Un ingénieur de Google offre 2 000 dollars à qui développera les meilleurs applications et kit de développement open-source pour exploiter le Kinect de Microsoft sous Linux.

C’est la logique de l’open-source et de la co-création qui s’oppose à la logique propriétaire de l’industrie traditionnelle. Après des années de recherche et développement, qui lui ont coûté des millions de dollars, Microsoft a enfin sorti ce mois-ci son appareil Kinect, qui permet de faciliter la détection et l’analyse des mouvements de l’utilisateur devant une webcam. Fidèle à sa tradition propriétaire, la firme de Redmond a conçu son Kinect pour ne fonctionner qu’avec ses consoles Xbox 360, et éventuellement à terme avec les ordinateurs sous Windows. C’est ainsi qu’elle espère rentabiliser son investissement, et développer son chiffre d’affaires avec de nombreux jeux et applications qui utiliseront la technologie du Kinect, et qui ne fonctionneront que sur des solutions Microsoft.

Or cette semaine, après l’organisation d’un concours avec 2 000 dollars de prime à la clé, un driver open-source a été développé, qui permet d’utiliser le Kinect sous Linux. C’est le hacker Héctor Martín Cantero qui a remporté la mise, après seulement trois heures de développement, malgré les protections logicielles et matérielles imaginées par Microsoft.

Il reste à voir, en pratique, que faire d’un tel pilote. La richesse du Kinect n’est pas seulement dans la technologie de l’appareil, mais aussi et surtout dans les jeux et applications qui exploitent les données reçues. C’est donc l’occasion d’un nouveau concours, avec encore 2 000 dollars offerts.

Alors que le premier concours avait été proposé par la société Adrafuit Industries, c’est un ingénieur de Google qui organise le second. Matt Cuts propose deux fois 1000 dollars. « Les premiers 1000 $ iront à la personne ou à l’équipe qui écrit l’application, la démo ou le programme open-source le plus cool, qui utilise le Kinect. Le second prix ira à la personne ou à l’équipe qui fait le plus pour faciliter l’écriture de programmes qui utilisent le Kinect sur Linux« , écrit Cuts.

Il donne aux développeurs quelques idées, comme une interface de système d’exploitation pilotable façon Minority Report, une application de réalité augmentée qui intègre automatiquement des objets dans la pièce filmée, ou une application capable de reconstruire une scène en 3D grâce à plusieurs Kinect reliés simultanément. 2 000 dollars suffiront-ils à rivaliser avec les logiciels imaginés et développés par Microsoft ?

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés