confiante, l’entreprise a relevé ses prévisions initiales et prévoit de vendre cinq millions de Kinect d’ici la fin de l’année.

Intrigués par ce système qui permet de retranscrire des mouvements à l’écran et de jouer sans aucune manette, plusieurs bidouilleurs se sont depuis penchés sur le Kinect pour développer de nouvelles fonctionnalités et concevoir des applications originales. Grâce à la mise au point d’un pilote sous Linux, un concours d’applications a été lancé et de nombreux hacks sont apparus.

Ces nombreux détournements du Kinect auraient pu agacer Microsoft. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, la firme de Redmond n’affiche pas d’hostilité particulière face aux bidouillages des hackers. Certains employés de la firme sont d’ailleurs plutôt enthousiastes devant cette effervescence autour du Kinect, comme le fait remarquer l’Electronic Frontier Foundation.

« En tant que créatrice expérimentée, je suis très excitée de voir qu’à peine une semaine après la sortie du Kinect les gens sont tellement inspirés qu’ils ont commencé à créer et à réfléchir à ce qu’ils pourraient faire [avec le Kinect] » a expliqué Shannon Loftis, Studio Manager dans le département du Microsoft Game Studios. Mais si Microsoft est disposé à laisser un peu de marge aux bidouilleurs, la firme veut quand même encadrer autant que possible cette activité.

Interrogé par le New York Times, le directeur senior de Microsoft en charge du Xbox Live a expliqué que certaines innovations ne seraient pas tolérées. Si pour l’instant, Craig Davidson n’a aucun problème avec les hacks actuels, il a rappelé que Microsoft ne compte pas laisser le Kinect en roue libre. Une modification fragilisant le système de la Xbox 360, violant les règles de l’entreprise ou dégradant l’expérience de jeu sont autant de points sur lesquels Microsoft ne compte pas transiger.

Néanmoins, Microsoft joue une carte intéressante en laissant un peu de latitude aux hackers. L’entreprise laisse ainsi à des amateurs le soin de trouver de nouvelles idées innovantes et des applications originales. De cette façon, les utilisateurs eux-mêmes vont renforcer l’attractivité du Kinect par rapport à d’autres solutions concurrentes, comme le PlayStation Move.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés