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Google peut-il garder ses algorithmes secrets et rester neutre ?

Guillaume Champeau - publié le Lundi 06 Septembre 2010 à 13h38 - posté dans High-Tech

Comme l'Union Européenne en début d'année, le parquet du Texas a ouvert une enquête contre Google pour tenter de savoir si le moteur de recherche favorise certains sites plutôt que d'autres, sur des critères qui violeraient la libre concurrence. Une question qui dépasse le commerce, et pose plus globalement la question de la neutralité des moteurs de recherche.

Le moteur de recherche Google a confirmé sur son blog dédié aux affaires institutionnelles qu'il faisait l'objet d'une enquête ouverte par le parquet du Texas, qui s'intéresse aux pratiques de classement des résultats dans les pages proposées aux utilisateurs. Ce qui soulèvera, si l'enquête se poursuit, la question croissante de la neutralité des moteurs de recherche. Un enjeu considérable tant nombre d'entreprises dépendent énormément de leur classement sur Google et consorts pour réaliser leur chiffre d'affaires.

L'enquête a été ouverte après que le procureur du Texas Greg Abott a reçu des plaintes de trois entreprises, dont Google rappelle qu'elles sont toutes indirectement liées à Microsoft, soit par leur financement, soit parce qu'elle partage le même avocat spécialisé dans les actions antitrust. Il s'agit de Foundem (un comparateur de prix britannique), SourceTool (un annuaire d'entreprises), et MyTriggers (un autre comparateur de prix), qui se plaignent d'avoir été injustement déclassées dans les résultats du moteur de recherche.

Bien sûr, Google prend les plaintes de haut, en pointant vers des sources externes qui tendent à montrer que les uns sont nuls dans leur optimisation de référencement, que les autres ont un contenu sans intérêt, ou que les derniers n'ont perdu du trafic que parce que leurs serveurs sont tombés.

"Nous portons notre attention sur les utilisateurs, pas sur les sites web. Etant donné que tous les sites ne peuvent pas être en tête des résultats, ou même apparaître sur la première page de nos résultats, il n'est pas surprenant que certains sites moins pertinents, de moins bonne qualité, soient mécontents de leur classement", raille Google.

L'enquête texanne intervient cependant alors qu'en début d'année la Commission Européenne a elle-même ouvert une enquête préliminaire contre Google, suspecté de pratiques anticoncurrentielles.

La question n'est pas savoir s'il est normal qu'un site apparaisse plus bas qu'un autre dans les résultats de recherche, ce qui est par définition inévitable. Mais plutôt de savoir si ce classement est opéré selon des critères qui ne prennent pas en compte les intérêts commerciaux de Google pour favoriser ses propres sites, ou ceux de ses partenaires. Or il est très difficile voire impossible de répondre à la question, puisque l'algorithme de classement est aussi secret que la formule du Coca-Cola.

Pour se défendre, Google essaye vigoureusement de prétendre qu'il est transparent, en communiquant de plus en plus sur ses conseils adressés aux webmasters et référenceurs, ou en donnant même des indications précises sur certains éléments algorithmiques (par exemple le fait qu'il ignorait les balises de mots clés des metatags). Mais tout ne repose que sur la confiance accordée à la firme, et l'information reste très incomplète. L'optimisation du référencement (SEO) est aujourd'hui un art plus qu'une science, qui repose sur l'expérience acquise par chaque professionnel, qui apprend à tâtons les modifications qui ont un effet positif, et celles qui ont un effet négatif. Sans jamais avoir la moindre certitude, ni d'agir sur les bonnes clés, ni que les solutions employées soient pérennes.

La seule solution pour répondre aux préoccupations serait que Google livre véritablement son secret, ce qui est hautement improbable tant il s'agit pour lui d'un avantage concurrentiel énorme. Toutefois si Google souhaite garder son algorithme secret, le mieux est alors d'éviter le conflit d'intérêts qui favorise les soupçons.

Lorsque Google n'était qu'un moteur de recherche, dont la fonction était uniquement de classer toute l'information et de la rendre accessible au monde entier, le problème de sa neutralité ne se posait guère. Mais la firme de Mountain View a évolué et se fait de plus en plus éditeur de services en ligne, concurrents de ceux qu'il indexe dans son moteur de recherche.

Nous avions noté cette tendance début 2008 avec Google Movies, qui concurrence Allociné en recueillant les critiques de films et en proposant les horaires de cinéma. Le problème est devenu depuis très fréquent, avec YouTube mis en avant dans les résultats unifiés de Google, les dépêches AFP hébergées sur les pages de Google News, les cartes Google Maps mises en avant lorsque l'on recherche des villes, les livres avec Google Books, etc., etc.

Il n'est pas certain cependant que même la dislocation du moteur de recherche et des services de contenus de Google, comme l'on a voulu hier séparer Internet Explorer de Windows, soit suffisante et pleinement satisfaisante.

En effet, comme la neutralité du net qui conditionne l'effectivité de la liberté d'expression, la neutralité du moteur de recherche devient aussi une question d'ordre politique majeure.

Dans son ouvrage Egocratie versus Démocratie (éditions Fyp, parution le 4 octobre), dont nous avons pu lire une épreuve, Alban Martin explique comment les moteurs de recherche tiennent aussi une place croissante dans le fonctionnement démocratique. On le voit bien en Chine, où les autorités souhaitent leur propre moteur de recherche. Sur Internet, les opinions marginales qui n'auraient pas passer le filtre de la presse traditionnelle peuvent en effet gagner une exposition médiatique et donc de l'influence si elles sont bien référencées. Or s'il favorise par exemple les sites gouvernementaux parce qu'ils les juge plus crédibles, et les place en haut des pages de classement, Google joue un rôle politique essentiel, en confortant de fait la communication officielle par rapport aux opinions divergentes.

Le problème est d'autant plus important en France, où Google représente environ 90 % de parts de marché sur les moteurs de recherche.

Publié par Guillaume Champeau, le 6 Septembre 2010 à 13h38
 
 
36
Commentaires à propos de «Google peut-il garder ses algorithmes secrets et rester neutre ?»
 

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2
Un moteur de recherche dont l'algorithme n'est pas open-source ne peut pas être neutre. Point.

Débat terminé.
Goldoark, le 06/09/2010 - 13:50
Un moteur de recherche dont l'algorithme n'est pas open-source ne peut pas être neutre. Point.

Débat terminé.

+1

Et pour sortir de l'hégémonie Googelesque, n'hésitez pas à utiliser d'autres moteurs - u meta-moteurs :
Ecosia pour adhérer à une certaine écologie
http://ecosia.org/
Ixquick qui ne relève pas votre adresse IP
https://ixquick.com/
Yacy, moteur "distribué"
http://www.yacy.net/

etc etc...
En parlant de Google ... google bombing today !
La page Facebook de Sarkozy victime d'un "google bombing"
http://tempsreel.nou...le-bombing.html

** Trou du cul, je te vois ! **
Je ne comprends pas bien le problème: Google est une entreprise privée qui offre un service précis.
Je ne crois pas que dans les conditions d'utilisation du moteur de recherche, il y ait la garantie d'un résultat "neutre" (sachant que je ne sais pas trop comment déterminer la neutralité d'un résultat de recherche).

Si le moteur de Google a remplacé les anciens altavista, metacrawler, voila, etc... c'est en partie grace à la qualité des résultats. Si cette qualité devait chuter suite à une trop grande partialité, la fréquentation s'écroulerait bien vite.
Je ne vois pas de raison d'empêcher Google de sortir les résultats qui lui chante... ce n'est pas une oeuvre de bien-faisance, ni un service public. C'est juste une compagnie commerciale.

A nous, utilisateurs et clients, de leur mettre la pression pour qu'ils ne perdent pas la qualité de recherche à laquelle ils nous ont habitué !
Goldoark, le 06/09/2010 - 13:50
Un moteur de recherche dont l'algorithme n'est pas open-source ne peut pas être neutre. Point.

Débat terminé.

Tout à fait d'accord. Je rajouterais que personne n'oblige à utiliser google comme moteur de recherche. Si certains ne sont pas satisfait, et bien libre à eux d'utiliser autre chose.

La question est pas tant de savoir si google est neutre, mais plutôt de savoir s'il abuse ou non de sa position dominante. Rien à voir donc avec ce sujet que le gouv essaye de nous servir depuis le rapport gouvernemental sur la neutralité du net (écrit par les lobbies, pour les lobbies).
WickedFaith > c'est un problème d'abus de position dominante.
C'est vrai que la recherche sur Internet devient d'une importance politique. C'est très triste que nos politicards s'intéressent à ce sujet en cette période où la majorité d'entre eux sont corrompus et meurent d'envie de rayer les droits de l'Homme de la Constitution.

Cela dit, ce problème doit être fêté plutôt que de se plaindre. Si la recherche prends de l'importance alors on peut espérer un jour obtenir un moteur de recherche open-source et en P2P tant qu'à faire XD
Rigolez pas, je crois que sa existe déjà : http://www.berrebi.o...contrer-google/
Je crois qu'il y a un problême sur le premier lien qui devrait pointé (si j'en crois le contexte) sur cette URL : http://googlepublicp...e+International , au lieu de pointer sur un article de mediapart.
Kad, le 06/09/2010 - 14:34
WickedFaith > c'est un problème d'abus de position dominante.
Oui, mais du coup, comment le moteur de Google pourrait-il encore évoluer ?
Prenons un exemple: Prix du Net a été déréférencé (suite à une évolution du moteur, il me semble)
Les résultats "avant" étaient-ils "plus neutres" que ceux "après" évolution ?
Je ne pense pas. Mais ça a dû favoriser d'autres entreprises.

A partir de ce moment, Google doit-il laisser son moteur sans évolutions, pour ne pas faire varier l'ordre des résultats ? Non, bien sur ! Mais alors, comment juge-t-on qu'un résultat est "plus neutre" ou "moins neutre" ?
WickedFaith > C'est pour ça que dans l'article je dis la chose suivante : "La question n'est pas savoir s'il est normal qu'un site apparaisse plus bas qu'un autre dans les résultats de recherche, ce qui est par définition inévitable. Mais plutôt de savoir si ce classement est opéré selon des critères qui ne prennent pas en compte les intérêts commerciaux de Google pour favoriser ses propres sites, ou ceux de ses partenaires. Or il est très difficile voire impossible de répondre à la question, puisque l'algorithme de classement est aussi secret que la formule du Coca-Cola."
Un moteur de recherche dont l'algorithme n'est pas open-source ne peut pas être neutre. Point.

Débat terminé.

Nan, débat entièrement ouvert :)

Le fait qu'un logiciel soit opensource ne garantit pas une utilisation honnête.

Un logiciel de vote électronique open source par exemple, ne sera pas plus sûr pour les citoyens que logiciel proprio. Le binaire compilé peut très bien avoir une ligne de code supplémentaire qui compte +2 au lieu de +1 si c'est tel candidat.

On pourrait donc dire qu'il faut ajouter à ça des contrôles réguliers et inopinés directement sur les machines gérant l'algorithme seulement là aussi c'est très compliqué. Vous voyez les gens responsables de l'élection dans chaque bureau de vote relire l'ensemble du code de l'appli et recompiler pour chaque machine le source vérifié ?

Lors de l'affaire Clearstream (la vraie, pas celle avec Villepin), il y a eu un informaticien qui a servi de source à Denis Robert qui expliquait comment ils faisaient du blanchiment d'argent. Ils prenaient les sources du logiciel servant à gérer les transferts et ils commentaient la ligne de code exécutant la procédure d'historique. Compilation et hop on joue le transfert puis hop on pète cette version du source et on remet l'ancien binaire. Ca prend quelques minutes et l'argent a bougé sans la moindre trace.

Comment tu veux contrôler un truc pareil ?

Donc voilà quoi ... S'assurer de la neutralité de l'algo de Google me semble peine perdue, à moins d'autoriser un niveau d'intrusion dans cette entreprise par les états pour un contrôle que l'on refuse pour nos propres postes personnels.

La véritable solution serait d'avoir un large choix de moteurs de recherche pertinents. C'est à dire une concurrence saine.
WickedFaith, le 06/09/2010 - 14:22
Je ne comprends pas bien le problème: Google est une entreprise privée qui offre un service précis.
Je ne crois pas que dans les conditions d'utilisation du moteur de recherche, il y ait la garantie d'un résultat "neutre" (sachant que je ne sais pas trop comment déterminer la neutralité d'un résultat de recherche).

Si le moteur de Google a remplacé les anciens altavista, metacrawler, voila, etc... c'est en partie grace à la qualité des résultats. Si cette qualité devait chuter suite à une trop grande partialité, la fréquentation s'écroulerait bien vite.
Je ne vois pas de raison d'empêcher Google de sortir les résultats qui lui chante... ce n'est pas une oeuvre de bien-faisance, ni un service public. C'est juste une compagnie commerciale.

A nous, utilisateurs et clients, de leur mettre la pression pour qu'ils ne perdent pas la qualité de recherche à laquelle ils nous ont habitué !

+1
Yne société commerciale n'est jamais neutre.
le problème est : quel business-model pour une société de moteur de recherche. Elle ne peut pas vivre uniquement d'eau fraîche, donc elle ne peut pas être neutre.
Marco46 +1

je suis tout d'accord avec toi. Mais je pense qu'il y a un grand choix de moteur de recherche mais qui va se farcir 4 moteurs de cherche différents ? Pour moi google est pas plus mauvais que les autres. Après un certaine éducation de personne serait la bienvenue pour leur faire comprendre qu'il existe d'autre moteur que google. Après il y a aussi de "la vente lier" lorsque tu installe Firefox le moteur de chercher par défaut et Google, il faudrait laisser le choix au utilisateur
Tout à fait d'accord. Je rajouterais que personne n'oblige à utiliser google comme moteur de recherche. Si certains ne sont pas satisfait, et bien libre à eux d'utiliser autre chose.
Ce qui ne change rien à la neutralité (ou non) des autres moteurs de recherche. Du moment où la société a la possibilité de privilégier certains sites et pas d'autres, c'est gênant.

Alors quand en plus, Google impose par contrat à certains sites (ex : bibliothèque de Lyon) d'interdire leurs données dans les moteurs de recherche concurrents, ça craint vraiment.

Quand à gueuler contre la position dominante de Google, cela ne sert à rien : c'est ce qu'utilisent la majorité des internautes occidentaux. Et s'ils utilisent Google, il faut respecter leur choix.
Kad, le 06/09/2010 - 15:03
Or il est très difficile voire impossible de répondre à la question, puisque l'algorithme de classement est aussi secret que la formule du Coca-Cola."
OK.

Dans cette situation, je considère que la présomption d'innocence doit être respectée. Si des arguments solides permettent de penser que Google favorise artificiellement le référencement de ses sites, alors effectivement une enquête devrait être menée. (sans oublier qu'il est normal que ces sites aient optimisé leur référencement Google...)
On ne peut pas exiger de Google de révéler son algo à la justice (avec l'énorme probabilité de fuite que ça suppose) sans avoir de présomptions fortes.

Question annexe: si Google affichait clairement une note "Attention, certains sites partenaires ont leur référencement artificiellement amélioré" au début de chaque requête, y aurait-il encore sujet à abus de position dominante puisque le consommateur est clairement mis au courant du fait que ses recherches n'ont pas pour but d'être neutre ?
Hé bien oui il y a un soucis.
Si vous êtes, imaginons, un éditeur de dvd ou de livre et que vous distribuez vos produits par disons la Fnac2 (une entreprise futuriste qui n'emploie plus personne, et avec un placement de produit en rayon réalisé par machine qui classe selon un algorithme complexe et secret.).

Si demain la Fnac2 favorise un autre éditeur (voir à leurs propres produits), à vos dépends. Et cela sans donner la moindre explication et en gardant ''secret'' tout cela. Tout en prônant, visiblement de manière falacieuse, que les résultats ne se font qu'au nombre d'acheteur (par exemple).

Oui, vous êtes en droit de demander au tribunal d'éclaircir la chose. Et il est logique de donner un coup de pied dans la fourmillière.

Ce n'est pas tant que telle entreprise paie quelque chose pour être plus haut dans la liste qui dérange (dans le jugement là), mais le fait que ce soit secret et que votre entreprise ne puisse pas le faire elle-même. Et que surtout cela soit fait dans votre dos.

Plus largement, oui, le principe de neutralité entre en jeu, de manière plus large. Mais comme dit plus haut, si on veut de la neutralité, il faudra de plus en plus s'éloigner du gros google gluant et tentaculaire.
WickedFaith, le 06/09/2010 - 14:22
A nous, utilisateurs et clients, de leur mettre la pression pour qu'ils ne perdent pas la qualité de recherche à laquelle ils nous ont habitué !
Sauf que tous les utilisateurs de google ne sont et ne seront jamais informés du niveau de partialité des résultats qui s'affichent dans les pages google.
Tout le monde utilise google, pas seulement les geeks et dans le grand public, quels sont ceux qui, pour ne citer qu'un exemple, savent que youtube appartient à google ?
Le pourcentage doit être extrêmement faible.
Marco46, le 06/09/2010 - 15:11
Un moteur de recherche dont l'algorithme n'est pas open-source ne peut pas être neutre. Point.

Débat terminé.

Nan, débat entièrement ouvert :)

Le fait qu'un logiciel soit opensource ne garantit pas une utilisation honnête.

Un logiciel de vote électronique open source par exemple, ne sera pas plus sûr pour les citoyens que logiciel proprio. Le binaire compilé peut très bien avoir une ligne de code supplémentaire qui compte +2 au lieu de +1 si c'est tel candidat.

On pourrait donc dire qu'il faut ajouter à ça des contrôles réguliers et inopinés directement sur les machines gérant l'algorithme seulement là aussi c'est très compliqué. Vous voyez les gens responsables de l'élection dans chaque bureau de vote relire l'ensemble du code de l'appli et recompiler pour chaque machine le source vérifié ?

Lors de l'affaire Clearstream (la vraie, pas celle avec Villepin), il y a eu un informaticien qui a servi de source à Denis Robert qui expliquait comment ils faisaient du blanchiment d'argent. Ils prenaient les sources du logiciel servant à gérer les transferts et ils commentaient la ligne de code exécutant la procédure d'historique. Compilation et hop on joue le transfert puis hop on pète cette version du source et on remet l'ancien binaire. Ca prend quelques minutes et l'argent a bougé sans la moindre trace.

Comment tu veux contrôler un truc pareil ?

Donc voilà quoi ... S'assurer de la neutralité de l'algo de Google me semble peine perdue, à moins d'autoriser un niveau d'intrusion dans cette entreprise par les états pour un contrôle que l'on refuse pour nos propres postes personnels.

La véritable solution serait d'avoir un large choix de moteurs de recherche pertinents. C'est à dire une concurrence saine.

Techniquement, tu as raison. Le meilleur serait d'avoir un moteur distribué : chaque serveur met un bout du moteur sur son OS, et les requêtes de recherche sont envoyées directement.

Il faudrait un truc décentralisé et open-source.

En pratique, c'est aujourd'hui impossible à mettre en place, il aurait fallu penser ça dès le début du web.

Dans cette situation, je considère que la présomption d'innocence doit être respectée. Si des arguments solides permettent de penser que Google favorise artificiellement le référencement de ses sites, alors effectivement une enquête devrait être menée.

Exemple : il y a quelques années, Google a eu un différend avec quelques journaux belges quant à l'utilisation de leurs articles dans Google News. La justice belge a même donné raison aux journaux contre Google.
Dès le lendemain du jugement, les journaux étaient déférencés non seulement dans Google News, mais également dans "Google Web". C'est-à-dire qu'ils sont devenus "inexistants" sur le Web avec une perte massive de visiteurs, donc de publicité.
Et ils ont donc été obligés de transiger pour Google News afin d'être à nouveau référencés dans "Google Web".

Voila donc pour la présomption d'innocence de Google qui a utilisé un moyen de pression pour modifier l'attitude de sites Web légalement jugée et surtout, sans aucun rapport avec l'objet du litige.

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