Une faille de sécurité sur le site officiel de Twitter, qui permet l'exécution de code javascript au survol de liens figurant dans les messages, a permis mardi en milieu de journée un déferlement de messages vérolés sur le service de micro-blogging.

La faille d’injection XSS a commencé à être exploitée à partir de la fin de matinée mardi, puis s’est rapidement propagée pour envahir tout Twitter à la mi-journée. Le site officiel du service de micro-blogging est victime d’une diffusion massive de messages incompréhensibles par le commun des mortels, du type : « tttp://a.no/@ »onmouseover= » ;$(‘textarea:first’).val(this.innerHTML) ;$(‘.status-update-form’).submit() » style= »color :#000;background :#000 ;/« .

Il s’agit en fait d’un bout de code javascript qui, profitant d’une faille sur le site web de Twitter, est interprété par le navigateur. Il se « retweet » alors automatiquement lors d’un simple survol du message par l’utilisateur. Diffusé sous plusieurs formes modifiées par des plaisantins plus ou moins intentionnés, il peut aussi ouvrir des pop-up ou des messages d’avertissement, avec des liens souvent masqués sous un bloc noir illisible.

Sarah Brown, la femme de l’ancien premier ministre britannique, a elle-même retweeté par inadvertance sur son compte l’un de ces messages, qui dirige son million de followers vers un site pornographique lorsqu’ils survolent le lien. Par nature, sa diffusion est virale et s’est extrêmement vite répandue en milieu de journée.

Le problème ne touche que l’application officielle de Tweeter, et pas les applications tiers comme TweetDeck, Seesmic ou Echofon.

Mise à jour : le problème a empiré vers 14H45 avec la diffusion d’une version qui « retweet » le code malicieux sans même avoir survolé le lien. Il suffit qu’il soit présent dans la « timeline » en étant diffusé par l’un de ses contacts.

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