Une université américaine veut éduquer ses étudiants en interdisant le P2P

Julien L. - publié le Vendredi 12 Novembre 2010 à 16h28 - posté dans Peer-to-Peer

Aux États-Unis, une université américaine veut éduquer ses étudiants en faisant la chasse au peer-to-peer. L'établissement indique pouvoir identifier les étudiants suspectés d'enfreindre le droit d'auteur.

Depuis plusieurs années, les ayants droit aux États-Unis font la chasse aux étudiants qui se servent des infrastructures des universités pour télécharger du contenu protégé par le droit d'auteur. La RIAA, une association en charge des intérêts de l'industrie du disque, s'est particulièrement illustrée dans ce domaine. On ne compte plus les litiges engagés contre des étudiants suspectés d'enfreindre la propriété intellectuelle.

Sous la pression des organismes chargés de protéger le droit d'auteur, les dirigeants de ces établissements essaient de contribuer à la lutte anti-piratage en durcissant les règles en vigueur sur les campus ou en bloquant certains protocoles ou certains clients peer-to-peer. Dans l'État américain de Géorgie, l'université de Valdosta a décidé de signaler les étudiants fautifs à la police.

"Une fois que les individus sont identifiés, l'université confie la suite à la police. Les utilisateurs peuvent faire face à des peines lourdes, incluant une éventuelle peine allant jusqu'à cinq d'emprisonnement et une amende de 250 000 dollars (environ 183 000 euros) par infraction" a rapporté le journal de l'établissement, cité par Torrentfreak. L'université de Valdosta assure qu'elle peut détecter et identifier les utilisateurs de logiciels P2P.

S'il s'agit ici des sanctions maximales, le directeur en charge de la technologie de l'information à l'université de Valdosta ne semble pas s'en offusquer. Pour lui, il s'agit d'une forme d'éducation destinée aux jeunes. "En tant qu'établissement d'enseignement supérieur, nous allons prendre une approche éducative à ce problème et utiliser des procédures approuvées pour atteindre des solutions appropriées".

La partie est pourtant loin d'être gagnée. D'une part, parce que la surveillance mise en place sur le réseau de l'université est imparfaite. Torrentfreak note que l'ancienne méthode de contrôle comportait des faiblesses qui étaient contournées par certains clients P2P. Il est vraisemblable que de nouvelles versions ou de nouveaux logiciels parviendront à louvoyer entre les mailles du filet.

Ensuite, la police ne pourra sans doute pas faire grand chose sans l'intervention d'un ayant droit au cours du processus d'identification d'un étudiant. Cela est d'autant plus vrai que la surveillance de l'université ne fait pas la distinction entre des contenus légaux ou libres de droit et des contenus protégés par le droit d'auteur. Sans la certitude sur la nature des fichiers envoyés, l'intervention des ayants droit pourrait être limitée.

Enfin, malgré la campagne anti-piratage de la RIAA ou le concours des universités américaines, la pratique des étudiants montre qu'ils ne sont pas fondamentalement effrayés malgré quelques cas emblématiques, comme Joel Tenenbaum. En 2006, un article du Wall Street Journal avait montré que même les services de musiques légaux et gratuits ne permettaient pas d'endiguer le phénomène.

Publié par Julien L., le 12 Novembre 2010 à 16h28
 
 
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Commentaires à propos de «Une université américaine veut éduquer ses étudiants en interdisant le P2P»
 

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En France aussi, c'est bloqué dans de nombreuses écoles et campus...
Quand comprendront-ils que le P2P n'est qu'un outil ?
C'est comme s'ils poursuivaient les coutelliers car on peux aller jusqu'à l'homicide avec ce genre d'outils ...

Ou pour pousser jusqu'à l'absurde, a quand la suppression du café dans les macdo ? paske un café très chaud lancé en pleine poire, ca peut faire des dégâts :lol:
"Les utilisateurs peuvent faire face à des peines lourdes, incluant une éventuelle peine allant jusqu'à cinq d'emprisonnement et une amende de 250 000 dollars (environ 183 000 euros) par infraction"...
Pour lui, il s'agit d'une forme d'éducation destinée aux jeunes."

Super !
Après quelques années en prison avant 20 ans et une dette de 200K$, il m'expliquera quelle est l'avenir de ces jeunes ?!
Quand comprendront-ils que le P2P n'est qu'un outil ?
C'est comme s'ils poursuivaient les coutelliers car on peux aller jusqu'à l'homicide avec ce genre d'outils

Ta réflexion deviendra sensée le jour où on trouvera sur le p2p davantage de contenu légal que de contenu illégal.

Mais pour l'instant (et je le déplore), on trouve sur le p2p davantage de contenu piraté que de contenu volontairement mis en ligne par les propriétaires légitimes.
"Les utilisateurs peuvent faire face à des peines lourdes, incluant une éventuelle peine allant jusqu'à cinq d'emprisonnement et une amende de 250 000 dollars (environ 183 000 euros) par infraction"...
Pour lui, il s'agit d'une forme d'éducation destinée aux jeunes."

Super !
Après quelques années en prison avant 20 ans et une dette de 200K$, il m'expliquera quelle est l'avenir de ces jeunes ?!

Ces peines là sont réservées à ceux qui téléchargent des ?uvres libres ou copyleft. Ils pardonnent pas les comportements anti-patriotique, communistes et la trahison.

En plus, c'est un acte de économico-terroriste que de tenter de faire perdre de l'argent à une grande entreprise états-uniènes.


Note: Ben quoi, c'est vendredi. :D
opposant, le 12/11/2010 - 17:06
Quand comprendront-ils que le P2P n'est qu'un outil ?
C'est comme s'ils poursuivaient les coutelliers car on peux aller jusqu'à l'homicide avec ce genre d'outils

Ta réflexion deviendra sensée le jour où on trouvera sur le p2p davantage de contenu légal que de contenu illégal.

Mais pour l'instant (et je le déplore), on trouve sur le p2p davantage de contenu piraté que de contenu volontairement mis en ligne par les propriétaires légitimes.

Bon, là je vais redevenir sérieux: Et alors? C'est l'utilisateur qui choisit quoi télécharger. Un téléchargement c'est pas une pochette surprise où t'as 9 chansons illégales et une légale.

J'utilise énormément le P2P pour mes téléchargement et partage de musiques et filmes libres. Sans compter que je partage toujours un ISO cd et DVD de Fedora, un ISO CD de CentOS et idem pour Debian. Tout ceci est légale.
donc les etudiants de cette université téléchargent en direct download ; non ?
opposant, le 12/11/2010 - 17:06
Quand comprendront-ils que le P2P n'est qu'un outil ?
C'est comme s'ils poursuivaient les coutelliers car on peux aller jusqu'à l'homicide avec ce genre d'outils

Ta réflexion deviendra sensée le jour où on trouvera sur le p2p davantage de contenu légal que de contenu illégal.

Mais pour l'instant (et je le déplore), on trouve sur le p2p davantage de contenu piraté que de contenu volontairement mis en ligne par les propriétaires légitimes.

Ah bon , tu les as compter ?
comment a tu pu savoir quel fichier detiennent TOUS les participant ?
non la , faut que tu depose ta methode . un moteur de recherche sur un reseau p2p , tu va devenir riche. t'est mignon ...
Vive le nouvel ordre mondial et les camps de rééducation !
"Ensuite, la police ne pourra sans doute pas faire grand chose sans l'intervention d'un ayant droit au cours du processus d'identification d'un étudiant. Cela est d'autant plus vrai que la surveillance de l'université ne fait pas la distinction entre des contenus légaux ou libres de droit et des contenus protégés par le droit d'auteur. Sans la certitude sur la nature des fichiers envoyés, l'intervention des ayants droit pourrait être limitée."

Ah ouais d'accord. En fait, le titre un peu racoleur nous annonce que le P2P est interdit, et quand on lit correctement on voit que des universités interdisent à leurs étudiants d'utiliser les ressources informatiques de l'université pour violer la loi.

Juste pour info, hein: l'amalgame "P2P = illégal" c'est les ennemis d'Internet qui le font. Faudrait que Numerama corrige vite le tir, parce que c'est un titre digne de TF1, là.
Affligeant de voir que les lieux où a été créé Internet se mettent à le brider...
Grand_grunt, le 12/11/2010 - 17:28
Ah ouais d'accord. En fait, le titre un peu racoleur nous annonce que le P2P est interdit, et quand on lit correctement on voit que des universités interdisent à leurs étudiants d'utiliser les ressources informatiques de l'université pour violer la loi.

Juste pour info, hein: l'amalgame "P2P = illégal" c'est les ennemis d'Internet qui le font. Faudrait que Numerama corrige vite le tir, parce que c'est un titre digne de TF1, là.

Non, pas vraiment non plus. À bien lire l'article, on comprend que l'Université interdit effectivement l'utilisation de P2P, et en commentaire : "Mais qu'est-ce que la police, alertée par l'Université, va faire, étant donné que l'Université peut à la rigueur constater l'utilisation du protocole P2P, mais pas ce qu'il transporte".
Ca ne vaudrait effectivement pas un article s'il s'agissait juste de dire "bon les gars, vous êtes gentils, mais svp, n'utilisez pas le réseau de l'université pour télécharger du contenu protégé, ça la fout mal." Ca serait bien normal, mais ce n'est pas le discours dans ce cas. Là, pour le coup, c'est toi qui prête l'amalgame à Numérama.
opposant, le 12/11/2010 - 17:06
Quand comprendront-ils que le P2P n'est qu'un outil ?
C'est comme s'ils poursuivaient les coutelliers car on peux aller jusqu'à l'homicide avec ce genre d'outils

Ta réflexion deviendra sensée le jour où on trouvera sur le p2p davantage de contenu légal que de contenu illégal.

Mais pour l'instant (et je le déplore), on trouve sur le p2p davantage de contenu piraté que de contenu volontairement mis en ligne par les propriétaires légitimes.

Jamais vu de contenu illégale sur le xbox live qui carbure a 80% au P2P, en faite, t'y connais quelque chose a l'internet ou alors tu ressorts juste les discoures d'un politicien véreux ?
opposant, le 12/11/2010 - 17:06
Ta réflexion deviendra sensée le jour où on trouvera sur le p2p davantage de contenu légal que de contenu illégal.

Mais pour l'instant (et je le déplore), on trouve sur le p2p davantage de contenu piraté que de contenu volontairement mis en ligne par les propriétaires légitimes.
C'est pour ça qu'il faut soutenir le peer-to-peer légal et pas se focaliser sur les quelques (très nombreuses) personnes qui l'utilisent illégalement.


Beaucoup d'universités filtrent les ports pour les wi-fi publics mais je n'ai pas l'impression que celles que je connait le font pour les ordis de l'établissement.
Lotharius, le 12/11/2010 - 17:41
Grand_grunt, le 12/11/2010 - 17:28
Ah ouais d'accord. En fait, le titre un peu racoleur nous annonce que le P2P est interdit, et quand on lit correctement on voit que des universités interdisent à leurs étudiants d'utiliser les ressources informatiques de l'université pour violer la loi.

Juste pour info, hein: l'amalgame "P2P = illégal" c'est les ennemis d'Internet qui le font. Faudrait que Numerama corrige vite le tir, parce que c'est un titre digne de TF1, là.

Non, pas vraiment non plus. bien lire l'article, on comprend que l'Université interdit effectivement l'utilisation de P2P, et en commentaire : "Mais qu'est-ce que la police, alertée par l'Université, va faire, étant donné que l'Université peut à la rigueur constater l'utilisation du protocole P2P, mais pas ce qu'il transporte".

Ben oui: que va faire la police? Rien. Alors, j'attends de voir un étudiant qui prendra de la prison ou une amende pour avoir fait du P2P légalement à l'université, mais je doute très très fortement que ça arrive.
Ils peuvent aussi établir un accès VPN avec leur maison ou un fournisseur de VPN.

...Ou télécharger en DDL derrière une connexion cryptée.
herbeapipe, le 12/11/2010 - 18:29
Ils peuvent aussi établir un accès VPN avec leur maison ou un fournisseur de VPN.

...Ou télécharger en DDL derrière une connexion cryptée.
Pourquoi tu voudrais absolument qu'ils se cachent, bon sang?
Grand_grunt, le 12/11/2010 - 18:39
herbeapipe, le 12/11/2010 - 18:29
Ils peuvent aussi établir un accès VPN avec leur maison ou un fournisseur de VPN.

...Ou télécharger en DDL derrière une connexion cryptée.
Pourquoi tu voudrais absolument qu'ils se cachent, bon sang?

Parce qu'aux States, ils sont très cons et qu'ils te pourrissent une vie pour 14 fichiers mp3.

Les lobbys ne peuvent pas être attaqués de front.

Donc coulons leurs rentrées d'argent et cassons leurs soutiens.
Ou alors il faut utiliser des logiciels fonctionnant suivant une architecture P2P mais être sur de ce qu'y s'y passe.

Ainsi, à force de se plaindre de ne pas pouvoir utiliser le réseau de l'univ pour des activités licites, ils débrideront peut-être le réseau.
CaptainKiller, le 12/11/2010 - 16:35
En France aussi, c'est bloqué dans de nombreuses écoles et campus...

Qu'ont le bloque parce que ça bouffe la BP c'est compréhensible non?
Si ça emmerde ceux qui bosse car ils ne peuvent pas utiliser l'outil convenablement, c'est normal je trouve.
Ne nous leurrons pas; si tu laisse le P2P y'en à quelques uns qui vont en profiter en downloadant/uploadant comme des porcs et personne ne pourra surfer correctement.
Moi je comprend parfaitement.

"La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres." disait mon prof de philo.

Par contre que les université US cèdent aux caprices de la RIAA n'est pas normal.

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