À la suite d'une plainte déposée par trois sociétés concurrentes de Google, la Commission européenne pourrait ouvrir une enquête visant à connaitre le fonctionnement de son moteur de recherche et de sa régie publicitaire. Deux de ces entreprises suspectent même la firme de Mountain View de les pénaliser volontairement.

Les résultats fournis par Google sont-ils vraiment proposés sur la base d’un algorithme de recherche ? C’est la question qu’on peut se poser suite à la plainte de trois concurrents de la firme américaine. En effet, les comparateurs de prix Ciao et Foundem, ainsi que le moteur de recherche spécialisé eJustice.fr ont alerté la Commission européenne pour concurrence déloyale.

Dans un communiqué, la Commission indique qu’elle a bien reçu les trois plaintes, mais qu’elle n’a pas encore ouvert d’enquête. Elle a demandé à Google de commenter les accusations dont la firme fait l’objet, et réserve les suites à donner pour plus tard.

Si Ciao concentre sa plainte sur les termes et les conditions d’AdSense, la régie publicitaire de Google, Foundem et eJustice.fr portent leurs accusations sur les résultats du moteur de recherche. Selon eux, le géant américaine n’hésiterait pas à mettre les mains dans le cambouis pour pénaliser manuellement la concurrence. Google, qui confirme avoir été notifié par la Commission européenne, n’a pas attendu pour contre-attaquer.

Concernant Foundem, la firme de Moutain View souligne qu’il est membre de l’Initiative for a Competitive Online Marketplace (I-COMP), une organisation qui est financée en partie par Microsoft. En ce qui concerne Ciao, la société a été rachetée par le géant des logiciels en 2008 pour 486 millions de dollars. Avant cette acquisition, Google a affirmé n’avoir jamais eu aucun problème avec Ciao.

Par ailleurs, Google a souhaité rappeler la complexité de son travail. Classer les sites de recherche verticaux est une tache assez délicate, même pour une entreprise comme Google. « Nos algorithmes ont pour mission de proposer dans les premiers résultats les sites que les internautes vont trouver utile » a expliqué la firme américaine. « Nous navons rien de spécial contre les moteurs de recherche verticaux » plaide Google, en prenant pour exemple d’autres moteurs du même acabit et bien classés par Google, comme Moneysupermarket, Opodo et Expedia.

À propos de la publicité en ligne, rappelons que le président de la République soutient l’idée de taxer les revenus publicitaires des éditeurs de services en ligne, afin de financer l’industrie culturelle. L’Autorité de la concurrence a d’ailleurs été saisie « sur l’éventuel abus de position dominante acquise par Google sur le marché de la publicité en ligne« . Une idée qui a été largement développée dans le rapport Zelnik.

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