Les livres électroniques ont le vent en poupe aux États-Unis. À la fin de l'année, ce marché devrait atteindre les 966 millions de dollars outre-Atlantique. Trois ans plus tard, la barre des 3 milliards de dollars sera vraisemblablement franchie. La bascule entre l'édition traditionnelle et la numérisation des ouvrages devrait alors se produire.

Le marché du livre électronique est en plein essor, en tout cas si l’on s’intéresse à la situation nord-américaine. En effet, une étude publiée par Forrester et relayée par le blog °treintes digitales révèle un fort engouement pour le secteur de l’e-book. À en croire les projections du cabinet, les clients américains auront dépensé plus de 966 millions de dollars en livres électroniques pour l’année 2010.

« L’argument-massue est le suivant : 2010 va se terminer avec plus de 966 millions de dollars (environ 693 millions d’euros) de livres électroniques vendus aux consommateurs. En 2015, le secteur aura quasiment triplé pour atteindre trois milliards de dollars » a expliqué James McQuivey. « Un point à partir duquel l’industrie sera à jamais transformée » a-t-il estimé.

« À ce stade, non seulement les éditeurs doivent considérer le numérique sérieusement, mais en plus ils doivent en faire le nouveau mode de diffusion par défaut pour l’édition, afin de se préparer au jour où la publication de livres physiques sera une activité secondaire qui soutiendra l’économie de l’édition numérique. Et cet énorme retournement se produira plus rapidement dans l’édition que dans les autres secteurs de médias » a ajouté l’analyste.

Forrester note que les lecteurs équipés d’une liseuse de livres électroniques ne représentent aux États-Unis que 7 % de la totalité des lecteurs. Mais cette petite portion consomme beaucoup plus de contenus que les 93 % restants. D’ailleurs, 41 % de leur bibliothèque est composée de livres numériques. Pour des liseuses particulières, comme le Kindle d’Amazon, ce nombre monte à 66 %.

En France, le secteur commence à se mettre en ordre de bataille. En octobre dernier, la FNAC présentait sa première liseuse de livres électroniques : le Fnacbook. L’émergence du marché du livre électronique en France devra s’appuyer sur une compétitivité prix suffisamment conséquente pour inciter les lecteurs à basculer petit à petit vers ce nouveau mode de lecture.

Fin octobre, le Sénat adoptait en première lecture et à l’unanimité une proposition de loi visant à instaurer le prix unique pour les livres électroniques. Déposée par les sénateurs Jacques Legendre et Catherine Dumas, cette mesure vise à obliger les libraires à vendre les livres au prix fixé par l’éditeur. Une disposition difficilement transposable dans l’univers dématérialisé.

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