En Europe, Google Chrome continue de récupérer des parts de marché, au détriment d'Internet Explorer et de Firefox. Le succès du navigateur de Google est particulièrement visible en France, avec près de 10 % de parts de marché. Champion des navigateurs alternatifs, Firefox est désormais fortement sous pression.

Longtemps considéré comme le champion des navigateurs alternatifs face à l’hégémonique Internet Explorer, Firefox va-t-il se faire doubler un jour par un concurrent ? Si Firefox reste à l’heure actuelle le deuxième navigateur web le plus populaire en Europe, notamment en France, il subit une pression de plus en plus forte de Chrome, un rival conçu par Google.

AT Internet souligne dans une étude que la part de marché de Google Chrome à l’échelle européenne a progressé de 2,7 points en 2010, passant de 6,2 % au mois de mai à 8,9 % au mois d’octobre. En revanche, Firefox n’a pas véritablement évolué, puisque sur la même période le navigateur est passé de 30,5 % à 30 %. Une baisse relative, puisque c’est principalement Internet Explorer qui a reculé, passant de 55 % à 51,5 %.

En France, la montée en puissance de Chrome est plus nette encore même si la période d’analyse est plus importante (un an, d’octobre 2009 à octobre 2010). Selon les informations récoltées par AT Internet, la part des utilisateurs utilisant Google Chrome est passée de 2,9 % à 9,8 %. C’est-à-dire presque 10 %. Ce cap a même été franchi au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie.

Le succès de Chrome est d’autant plus remarquable que le navigateur est jeune. Annoncé en septembre 2008, le logiciel est sorti fin décembre de la même année en version 1. Les versions majeures se sont ensuite succédées très rapidement en 2009 et 2010. À l’heure actuelle, la version stable de Chrome est la 7.0.517.44 et la version avancée est estampillée 9.0.587.0.

Firefox est sans doute le plus affecté par la popularité de Chrome. Le navigateur est désormais obligé de partager son image de navigateur alternatif avec d’autres, qui sont désormais de sérieux concurrents. S’il reste encore un navigateur très populaire, sa progression est désormais largement entravée par Chrome et, dans une moindre mesure, par Safari.

En plus de promouvoir Chrome, Google connu pour financer très largement les activités de Firefox. En 2008, le géant de Mountain View représentait pas moins de 91 % des revenus de la fondation Mozilla. Cette part a légèrement reculé en 2009, pour se stabiliser à 86 % (.pdf). Même si la fondation fait son possible pour diversifier ses sources, cette dépendance financière reste encore très forte.

Et vous, quel navigateur utilisez-vous ? Avez-vous changé au cours de l’année 2009 / 2010 ? Et pour quelles raisons ?

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