Alors que Sony met la pression sur les revendeurs officiels désignés par les auteurs du PS Jailbreak, la version open-source de l'utilitaire apparue le 1er septembre dernier poursuit son évolution. Deux déclinaisons pour téléphones mobiles sont d'ailleurs apparues ces derniers jours. Elles permettent de hacker une PS3 avec un Palm Pre ou un Nokia N900.

Mise à jour – En début de semaine, Sony a déployé un patch mineur pour la PlayStation 3. Estampillé 3.42, ce correctif intègre des « fonctionnalités de sécurité additionnels« .

Si officiellement, l’entreprise n’a pas fait le rapprochement entre ce patch et le jailbreak de la PS3, il semble évident que ce correctif vise à combler la faille exploitée par le PS Jailbreak et ses dérivés open-source.

Pour accéder au PlayStation Network, le patch est obligatoire.

Sujet du 7 septembre – Sony vient peut-être de perdre une bataille décisive contre le piratage de sa PlayStation. Depuis l’apparition du PS Jailbreak le 19 août dernier, l’entreprise japonaise a commencé à organiser sa riposte à l’échelle internationale, en poursuivant les revendeurs américains et australiens du hack de la PS3. Et l’activisme judiciaire de la firme a commencé à porter ses fruits.

Cependant, si Sony parviendra certainement sans grandes difficultés à suspendre légalement dans plusieurs pays du monde la commercialisation de la clé USB à l’origine du jailbreak de sa console de salon, la firme aura beaucoup plus de mal à mettre un terme à la diffusion de la version open-source de l’utilitaire. Et à ses nombreux dérivés.

Preuve en est, des versions mobiles de l’utilitaire sont apparues sur les forums de PSX-Scene. Selon Engadget, un hacker a adapté la première version open-source du PS Jailbreak, PS Groove, pour l’adapter aux smartphones de la série Nokia N900. Une déclinaison qui a elle-même engendré une application dédiée aux mobiles Palm Pre.

L’apparition de ces versions mobiles était sans doute inévitable. Comme nous l’avions expliqué il y a quelques jours, les alternatives open-source de l’utilitaire risquent de se multiplier dans les jours et les semaines à venir, s’adaptant au fil des contre-mesures déployées par Sony et pour contourner les décisions judiciaires rendues dans certains pays. Ou tout simplement pour faire valoir son droit à l’interopérabilité grâce à l’exception introduite dans le DMCA.

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